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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #prostitution des mineurs

France : une campagne choc contre la prostitution des mineurs

L'association « Agir contre la prostitution des enfants » (ACPE) lance une campagne choc contre la prostitution des enfants. Sur l'une des vidéos, bientôt diffusées à la télé et sur internet, montre par exemple les toilettes d’un établissement scolaire. Par terre, un sac à dos de collégien. Derrière une porte, on devine la silhouette d’une jeune fille, accroupie. On voit ses baskets blanches, elle est en train de faire une fellation. En fond sonore, une musique sourde et en voix off cette phrase, « en France des milliers d'enfants sont prostitués, il est temps d'agir ».

Avec ces images chocs, l’ACPE veut interpeller et sensibiliser sur ce phénomène mal connu mais bien réel. En effet, la prostitution des mineurs en milieu scolaire est un sujet qui reste un véritable tabou pour les parents et les enseignants.

Il est bien difficile de savoir précisément le nombre de mineurs qui se prostituent en France, il n'existe pas de chiffres officiels. L'association ACPE estime cependant qu'entre 5 000 et 8 000 mineurs se prostitueraient. La fondation « Scelles », qui lutte contre la prostitution, n'a d'ailleurs pas démenti ces chiffres. Elle estime que la prostitution des mineurs n'est pas un sujet nouveau. C'est une réalité peu quantifiable, mais elle augmente.

La Brigade de protection des mineures indique qu’il existe « un chiffre noir très important de choses qu'on ne sait pas ».

JCC

(Source : ACPE)

Voir l’une des trois vidéos

Voir le dossier sur www.droitsenfant.fr

Madagascar : le pays renforce la lutte contre la prostitution des mineurs

Pas moins de 89 mineurs arrêtés à Antananarivo (capitale du pays) pour prostitution l'année dernière, 131 à Diego Suarez, au nord du pays, 112 à Tuléar, au sud-ouest : la prostitution des mineurs augmente à Madagascar et elle prend de nouvelles formes.

La prostitution des mineurs augmente surtout à cause de la pauvreté galopante, et contrairement aux idées reçues, cette prostitution ne concerne pas que les grandes villes, le problème existe aussi en brousse. Les crises successives dans la Grande Île, dont celle de 2009, qui ont eu des impacts socio-économiques, expliquent en partie ce phénomène mais aussi la déficience de l'État et le faible budget alloué au secteur social qui œuvre à la protection de l'enfance et dont les ressources ont été réduites.

La loi malgache prévoit pourtant des sanctions très lourdes contre les auteurs de crimes impliquant les enfants, trafic, pornographie, prostitution. Mais son application fait défaut. Le pays a donc renforcé sont arsenal répressif en interdisant le racolage et en punissant le délit de détournement de mineurs de dix ans de prison.

En août dernier, l’ONU s’était insurgé contre l’exploitation sexuelle des mineurs (voir article précédent).

JCC

(Source : RFI)

Maroc : le pays ratifie 3 conventions sur les droits des enfants

La semaine dernière, la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger a adopté à l’unanimité à la Chambre des représentants trois conventions internationales sur les droits des enfants et leur protection contre l’exploitation et les agressions sexuelles.

Le premier projet de loi porte approbation de la convention du Conseil de l’Europe pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, faite à Lanzarote le 25 octobre 2007. Ce texte international impose la criminalisation de tous les types d’infractions à caractère sexuel perpétrées contre des enfants, y compris lorsqu’ils ont lieu à la maison ou au sein de la famille, en faisant usage de la force, de la contrainte ou de menaces. Cette convention vise à prévenir et à protéger les enfants victimes d’infractions de nature sexuelle et à poursuivre les auteurs. Dans le but de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la convention prévoit que les individus peuvent être poursuivis pour certaines infractions même quand l’acte est commis à l’étranger.

