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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #sante

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de défense et de promotion des droits de l’enfant . dans le même temps nous  fêtons le 28ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Elle a été adoptée à l’unanimité par l’Organisation des nations unies (ONU) le 20 novembre 1989. Elle garantit aux enfants du monde entier des droits. Mais, si ce texte est le traité ratifié par le plus grand nombre de pays (seuls les États-Unis manquent à l’appel), son application laisse encore à désirer en France et dans de nombreuses régions du monde.
Vingt-huit ans après, où en est-on ?
 
Santé, des progrès mais peut mieux faire
Les progrès les plus significatifs depuis 1989 ont été réalisés dans le domaine de la santé. Pour autant, ils restent relatifs : en 2015, 8,9 millions enfants (au lieu de 14 millions en 1989) mouraient encore avant leurs 15 ans. Si nombre de maladies virales comme la rougeole, le tétanos ou bien encore la polio ont pratiquement été éradiquées, puisque le taux de mortalité des enfants pour ces épidémies a baissé de presque 90 % en vingt-cinq ans, il n’en est pas de même pour le SIDA. 2 millions d’enfants de par le monde l’on contracté et 35 % d’entre eux en meurent avant leurs 10 ans. Près de 90% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne où les médicaments, pourtant de plus en plus efficaces, tardent à arriver.

Malnutrition et accès à l’eau potable : une situation dramatique
Le bilan, quoique meilleur qu’il y a vingt-huit ans, reste dramatique : 2,9 millions d’enfants meurent avant 5 ans parce qu’ils sont mal nourris. Dans les pays en voie de développement, plus d'un milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau salubre et près de 3 milliards de personnes (plus de la moitié de l'humanité) ne sont pas équipées de systèmes d'assainissement. Près de 3 millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues au manque d'hygiène et douze millions d’entre eux meurent victimes de pneumonie, de diarrhée et autres maladies évitables. Pourtant de simples mesures d'hygiène, d’accès à l’eau potable, aux médicaments, d’alimentation suffisante ou d’allaitement maternel pourraient sauver de nombreuses vies.
 
Les enfants au travail
Un rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) montre que la lutte contre le travail des enfants est en bonne voie, même si l’objectif d’en éliminer les pires formes cette année ne sera pas atteint. Les dernières estimations, publiées en 2015, montrent que l’essentiel des progrès a été accompli entre 2008 et 2014, quand le chiffre mondial a reculé de 215 à 168 millions. Cela reste un chiffre énorme. Plus de la moitié de ces 168 millions d’enfants qui travaillent dans le monde sont engagés dans des activités dangereuses, activités qui mettent directement en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral. Actuellement, le nombre d’enfants qui effectuent des travaux dangereux s’élève à 115 millions, contre 171 millions en 2000.

La région d'Asie-Pacifique continue à enregistrer les plus grands nombre d'enfants (presque 78 millions ou 9,3% de toute la population d'enfants), mais l'Afrique sub-saharienne continue à être la région avec la plus forte incidence de travail des enfants (59 millions, plus de 21%).

Il y a 13 millions (8,8%) d'enfants astreints au travail des enfants en Amérique latine et les Caraïbes, tandis qu'ils sont 9,2 millions (8,4%) dans la région du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
 
L'agriculture continue à être de loin le secteur avec le plus grand nombre d'enfants astreints au travail (98 millions, ou 59%), mais le nombre d'enfants dans les services (54 millions) et l'industrie (12 millions) n'est nullement négligeable – principalement dans l'économie informelle.
Le travail des enfants chez les filles a diminué de 40% depuis 2000, alors que chez les garçons la diminution est de 25%.
 
 
Les enfants soldats
En 2016, la plupart des Etats ont signé les textes contre l’utilisation des enfants dans les conflits armés. Pourtant, il y aurait quelque 250 000 jeunes âgés de 6 à 18 ans mêlés à une trentaine de conflits dans le monde. Alors que depuis 2002, selon le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, la participation de ces derniers aux conflits armés est interdite, les enfants continuent d’être utilisés dans les guerres.

Consommant moins de nourriture que les adultes, dociles et influençables, ils sont combattants, poseurs de mines, voire porteurs, messagers, espions, cuisiniers, esclaves sexuels, etc. Si la majorité d’entre eux s’enrôlent pour fuir la maltraitance ou la pauvreté, beaucoup sont recrutés de force ou kidnappés. Les garçons forment le gros des troupes, mais ils ne sont pas les seules victimes. Les filles se battent comme eux et représenteraient presque la moitié des enfants soldats dans le monde.

