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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #mariages forces

Le Malawi, est un petit État situé en Afrique australe, entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie. Dans ce pays, la condition des fillettes et des femmes les oblige à se plier à une culture traditionnelle dite de « purification sexuelle ».

Dès leurs premières menstruations, à la mort d’un conjoint ou pour construire une nouvelle maison, les familles malawites font appel à une « hyène », (un fisi en langue chichewa), pour « purifier » le corps de leur fille ou de la femme par une relation sexuelle non consentie ni protégée. Une « hyène » est un homme payé par les familles pour avoir des relations sexuelles. Souvent père de famille, toujours souriant, rien ne le distingue des autres hommes sinon son « métier ».

Autrefois présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, en Tanzanie et au Kenya notamment, cette tradition a peu à peu disparu. Mais, dans l’extrême sud du Malawi, région la plus pauvre de ce pays, la coutume reste très ancrée. Les  « hyènes » sont très nombreuses. Il existe même des camps d’« initiation sexuelle » pour fillettes qui sont régis par les autorités morales des communautés. Pourtant, la loi du Malawi interdit ces pratiques terribles.

Cette « tradition » a pour conséquence l’infection par le VIH de près de 10 % de la population, et la moitié sont des femmes souvent mariées avant leur majorité à l’issue d’un viol « initiatique ».
Pour rappel, le pays à ratifier la convention internationale des droits des enfants le 2 janvier 1991.

JCC

(Source : le Monde)

« Trop jeunes pour se marier », c’est le titre de l’exposition qui rassemble un travail de dix années à travers le monde. L’auteure est  Stéphanie Sinclair, photojournaliste américaine, spécialiste des  zones de conflits comme l’Irak et l’Afghanistan. Elle découvre en 2003 le sort de fillettes s’immolant par le feu pour échapper à un mariage forcé. La photographe décide alors de se consacrer pleinement à cette cause avec le projet « Too Young to Wed » (trop jeune pour se marier), devenue depuis une ONG, qui a pour objectifs de fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent protéger les droits des filles et lutter contre le mariage forcé. Depuis 15 ans, Stéphanie Sinclair parcourt ainsi l’Afghanistan, le Népal, l’Éthiopie, l’Inde et le Yémen à la rencontre de ces jeunes filles mariées de force dès l’âge de 9 ans, souvent à des hommes bien plus âgés.

Les mariages forcés ont encore lieu dans plus de 50 pays à travers le monde, avec au moins 39 000 filles mariées chaque jour soit une toutes les 2 secondes ! Dans les dix ans qui viennent 140 millions de jeunes filles auront ainsi été mariées avant l’âge de 18 ans. Or ces enfants sont obligés de quitter l’école pour faire vivre le foyer, servir le mari, s’occuper des enfants et deviennent bien souvent de véritables esclaves domestiques. Le phénomène touche une cinquantaine de pays à travers le monde, pas seulement l’Inde ou le Yémen. Notre vieux continent est largement concerné quand on sait que 11% des filles en Europe de l’Est sont mariées à l’âge de 11 ans.

Ces mariages d’enfants existent aussi aux Etats-Unis. Stéphanie Sinclair nous le rappelle en montrant des photos de la secte baptisée « Désir de Sion » dans l’état du Texas où en 2008 une descente de police avait permis de libérer 400 fillettes mariées de force.

Exposition coup de poing qui montre les drames tournant autour de la sexualité des fillettes. Ils sont exposés avec pudeur, mais avec la volonté que le message passe. Tous les aspects sont traités : les grossesses précoces, l’excision des filles, l’esclavage sexuel, les femmes défigurées par les jets d’acide lancés par leurs maris, les enlèvements d’écolières, comme le fait « Boko Haram » au Nigéria etc…

Exposition à voir sur le toit de la Grande Arche de la Défense : 1, parvis de la Défense, Puteaux (92). Prix unique de 4 euros gratuité pour les – de 16 ans.
Exposition ouverte tous les jours de 9h30 à 18h30 du jeudi 1er juin au dimanche 24 septembre 2017

JCC

(Source : Too Young to Wed)

Voir le site de l’ONG (en langue anglaise)
 

En Allemagne jusqu'ici, l'âge légal du mariage était de 18 ans mais des exceptions peuvent être faites si l'un des partenaires a 16 ans révolus et l'autre plus de 18 ans. Un projet de loi, adopté début avril, interdit définitivement tout mariage qui implique des mineurs.

Car, depuis deux ans, l’arrivée de nombreux réfugiés a changé la donne. D'après le gouvernement allemand, 1500 mineurs étrangers mariés en dehors du pays étaient en Allemagne en 2016, dont 361 âgés de moins de 14 ans. Ces unions conclues entre des adolescentes et des hommes plus âgés à l’étranger ont suscité de vives polémiques et ravivé la question du mariage forcé. En 2016 toujours, la décision d’un tribunal de grande instance de donner tort à l'administration allemande et de juger légale une union contractée en Syrie entre une adolescente de 15 ans et son cousin de 21 ans a également provoqué des critiques.

A l’avenir, les mariages entre mineurs de moins de 18 ans seront interdits. Ceux contractés à l’étranger et impliquant des adolescents de moins de 16 ans seront considérés comme invalides. Pour les mineurs entre 16 et 18 ans, les tribunaux devront annuler ces unions sauf dans des cas exceptionnels.

Mais certains organisations caritatives critiquent ces dispositions lorsque le mariage n’est clairement pas forcé et dénoncent le fait que les jeunes filles, si elles sont réfugiées, se retrouvent livrées à elles-mêmes sans bénéficier de la protection juridique qu’offre un mariage.