Le second projet de loi porte approbation de la convention européenne sur l’exercice des droits des enfants, conclue le 25 janvier 1996 à Strasbourg. Ledit projet de loi accorde des droits procéduraux à l’enfant. L’article 1 alinéa 2 de la convention stipule que «L’objet de la présente Convention vise à promouvoir, dans l’intérêt supérieur des enfants, leurs droits, à leur accorder des droits procéduraux et à en faciliter l’exercice en veillant à ce qu’ils puissent, eux-mêmes, ou par l’intermédiaire d’autres personnes ou organes, être informés et autorisés à participer aux procédures les intéressant devant une autorité judiciaire». Pour sa part, l’article 3 de la convention précise que l’enfant a le droit de recevoir toute information pertinente, d’être consulté et exprimer son opinion et d’être informé des conséquences éventuelles de la mise en pratique de son opinion et des conséquences éventuelles de toute décision. L’enfant a également le droit de demander, personnellement ou par l’intermédiaire d’autres personnes ou organes, la désignation d’un représentant spécial dans les procédures l’intéressant devant une autorité judiciaire. Cette mesure s’applique uniquement lorsque le droit interne prive les détenteurs des responsabilités parentales de la faculté de représenter l’enfant en raison d’un conflit d’intérêts avec celui-là.

Enfin le troisième projet de loi porte approbation de la convention sur les relations personnelles concernant les enfants (Conseil de l’Europe), conclue le 15 mai 2003 à Strasbourg. Ce texte a pour objectif d’instaurer une coopération entre les autorités centrales, les autorités judiciaires et d’autres organes afin de promouvoir et d’améliorer les relations personnelles entre les enfants et leurs parents, et les autres personnes qui ont des liens de famille avec eux. Le but de la convention est d’améliorer certains aspects relatifs au droit de visite -national et transfrontière- et en particulier de préciser et de renforcer le droit fondamental des enfants et de leurs parents d’entretenir des relations personnelles et des contacts directs de façon régulière. A noter que ce droit peut être étendu, le cas échéant, aux relations entre un enfant et d’autres personnes que ses parents, en particulier lorsqu’il a avec elles des liens de famille. La convention établit les mesures de sauvegarde et les garanties adéquates pour assurer le bon déroulement des visites et le retour immédiat des enfants à l’issue de celles-ci.

Ces trois textes sont disponibles sur www.droitsenfant.fr

JCC

Madagascar : l’ONU s’insurge contre l'exploitation sexuelle des enfants

La rapporteuse spéciale des Nations unies a dressé un constat sombre sur la situation des enfants à Madagascar : pauvreté grandissante, banalisation de la prostitution des enfants, impunité pour les auteurs créant ainsi une génération d’enfants victimes que ni les parents ni l’État ne parviennent à protéger.

Après deux semaines de mission dans la Grande île, la rapporteuse spéciale des Nations unies alerte les autorités locales et la communauté internationale sur le développement de l’exploitation sexuelle des mineurs. Selon elle, celle « est visible et s’est banalisée ». « Pour moi, le constat est alarmant. J’ai été dans les rues, de jour comme de nuit, j’ai été dans les discothèques, j’ai été dans les bars. Partout, partout, vous avez une prostitution des filles mineures. Vous avez des gamines qui ont moins de treize ans ! » s’est-elle insurgée.

En cause, la pauvreté grandissante, les crises politiques à répétition, l’affaiblissement des services sociaux de l’État et les dysfonctionnements de la justice. Pourtant, il existe des textes de loi et un arsenal répressif. Mais les problèmes persistent pour leur application.

Combien d’enfants malgaches sont victimes d’exploitation sexuelle ? Les chiffres officiels manquent. Une association, ECPAT France, a réalisé des études dans plusieurs villes du pays : dans la capitale, le nombre d’enfants dans la prostitution a au moins doublé depuis 2009. Ils seraient aujourd’hui plus de 1 200.

JCC

(Sources : ONU et ECPAT)

États-Unis : vaste coup de filet contre la prostitution enfantine

Une longue enquête d'envergure, menée par le FBI aux États-Unis en partenariat avec le Centre national pour les enfants exploités et disparus (National Center for Missing and Exploited children) sur la prostitution infantile, vient de permettre l'arrestation de 159 proxénètes, et la libération de 105 adolescents, âgés entre 13 et 16 ans, en majorité des très jeunes filles.