Certaines s’engagent volontairement pour échapper à un esclavage domestique ou un mariage forcé. Enfants soldats, elles sont souvent victimes de viol, de traite, d’exploitation et de mutilations sexuelles, avec des risques de grossesses non désirées, des conditions d’accouchement tragiques et une exposition aux MST (maladies sexuellement transmissibles) dont le Sida.

Surtout destinés aux adultes, les programmes DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration) des Nations unies, visant à reconstruire la paix et la stabilité, ainsi que le développement à long terme des sociétés après les conflits, ont tout de même permis de démobiliser plus de 100 000 enfants dans plus de 15 pays.

Les enfants face à la guerre et au terrorisme
Les conflits armés qui ensanglantent le monde ces dernières décennies n’ont jamais fait autant de victimes civiles puisqu’elles représenteraient actuellement 90 % des tués. Et parmi elles, la moitié serait des enfants. Enfants soldats ou pas, l’impact des guerres sur les plus petits est dès lors considérable. En une décennie, plus de deux millions d’enfants ont été tués, au moins six millions ont été blessés dont une grande partie souffre d’invalidité permanente.

Les impacts psychologiques sont également dramatiques. Les petits qui se retrouvent face à la décomposition de leur vie sociale, au stress, à la guerre, à la mort de leurs parents, aux viols de leurs sœurs ou de leur mère, demeurent psychologiquement traumatisés à vie.

Pour les enfants parvenant à échapper à la guerre, leur sort reste malgré tout peu enviable. Ils seraient quelque vingt millions réfugiés dans les Etats voisins ou déplacés dans leur propre pays. Pire, sur les dix dernières années, plus d’un million sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille.

En Syrie, les violences à l'encontre des enfants ont atteint leur pire niveau au cours de l'année 2016. Dans le pays, où la guerre sévit depuis six ans, plus de 650 enfants ont été tués au cours de la dernière écoulée. Cela représente une augmentation de 20 % par rapport à l'année 2015. Parmi ces enfants tués, 255 l'ont été dans ou à proximité d'une école, ce qui prouve qu'ils sont délibérément visés.

Enfin, des milliers d’enfants sont victimes des attentats terroristes qui frappent partout dans le monde.  Ils en sont directement victimes, tués ou blessés, ou bien ils se retrouvent orphelins ou enfin sont embrigadés pour commettre eux-mêmes ces attentats.
 
 
L’exploitation sexuelle des enfants
Pour le bon plaisir d'adultes sans scrupules plusieurs millions d'enfants et d'adolescents sont prostitués ou exploités sexuellement à travers le monde. C'est avant tout un drame de pauvres. Même si l'on rencontre sur tous les continents des pédophiles, la très grande majorité des enfants prostitués et exploités sexuellement se trouvent dans les pays du tiers monde ou dans les catégories sociales très défavorisées des pays riches.

La majorité de ces jeunes a entre 12 et 18 ans, mais certains ont à peine 8 ans et même des bébés sont parfois impliqués. Là aussi, de réels progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement de l’arsenal répressif, d’une réelle prise de conscience des populations et des campagnes d’information en direction des enfants.

L’Education,  un levier majeur
Entre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. Une amélioration sensible a été opérée depuis 20 ans et le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 115 millions à 93 millions.

L’écart entre le nombre de filles scolarisées et les garçons s’est considérablement réduit. Une amélioration qu’il faut cependant relativiser par le taux d’achèvement des études qui reste très insuffisant. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers qui les menacent. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde.

