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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #situation des filles

Gambie : le pays interdit l’excision des fillettes

La Gambie vient d’interdire les mutilations sexuelles. L’annonce qui a été faite fin novembre a pris aussitôt effet. Ce petit Etat anglophone enclavé en partie dans le territoire du Sénégal devient ainsi le 21ème pays du continent africain à mettre au ban cette pratique rituelle.

L’UNICEF classait jusqu'alors la Gambie parmi les dix pays du monde, tous africains, où les mutilations génitales féminines (FGM) sont le plus pratiquées. Dans ce petit pays où les exécutions capitales sont légions, où les opposants sont systématiquement emprisonnés, où les journalistes disparaissent mystérieusement, l’UNICEF estime que les trois quarts des femmes ont subi une excision.

L’excision est désormais hors la loi. Celui que ses voisins sénégalais appellent « le fou de Kanilai » s’est donc subitement transformé en « protecteur des fillettes », lui qui souhaite entre-autre la mort des homosexuels.

Il n’empêche, il s’agit d’une avancée importante pour les droits des enfants. Mais si les législations évoluent, les coutumes, elles, restent plus difficiles et bien plus longues à faire évoluer.

Mais, toujours selon l’UNICEF, dans plus de la moitié des 29 pays où les mutilations génitales et l'excision sont concentrées, les filles d'aujourd'hui risquent moins d'être excisées que l’était leur mère.

Pourtant certains pays refusent de légiférer sur ces horribles pratiques : en Somalie, en Guinée, à Djibouti et en Égypte, les mutilations génitales et l'excision sont quasiment universelles. Dans ces pays, près de neuf femmes et filles sur dix ont ainsi été excisées dans le groupe des 15 à 49 ans.

Les données publiées par l’UNICEF montrent que malgré un recul des excisions en Afrique plus de 3 millions de filles sont toujours exposées au risque parfois mortel de subir une telle violence. Sans compter les 125 millions de femmes et de filles qui sont aujourd’hui condamnées à vivre avec cette mutilation.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir la page consacrée à ce sujet sur http://www.droitsenfant.fr/excision.htm

Monde : 50% des agressions sexuelles concernent des filles de moins de 15 ans

Le chiffre est effrayant, c’est pourquoi, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes qui se déroule aujourd’hui à travers le monde, un appel a été lancé pour l’ONU, à destination des parlements de tous les pays pour qu'ils légifèrent afin de mettre fin aux violences faites aux filles.

En effet, un tiers des filles âgées de 15 à 19 ans ont été victimes de violences infligées par des proches. A l'échelle mondiale, près de 50% des agressions sexuelles concernent des filles de moins de 15 ans, selon l'ONU.

Même si l'on observe une progression lente mais sensible de la lutte contre la violence faite aux femmes, il y a peu de textes législatifs portant spécifiquement sur la violence faite aux filles.

Cette année, l'enlèvement de plusieurs centaines d'écolières au Nigeria ainsi que le viol, le mariage forcé et l'esclavage sexuel imposés à des filles en Irak et en Syrie par l'Etat islamique ont mis en lumière les violences exercées contre les filles.

En plus des abus sexuels, physiques ou psychologiques auxquels les femmes sont aussi exposées, les petites filles sont par millions menacées d'être mariées précocement, excisées ou soumises à d’autres pratiques préjudiciables pour leur vie.

Le mariage des enfants reste en effet une pratique répandue. Dans la majeure partie des pays en développement, une fille sur trois est mariée avant l'âge de 18 ans, une sur sept avant l'âge de 15 ans, selon les chiffres du Fonds mondial pour la population (FNUAP). Près de 3,3 millions de filles courent encore chaque année le risque d’être excisées.

Les conséquences sur la santé des victimes sont dévastatrices. Le taux de mortalité lié à la grossesse est deux fois plus élevé chez les filles mariées à un jeune âge que chez les femmes entre 20 et 30 ans.

Aujourd’hui, « l’ONU Femmes » et le « World Future Council », organisent une manifestation qui vise à cartographier les lacunes législatives en matière de violence sexiste et à mettre en valeur les politiques qui ont prouvé leur efficacité.