L'opération « Cross-Country », dont c'était la septième mission du genre, a pu ainsi depuis 2003, sauver plus de 2 700 enfants.

Le coup de filet a eu lieu sur trois jours, dans 76 villes. Il a conduit les policiers dans des casinos, des motels et des aires de repos pour routiers. Le FBI a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un seul et même réseau, mais de plusieurs proxénètes distincts, qui opéraient notamment via Internet, principalement sur les réseaux sociaux.

Des proxénètes commercialisent et vendent les enfants pour le sexe -ouvertement- dans des sites internet populaires. Ils les vendent dans des relais routiers. Ils les vendent dans les rues de chaque ville en Amérique. Aux Etats-Unis, la prostitution enfantine reste une menace persistante pour les enfants. En effet, le chiffre du nombre d'adolescents fragilisés aux risques de la prostitution approcherait les 240.000 dans ce pays.

JCC

(Source : France Info)

ados internetUn homme de 36 ans a été condamné lundi à cinq ans de prison dont quatre avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre pour proxénétisme aggravé de mineures. Entre 2003 et 2004, il a prostitué sept jeunes filles après être entré en contact avec elles via des forums de discussion sur internet.


Tout commence en 2004. Une des jeunes filles, alors âgées de 14 à 17 ans, décide de dénoncer l'homme rencontré sur un forum de discussion pour adolescents. Après leur deuxième rapport sexuel consenti, l'homme lui propose de devenir « escort girl ».
Après deux clients, l'adolescente lui remet une partie de ses gains. Ce schéma, l’homme le reproduit ensuite de manière quasi identique avec ses autres victimes.


L'anonymat propre à ce média favorise confidences et révélations intimes, et les prédateurs s'en servent pour établir rapidement une relation de confiance avec des jeunes qui manquent encore de jugement et d'expérience.


Les jeunes forment la population la plus exposée et la plus ciblée par les prédateurs de toutes sortes sur le Net. C'est en effet un média de référence : en 2010 plus de 83% des 12/17 ans sont connectés à Internet et le phénomène s'amplifie avec le développement de l'Internet mobile (téléphonie portable). La toile est un espace de tentation, un espace ludique mais aussi un espace à risques dans lequel les enfants sont vulnérables.

Cette affaire en est la parfaite illustration.


JCC

Voir le dossier sur les dangers d’Internet sur www.droitsenfant.com

prostitue_mineur.jpgLa prostitution des mineurs de moins de 18 ans devrait bientôt être interdite en Suisse et les personnes achetant les faveurs sexuelles de jeunes de 16 ou 17 ans être pénalement punissables.

 

Le Conseil fédéral de Suisse avait en effet ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (voir le texte). Ses règles étant plus contraignantes que le code pénal helvétique, une révision s’imposait.

 

La Suisse est l’un des rares pays européens à tolérer la prostitution avec des mineurs de 16 à 18 ans. La révision prévoit de poursuivre  les clients des mineurs qui risqueront jusqu’à trois ans de prison. En revanche, et malgré l’interdiction prévue, les mineurs ne devraient pas être poursuivis.

 

De même, l’encouragement à la prostitution de mineurs sera sanctionné pénalement. Les proxénètes, gérants de maison close ou de service d’escorte qui encouragent la prostitution pourront être condamnés à dix ans de prison.

 

La protection des adolescents de 16 et 17 ans s’étendra également à la participation à des représentations pornographiques. La fabrication, la possession et la transmission de matériel montrant des actes d’ordre sexuels ou de la violence envers des mineurs sera passible de cinq ans de prison au plus.

 

Cette révision va enfin combler l’incroyable lacune pénale de ce pays, en matière de protection des mineurs. Pour rappel, la Suisse a ratifié la convention internationale des doits de l’enfant le 24 février 1997 !

 

JCC

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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