La situation en France
La France est un des pays au monde qui respecte le mieux la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (le Canada et la Suède font figure de meilleurs « élèves »). Il existe toutefois de graves problèmes : la pauvreté, qui touche 3 millions d’enfants, avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement ; la discrimination qui pénalise les jeunes des banlieues issus de l’immigration ou d’Outre-mer ; la situation des mineurs étrangers isolés qui sont retenus dans les zones d’attente des aéroports ou qui errent dans les rues et dans des camps de fortune sans bénéficier d’assistance ; le recours excessif aux mesures répressives, par défaut de structures alternatives à l’incarcération des mineurs ; la situation dramatique des enfants Roms et des gens du voyage qui perdure ; la difficulté d’intégration scolaire des élèves handicapés, le harcèlement et le racket à l’école, le suicide des enfants et des jeunes ; la discrimination dans les cantines scolaires, les 30 000 enfants qui sont sans domicile fixe, les dérives sectaires de certains mineurs perdus dans le « djihad », le droit aux origines des enfants nés sous X, les difficultés de prise en charge des enfants par l’aide sociale à l’enfance, etc…

Dans son dernier rapport, publié aujourd’hui, le Défenseur des Droits, Jacques Toubon alerte sur les situations alarmantes de certains enfants vulnérables en France. Elles appellent, selon lui, « des réactions urgentes » des pouvoirs publics.

Il s’inquiète tout d’abord des récentes annonces du gouvernement sur la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA), ces jeunes migrants arrivant sans famille en France. Le gouvernement a récemment annoncé sa volonté de confier à l’Etat l’accueil d’urgence et l’évaluation de l’âge de ces jeunes « jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée », mission qui relève actuellement des départements, chargés de la protection de l’enfance. Ce « transfert de compétences » fait craindre au Défenseur que s’installe « un dispositif dérogatoire au droit commun, qui tendrait à considérer ces jeunes d’abord comme des étrangers, avant d’être des enfants à protéger ».
 
Il se préoccupe également de la situation d’enfants vivant dans des bidonvilles, notamment ceux issus de la minorité Roms, dont les familles font fréquemment l’objet de procédures d’expulsion.

Concernant les familles en situation de précarité, le Défenseur des droits regrette le recours croissant à l’hébergement à l’hôtel, solution « inadaptée à l’accueil d’enfants ». Deux ans après son lancement, un plan gouvernemental de réduction des nuitées hôtelières n’est « pas suffisamment développé ».

Le Défenseur des droits se montre prudent concernant le projet du gouvernement de fixer un âge au-dessous duquel un mineur ne pourra être considéré comme consentant à un acte sexuel. Soulignant la « complexité » de cette question, il recommande de réaliser une étude afin d’évaluer « les impacts sur l’ensemble des droits de l’enfant ». Il s’interroge notamment sur les conséquences pour le mineur de l’ouverture d’une procédure criminelle pour viol. (voir article précédent).
 
Le rapport souligne enfin le rôle de l’école pour lutter contre les comportements sexistes, regrettant que les séances d’éducation à la sexualité prévues par la loi ne soient pas systématiquement organisées
 
 
Les droits de l'enfant, une ardente obligation pour l'avenir de nos sociétés
24 % des jeunes de 13 à 18 ans, à peine un sur quatre, ont déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Ainsi, on parle de moins en moins de droits de l’enfant, sauf quand l’actualité les ramène sur le devant de la scène (pédophilie, maltraitance…), et parfois à tort et à travers (mariage pour tous, « Djihad »).
 
En permanence de nouvelles tentatives ont lieu visant à lier droits des enfants avec ses devoirs avec l’idée que « l’enfant aura des droits lorsqu’il respectera ses devoirs ». Pourtant la convention internationale des droits de l’enfant dit exactement le contraire et a reconnu l’enfant comme un être humain à part entière qui n’appartient à personne que la société doit protéger.
En effet, comment un enfant peut-il respecter une règle, une loi venant d’un groupe, d’un Etat qui ne le respecte pas voire qu’il le dénie totalement ou qui l’exploite honteusement ? C’est pourquoi, en ces temps compliqués, il est plus que jamais nécessaire de mieux promouvoir les droits de l’enfant et la Convention Internationale auprès des enfants eux-mêmes.
 
Ce n’est pas une question mineure, car garantir à l’enfant le droit à la santé, à un nom, à une nationalité, à l’éducation, aux loisirs, à la culture, passe par le fait que ces droits soient aussi accordés à leurs parents.

JCC

Chiffres effarants rendus publics par deux rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pollution des foyers et de l’atmosphère, tabagisme passif, consommation d’eau non potable, et manque d’installations sanitaires et d’hygiène sont les responsables de ces décès.

Ces rapports, respectivement intitulés « Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement » et « Ne polluez pas mon avenir ! : l’impact environnemental sur la santé infantile », ont été publiés hier. Ils accusent notre environnement dégradé, voire insalubre, d’être à l’origine du décès de plus d’un enfant de moins de cinq ans sur quatre dans le monde.

