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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #racisme

Une ambiance délétère. La kermesse annulée. Des enseignants qui dénoncent une ingérence des parents et qui utilisent leur droit de retrait en ne faisant pas cours. Au final, une plainte contre X déposée par l'inspectrice d'académie.

Voilà la chronique du racisme ordinaire qui sévit actuellement à l'école élémentaire de Prunelli-di-Fium'Orbu en Corse.

A l'origine de cette lamentable histoire, une simple chanson, celle de John Lennon « Imagine », dont les couplets, qui devaient être interprétés par les enfants lors de la kermesse de fin d'année, ont été traduits en anglais, corse, français, espagnol et arabe.

C'est cette dernière langue qui n’a pas plu à certains parents. En effet, déplorant l'idée de faire chanter les enfants en arabe, ils ont menacé de perturber le déroulement de la kermesse si le projet était maintenu. Des graffitis racistes ont été tracés à la peinture rouge devant l'école et les institutrices menacées dans leur intégrité physique.

Une instruction judiciaire a été ouverte en raison de « pressions exercées sur les enseignantes » et de « déchaînements sur les réseaux sociaux ».

Et les enfants ? Ces parents ont-ils pensé à leurs enfants ? Dans l’école de la République, sensée faire acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité, des enfants ont été pris en otage par la bêtise de leurs parents.

JCC

Afrique du Sud : Soweto se souvient

Ce seize juin était un jour férié en Afrique du Sud, c’était le « Youth Day » (la journée de la jeunesse). Elle vise à commémorer la mort des centaines de jeunes écoliers qui sont tombés sous les balles de la police de l’apartheid le 16 Juin 1976 à Soweto mais aussi dans d’autres townships durant près d’une semaine. Ils protestaient contre la décision d’imposer l’Afrikaans, la langue de l’oppresseur, dans les écoles du pays.

La communauté internationale, indignée, avait fermement condamnée la répression, ce qui avait correspondu au début de l’isolement du régime raciste de l’Afrique du Sud sur la scène internationale.

Le « Youth Day » a revêtu cette fois une signification toute particulière en raison des spéculations sur la santé de Nelson Mandela, affaibli par une infection pulmonaire récurrente.

C’était aussi l’occasion de célébrer Hector Pietersen, le premier adolescent tué en cette journée de révolte. Ce 16 juin 1976, avec des milliers d'autres écoliers, Hector Pieterson descend dans les larges avenues de Soweto dessinées pour faciliter l'intervention de l'armée. Il avait treize ans. Foudroyé par une balle. Il est mort. Son frère, déchiré de douleur, l'emporte dans ses bras. Un reporter-photographe saisit l'instant. Hector devient alors, avec Nelson Mandela, le symbole de la lutte contre l’apartheid.

JCC

(Photo : Sam Nzima)

Après avoir chanté l'hymne national américain lors du troisième match des finales NBA entre les San Antonio Spurs et le Miami Heat en costume de mariachi mardi, Sebastien De La Cruz, 10 ans, a fait face à une vague de commentaires racistes, obligeant même Barack Obama à voler à son secours. Ce qui n'a pas empêché l'enfant de réitérer sa performance vocale pour le match 4, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Comme pour tous les matches de basket professionnels aux Etats-Unis, l'hymne national a été chanté en prélude de la troisième levée de la finale NBA entre les San Antonio Spurs (le club du Français Tony Parker) et le Miami Heat. Mardi soir, dans la salle texane, c'est le jeune Sebastien De La Cruz qui a officié, du haut de ses 10 ans, dans un costume de mariachi noir et argent, couleurs des Spurs.

Problème, sa présence, et notamment son costume folklorique, a déclenché une vague de commentaires racistes sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. Certains internautes xénophobes l'appelaient à « rentrer dans son pays ». L'enfant était également accusé de ne « pas être américain ».

Face à ces réactions haineuses, le jeune garçon a fait face, avec dignité, rappelant, notamment, qu'il est un « Américain vivant le rêve américain ». Et les soutiens n'ont pas tardé. Eva Longoria a déclaré sur Twitter en tant que americano-mexicaine, elle était très fière de Sebastien De La Cruz, le qualifiant de « merveilleux symbole de ce qu'est l'Amérique aujourd'hui ».

Symbole pour symbole, le président Barack Obama lui-même est lui aussi sorti de sa réserve pour soutenir l'enfant. Via Twitter, le résident de la Maison blanche a ainsi félicité le jeune chanteur pour sa seconde performance. En effet, loin de reculer, le club de San Antonio avait décidé de faire à nouveau confiance à Sebastien pour interpréter l'hymne américain jeudi soir, en ouverture de la quatrième manche entre les Spurs et le Heat de Miami. Une tâche dont le jeune artiste s'est acquitté avec brio.

JCC

(Source : Youtube)

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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