JCC

(Source : ONU et FNUAP)

Monde : aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la fille

Au lendemain de l’attribution du prix Nobel de la Paix à Malala, qui récompense ses actions en faveur de la scolarisation des filles, le monde se penche aujourd’hui sur la situation des filles dans le monde.

Si les thématiques se ressemblent avec la Journée de la femme, célébrée le 8 mars, et la Journée de la fille, elle est beaucoup moins médiatisée que la première.

Pourtant c’est le 19 décembre 2011, que l'Assemblée des Nations Unies a décrété qu'il fallait réserver une journée consacrée aux filles. Car les discriminations à l'égard des femmes avaient des conséquences désastreuses pour les jeunes filles, pour les enfants. Car les filles devraient pouvoir participer « aux décisions qui les touchent ». L’ONU souhaitait ainsi « briser l'engrenage de la discrimination et de la violence et promouvoir et protéger l'exercice plein et effectif de leurs droits fondamentaux ».

Et c’est en 2012, le 11 octobre, que la première Journée internationale de la fille a été célébrée. L'accent avait été mis sur les mariages forcés des jeunes filles qui voient leur vie complètement anéantie par une union imposée. Il fallait donc lever le voile sur les pressions, les violences, les viols, les maternités précoces, les effondrements psychologiques que des filles, des enfants, subissent au quotidien.

Depuis 2012, directement ou indirectement, le principal cheval de bataille de cette Journée internationale de la fille est axé sur l'éducation. Car, telle est bien la situation des jeunes filles dans certaines régions du monde : les enfermer volontairement, consciencieusement, dans l'ignorance et ce, afin de mieux les soumettre.

À l'occasion de cette Journée, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a publié hier un rapport qui révèle l'ampleur de la violence envers les adolescentes ainsi que l'existence alarmante de mentalités perpétuant une telle violence.

Le rapport souligne notamment que près d'un quart des filles du monde entier âgées de 15 à 19 ans, soit près de 70 millions, sont victimes d'une forme ou une autre de violence physique depuis l'âge de 15 ans.

Environ 120 millions de filles de moins de 20 ans, environ une sur 10, ont subi des rapports sexuels forcés ou d'autres actes sexuels forcés dans le monde et une adolescente sur trois âgée de 15 à 19 ans qui a été mariée, soit 84 millions, a été victime de violence émotionnelle, physique ou sexuelle commise par son mari ou son partenaire.

Le rapport indique en outre que dans certains pays, jusqu'à 7 filles sur 10 âgées de 15 à 19 ans qui ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle n'ont jamais requis d'aide : beaucoup affirment qu'elles ne pensaient pas qu'il s'agissait de violence et ne considéraient pas cela comme un problème.

Par ailleurs, plus de 700 millions de femmes actuellement en vie dans le monde ont été mariées avant leur dix-huitième anniversaire. Plus d'une sur trois (environ 250 millions) se sont mariées avant l'âge de 15 ans.

Enfin, le rapport souligne que près de la moitié des filles âgées de 15 à 19 ans (44 %) dans le monde pensent qu'un homme est en droit de frapper ou battre sa femme ou sa partenaire, cela dans certains cas : si elle se dispute avec son mari, si elle sort sans le lui dire, si elle néglige les enfants, si elle refuse d'avoir des rapports sexuels avec lui ou si elle fait brûler le repas.

L'UNICEF demande que des mesures spécifiques soient mise en œuvre permettant de prévenir les actes de violence contre les filles. Parmi celles-ci, le maintien des filles à l'école, l'enseignement des compétences nécessaires à la vie quotidienne, le soutien aux parents, notamment avec des allocations en espèces afin de diminuer les risques pour les filles ; le changement des mentalités et des normes grâce à un dialogue mené au niveau des communautés ; et le renforcement des systèmes et services judiciaires, pénaux et sociaux.

Ces chiffres effarants montrent que pour protéger les filles, la Journée internationale est indispensable pour sensibiliser les opinions publiques et faire avancer les mentalités.

JCC

(Source : UNICEF)

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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