Au-delà des dangers liés à la pollution de l’atmosphère, à celle de l’eau, au manque de sanitaires ou maladies comme le paludisme ces rapports dénoncent les dangers environnementaux « émergents », liés à l’activité industrielle planétaire tels que l’exposition aux polluants, aux déchets électriques et électroniques, ainsi qu’au changement climatique.

L’OMS souligne enfin la présence alarmante de perturbateurs endocriniens dans les aliments à cause de la composition de certains emballages : un phénomène lié à la multiplication de troubles hépatiques, thyroïdiens et neuro-développementaux sérieux chez les enfants.

Les deux rapports de l’OMS insistent sur le fait que la réduction de la pollution intérieure et extérieure, l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’hygiène publique – y compris dans les infrastructures de santé accueillant des parturientes –, la protection des femmes enceintes par rapport au tabagisme passif et la garantie d’un environnement plus sain peuvent prévenir efficacement la mortalité infantile et les maladies touchant les jeunes enfants.

JCC

(Source : OMS)

Pour en savoir plus : site de l’OMS
 

C'est parti pour le marathon télévisuel destiné à collecter des dons en faveur des maladies rares. La 30ème édition du Téléthon a débuté hier soir, pour 30 heures de direct sur France 2 et France 3, et s’achèvera dans la nuit de samedi à dimanche.

Depuis hier, les donateurs peuvent appeler le 3637 ou se connecter sur Téléthon.fr. Il faut savoir que 66% du montant des dons faits à l'AFM-Téléthon sont déductibles des impôts.

En 2015, le Téléthon avait été marqué par une collecte en hausse, avec plus de 90 millions d'euros, en dépit de l'annulation de certaines manifestations après les attentats du 13 Novembre.

Les dons reçus par le Téléthon bénéficient à la recherche contre les maladies rares, qui touchent environ trois millions de personnes en France. L'AFM se concentre sur les malades atteints de myopathies. Aujourd'hui, 6.000 gènes ont été identifiés et les essais de thérapie génique initiés dans les années 2000 portent leurs fruits. Par exemple, il est désormais possible de stopper l'avancée d'une myopathie par ce biais.

C’est pourquoi, cette année, c’est un jeune garçon de Bourbourg qui a été choisi pour être un des quatre ambassadeurs nationaux du Téléthon. Il a 10 ans et s'appelle Léo. Il souffre de la myopathie de Duchenne, une maladie qui touche chaque année 250 à 300 nouveaux-nés en France et qu'on ne sait toujours pas guérir.

JCC

(Source : Téléthon)

Monde : journée internationale contre le cancer de l’enfant

Le 15 février est la journée internationale du cancer de l’enfant. L'occasion de rappeler que les tumeurs pédiatriques sont relativement rares et qu’elles sont de mieux en mieux guéries avec une diminution des séquelles.

Chez les moins de 18 ans, l’incidence des tumeurs pédiatriques est estimée à environ 2 000 nouveaux cas chaque année en France : 1 700 nouveaux cas sont diagnostiqués chez les enfants et 800 chez les adolescents.

Les cancers représentent la première cause de décès par maladie chez les enfants. Il s’agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40% et de tumeurs d’autres organes pour 60%. Les cancers chez les enfants présentent deux particularités : une croissance tumorale pouvant être très rapide et l’absence de symptômes visibles.

Aujourd'hui 80% des cancers de l’enfant se guérissent mais pour les 20% restants, les traitements restent inefficaces. A l'occasion de la Journée internationale le 15 février, les associations se mobilisent pour récolter des dons pour la recherche et l'innovation thérapeutique (thérapies ciblées, immunothérapies…).

En effet, les cancers chez l'enfant et l'adolescent demandent une prise en charge spécifique car les séquelles physiques et psychiques peuvent être importantes. Dans beaucoup de services hospitaliers, les jeunes sont accompagnés par des éducateurs, psychologues, des enseignants...

Par ailleurs, de nombreuses associations interviennent dans les services pédiatriques d’oncologie. Musique, art-thérapie, activités physiques, spectacles…

C’est pourquoi une journée comme celle-ci est importante pour informer et sensibiliser l’opinion à la réalité de ces cancers. Elle permettra également de recueillir des dons pour aider une recherche scientifique dédiée à l’enfant.

JCC

Pour en savoir plus et faire un don : Enfance et cancer

Gambie : le pays interdit l’excision des fillettes

La Gambie vient d’interdire les mutilations sexuelles. L’annonce qui a été faite fin novembre a pris aussitôt effet. Ce petit Etat anglophone enclavé en partie dans le territoire du Sénégal devient ainsi le 21ème pays du continent africain à mettre au ban cette pratique rituelle.

L’UNICEF classait jusqu'alors la Gambie parmi les dix pays du monde, tous africains, où les mutilations génitales féminines (FGM) sont le plus pratiquées. Dans ce petit pays où les exécutions capitales sont légions, où les opposants sont systématiquement emprisonnés, où les journalistes disparaissent mystérieusement, l’UNICEF estime que les trois quarts des femmes ont subi une excision.

L’excision est désormais hors la loi. Celui que ses voisins sénégalais appellent « le fou de Kanilai » s’est donc subitement transformé en « protecteur des fillettes », lui qui souhaite entre-autre la mort des homosexuels.

Il n’empêche, il s’agit d’une avancée importante pour les droits des enfants. Mais si les législations évoluent, les coutumes, elles, restent plus difficiles et bien plus longues à faire évoluer.

Mais, toujours selon l’UNICEF, dans plus de la moitié des 29 pays où les mutilations génitales et l'excision sont concentrées, les filles d'aujourd'hui risquent moins d'être excisées que l’était leur mère.

Pourtant certains pays refusent de légiférer sur ces horribles pratiques : en Somalie, en Guinée, à Djibouti et en Égypte, les mutilations génitales et l'excision sont quasiment universelles. Dans ces pays, près de neuf femmes et filles sur dix ont ainsi été excisées dans le groupe des 15 à 49 ans.

Les données publiées par l’UNICEF montrent que malgré un recul des excisions en Afrique plus de 3 millions de filles sont toujours exposées au risque parfois mortel de subir une telle violence. Sans compter les 125 millions de femmes et de filles qui sont aujourd’hui condamnées à vivre avec cette mutilation.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir la page consacrée à ce sujet sur http://www.droitsenfant.fr/excision.htm

Monde : SIDA, les infections en net recul surtout chez les enfants

Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida devient une journée d’espoir. L’ONUSIDA espère en effet doubler en cinq ans le nombre de personnes sous traitement. Si elle atteint cet objectif, 30 millions de personnes (sur 36,9 millions) vivant avec le VIH (virus du SIDA) seront traitées.

Il est rare de donner des bonnes nouvelles sur ce blog. C’est pourtant le cas cette année car on entrevoit enfin un net recul des nouvelles infections à VIH, à l’exception notable de l’Europe orientale. En quinze ans, leur nombre a diminué de 35 %, et surtout de 58 % chez les enfants, dans le monde. Dans la même période, ce sont 84 % de personnes en plus qui ont désormais accès à une thérapie antirétrovirale.

Cependant il existe encore des pays où l’épidémie ne cède pas. Ainsi, en Afrique du Sud, le nombre d’adolescents morts du sida a triplé depuis 15 ans, la plupart d’entre eux ayant contracté la maladie lorsqu’ils étaient bébés. Plus généralement, en Afrique, les adolescents sont le seul groupe pour lequel les chiffres de la mortalité due au sida ne diminuent pas, selon l’Unicef. Le sida reste la première cause de décès des adolescents (10 à 19 ans) en Afrique et la deuxième dans le monde.

Pour cette 27ème Journée mondiale de lutte contre le sida, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se réjouit de pouvoir enregistrer une baisse de 42 % depuis le pic de 2004 du nombre de décès liés au sida. Le monde a enrayé et inversé la propagation du VIH. L’épidémie a été contrainte de reculer.

Mais il reste encore beaucoup à faire quand on sait que seulement 40 % des 36,9 millions de personnes contaminées reçoivent un traitement contre le virus.

En France, un tiers des 150.000 personnes contaminées par le virus VIH du SIDA a plus de 50 ans. Grâce au progrès des traitements, l'espérance de vie des personnes séropositives s'est allongée et le nombre de décès directement imputables au VIH s'est considérablement réduit. Les médecins spécialistes de cette maladie sont donc confrontés à de nouvelles pathologies liées à l'âge.

JCC

(Sources : ONUSIDA, UNICEF, OMS)

Voir le dossier sur http://www.droitsenfant.fr/sida.htm

France : les enfants premières victimes de la pollution

Deux études françaises démontrent que la dégradation de l’environnement a des effets mesurables sur la santé des enfants avec, notamment, des manifestations allant de l’altération des capacités intellectuelles à la fréquence de certaines malformations congénitales. La première étude, rendue publique ce mardi et publiée dans la dernière édition de la revue « Environment International », a consisté à chercher les effets de l’exposition à une famille courante d’insecticides sur les facultés cognitives de jeunes enfants.

Le jour de la réalisation des tests d’aptitudes conduits dans le cadre de l’étude, les enfants les plus exposés à ces insecticides présentaient des capacités de mémorisation et de compréhension verbale significativement inférieures aux autres. Alors que l’exposition in utero ne semble pas avoir eu d’effets, l’exposition directe des enfants dégrade leurs facultés cognitives.

La pollution vient très souvent de l’agriculture, mais l’environnement domestique est aussi une source importante d’exposition à ces insecticides, qui entrent dans la composition d’insecticides ménagers, de lotions antipoux, de produits antiparasitaires pour les animaux domestiques, etc.

Une autre étude rendue publique lundi 8 juin et publiée dans la revue « European Urology », une autre équipe de chercheurs et de cliniciens a de son côté démontré l’impact des pollutions environnementales sur le risque « d’hypospadias ». Cette malformation congénitale du pénis est un défaut de positionnement de l’urètre, qui nécessite un acte chirurgical peu après la naissance. Elle toucherait environ 3 garçons sur 1 000, avec de fortes disparités régionales ; sa fréquence tend à augmenter.

JCC

(Sources : Environnement international et Européan Urology)

France : l’incitation à  l’anorexie bientôt punie par la loi ?

Mercredi soir, à l'Assemblée Nationale, les députés ont adopté un amendement visant à punir les sites Internet incitant les jeunes filles à plonger dans l'anorexie. L’amendement adopté dans le cadre de loi santé, actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale, prévoit de punir d'un an d'emprisonnement et de 10 000 euros d'amende les sites qui entraînent une personne « à rechercher une maigreur excessive en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l'exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé ».

Certes, ce n’est pas une loi qui va permettre d’éradiquer ce fléau qui est d’abord et avant tout une maladie, un problème d’ordre psychologique et un symptôme du trouble alimentaire.

Mais au moins, les jeunes adolescentes (principales victimes de cette maladie) ne trouveront plus sur Internet des sites qui délivrent de véritables modes d’emploi pour parvenir à une maigreur excessive. S’ils ne sont pas directement la cause de cette maladie, ils peuvent être néanmoins un élément déclencheur chez une personne déjà fragile psychologiquement. Il ne faut donc pas sous-estimer le danger potentiel de ces sites « pro-ana » (terme qui nous vient des Etats-Unis).

Cependant, nombre de sites axés sur l'anorexie et la boulimie sont surtout créés par des jeunes qui souffrent eux-mêmes et qui expriment leur malaise en quête de compréhension et de soutien. La loi devra donc faire le distinguo entre les sites et les blogs tenus par des jeunes filles et ce qui relève de sites de conseils pouvant inciter des adolescentes à l'anorexie.

De fait, beaucoup de spécialistes de cette maladie restent sceptiques sur l’efficacité de cette mesure.

Un autre amendement pour lutter contre l'anorexie sera étudié aujourd’hui. Celui-ci veut forcer les agences de mannequin à produire des certificats médicaux indiquant que l'Indice de Masse Corporelle (IMC) de leurs mannequins est supérieur à une valeur donnée (16). Tout contrevenant s'exposerait à une peine de six mois d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende.

Ces deux amendements punissant la propagande de la maigreur extrême seront soumis au Sénat avant de revenir en deuxième lecture à l'Assemblée, s'ils sont conservés.

JCC

(Source : Assemblée Nationale ; photo : Santiago Alvarez)

France : la situation des enfants face aux SIDA

Ce week-end c’est le SIDACTION. L’occasion de rappeler que les enfants sont, une fois de plus, les premières victimes de cette pandémie. Et ils le sont a plus d’un titre soit par qu’ils sont infectés directement, soit parce qu’ils deviennent orphelins suite au décès de leurs parents.

Certes, près de 1,1 million d'infections au VIH chez les enfants de moins de 15 ans ont été évités, mais la disparité dans l'accès au traitement risque d'entraver les progrès vers la réalisation de l'objectif mondial de réduire de 90% les nouvelles infections chez les enfants.

Le nombre de nouveaux cas d'infections au VIH a diminué de plus de 50% entre 2005 et 2014, après que l'accès aux services pour la prévention de la transmission mère-enfant ont été assurés pour des millions de femmes enceintes séropositives.

L’ONUSIDA souligne que l'objectif mondial de réduction de nouvelles infections au VIH chez les enfants de 90% entre 2009 et 2015 est encore hors de portée. En 2014 seulement 72% des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont reçu les médicaments antirétroviraux les plus efficaces pour la prévention de la transmission mère-enfant.

Parmi les personnes vivant avec le VIH dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les adultes sont beaucoup plus susceptibles d'obtenir un traitement antirétroviral que les enfants. En 2014, 42% des adultes et jeunes âgés de 15 ans et plus ont eu accès au traitement, alors que seulement 28% des enfants âgés de moins de 14 ans y avaient accès.

La mortalité due au sida pour les adolescents est également une préoccupation majeure. Alors que tous les autres groupes d'âge ont connu une baisse de près de 45% des décès liés au SIDA entre 2005 et 2014, les adolescents âgés de 10 à 19 ans sont le seul groupe d'âge où les décès liés au sida ne diminuent pas.

Par ailleurs, le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie. Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est aujourd’hui reconnu.

Enfin, chaque année, 3,6 millions d’enfants dans le monde deviennent orphelins suite aux décès de leurs parents pour cause de Sida. Non seulement ils ont perdu leurs parents, mais ils vivent dans une pauvreté encore plus grande, sans possibilité de scolarisation. Ils sont alors recrutés pour faire le trottoir ou pour le travail forcé.

La situation de nombreux enfants affectés par le SIDA, ou devenus orphelins, pourrait nettement s’améliorer si les gouvernements élargissaient les services de santé et d’éducation à l’ensemble de la population. L’un des moyens de remédier aux disparités engendrées par l’épidémie de SIDA serait donc, pour les gouvernements, de soutenir les groupes exclus du système en instituant l’éducation pour tous, en supprimant, entre autres, les frais de la scolarité. Cette approche est conforme aux objectifs généraux de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU qui visent à s’attaquer aux facteurs qui accroissent la vulnérabilité à l’infection et à protéger leur santé et leurs droits.

Malgré les progrès, les efforts doivent être maintenus car dans les pays les plus exposés, seul un enfant de moins de 15 ans sur trois avait accès à un traitement l’année dernière.

La 21e édition du Sidaction, opération de levée de fonds pour la recherche et prévention contre le SIDA, a donc démarré hier pour dire « non à la banalisation » face à la maladie. Elle se déroulera tout ce week-end.

Pour soutenir le SIDACTION faîtes le 110 ou connectez-vous sur le site dédié : www.sidaction.org

JCC

(Souces : UNICEF/ONUSIDA/SIDACTION)

Etats-Unis : mise en garde contre un accès illimité à des écrans dans les chambres d'enfants

Une étude américaine, relayée dans la revue « Pediatrics » , a été conduite sur 2.048 enfants entre 10 et 13 ans, scolarisés dans le Massachusetts (Etats-Unis). Elle montre que, sur l'ensemble des collégiens suivis, ceux qui disposent de tablettes et de smartphones dans leur chambre la nuit dorment en moyenne 21 minutes de moins que leurs camarades qui n'en sont pas dotés.

En cause une utilisation prolongée des écrans et des réveils au cours de la nuit provoqués par des bip sonores. Dans cette étude, la télévision est aussi mise en cause dans les troubles du sommeil des enfants. Ceux qui peuvent regarder des programmes dans leur chambre dorment 18 minutes de moins que les autres.

Cette étude est à mettre en parallèle avec une autre publiée dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences », selon laquelle il est préférable de lire un vrai livre plutôt qu'un livre sur tablette avant de se coucher. D'après les auteurs de l'étude, la lumière bleue émise par les tablettes perturberait le sommeil.

JCC

(Sources : Pédiatrics et Proceedings of the National Academy of Sciences)

Voir les deux études (en langue anglaise) :

Revue Pédiatrics

Revue Proceedings of the National Academy of Sciences

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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