JCC

(Source : RFI)

Népal : 10 % des filles sont mariées de force avant l’âge de 15 ans

Le mariage des enfants reste un problème criant au Népal en raison des pratiques ancestrales, de la pauvreté, du séisme dévastateur de 2015 et l’instabilité politique chronique du pays.

C’est ce que dénonce, l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) dans un nouveau rapport. Selon HRW, 10 % des filles népalaises se marient avant l’âge de 15 ans.

Le rapport publié accuse ouvertement le gouvernement Népalais de ne pas faire assez pour mettre fin à cette pratique scandaleuse et pour venir en aide aux enfants mariés. Même si le mariage des enfants est illégal au Népal depuis 1963, les policiers n’interviennent que rarement et les dirigeants enregistrent officiellement les mariages.

Par ailleurs, le séisme qui a laissé des millions de personnes sans toit, combiné à l’instabilité politique du pays, n’a fait qu’aggraver la situation dans un des pays les plus pauvres du monde.

En effet, le rapport indique que les enfants qui se marient proviennent en majorité des classes inférieures ou marginalisées de la société népalaise, notamment en raison de la pauvreté, du manque d’accès à l’éducation, du travail des enfants, des pressions sociales et des dots qui sont offertes.

De son côté, le gouvernement Népalais affirme que des progrès importants pour mettre fin à cette pratique ont été réalisés, notamment avec l’adoption de lois qui interdit le mariage avant l’âge de 20 ans.

Pourtant, la dernière enquête gouvernementale, datant de 2011, a montré que 41 % des filles s’étaient mariées avant l’âge de 18 ans, et que le pourcentage de filles mariées âgées de 15 à 19 ans était passé de 40% pour cent en 2001 à 28,% en 2011.

De son côté, l’Unicef confirme les chiffres de HRW indiquant que 37 % des petites Népalaises se sont mariées avant l’âge de 18 ans et 10 pour cent avant l’âge de 15 ans.

JCC

(Sources : HRW, Unicef)

Gambie : le pays interdit le mariage des enfants

Décidemment, ce petit Etat anglophone, enclavé en partie dans le territoire du Sénégal, est un exemple pour la défense des droits des enfants. En effet, en novembre dernier, le pays avait interdit l’excision des fillettes (voir article précédent). Le 6 juillet dernier, Yahya Jammeh, le président gambien, souvent qualifié de dictateur, a décrété l'interdiction, avec effet immédiat, du mariage des enfants dans son pays, menaçant de prison ferme les fiancés et parents qui ne respecteraient pas cette décision.

Ainsi, quiconque épouse une fille n’ayant pas atteint l’âge de 18 ans fera 20 ans de prison. Les parents de la fille feront 21 ans en prison et toute personne ayant connaissance de ce mariage et ne l’ayant pas signalé aux autorités fera 10 ans de prison. L’imam et tous ceux qui dirigeront la cérémonie de mariage seront également envoyés en prison, ce pays étant de confession musulmane.

Par ailleurs, le mariage forcé était déjà illégal mais pas vraiment appliqué. Le Président gambien l’a donc interdit définitivement avec effet immédiat, qu’il concerne des mineurs ou des adultes.

Si ces dispositions sont une bonne nouvelle pour les enfants et particulièrement les fillettes, il ne faut pas oublier que le Président gambien est un autocrate, au pouvoir depuis 1994, qui conduit son pays d’une main de fer. Car en Gambie, les exécutions capitales sont légions, les opposants sont systématiquement emprisonnés et les journalistes disparaissent mystérieusement.

En janvier dernier, il avait décidé d’imposer le voile aux femmes de l’administration gambienne et avait déclaré que l’homosexualité « n’était pas humaine ».

JCC

Iran : les fillettes sont mariées de force dès l’âge de 9 ans

Le Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies (CRC) a procédé à l'examen des lois concernant les mariages précoces dans quatorze pays. Il a remis son rapport le 4 février dernier. Dans ce texte, les experts s'alarment de la législation en Iran qui légitime le viol conjugal, la peine de mort et la torture des mineurs. Les experts dénoncent la discrimination dans les Codes pénal et civil du régime iranien qui fixent l'âge de la responsabilité pénale à 15 ans pour les garçons mais à 13 ans pour les filles.

Le comité déplore que toujours davantage de petites fille en Iran, de 9 ans ou moins, continuent à être mariées de force et que, de la sorte, soient permis des rapports sexuels avec des filles aussi jeunes que 9 années lunaires, soit 8 ans et neuf mois du calendrier solaire.

Selon la vision des islamistes en Iran, les petites filles deviennent des femmes à l'âge de neuf ans et l'État organise même des cérémonies dans les écoles pour marquer leur entrée dans « l'âge des devoirs ».

Par ailleurs, le Code civil en Iran tolère sévices et violences sexuelles en obligeant les très jeunes épouses à se soumettre, en tout temps et tout lieu, aux demandes de leurs maris. Selon l'ONG « Supporting Children's Rights » (SCR), 43.459 filles de moins de 15 ans en 2009 et 716 fillettes âgées de moins de 10 ans ont été données en mariage en 2010 en Iran.

Pour les défenseurs des droits de l’enfant, il s'agit de pédophilie légalisée.

De son côté, le Zimbabwe ouvre la voie au changement en interdisant le mariage des mineurs et déclare inconstitutionnels les mariages précoces déjà prononcés.

L’UNICEF, estime que le nombre de mariages forcés risquait de passer de 125 millions à 310 millions en Afrique d'ici 2050, si aucune mesure n'était prise. La Mauritanie, le Niger, le Tchad et la Centrafrique sont les pays africains où le taux de mariages forcés est le plus élevé, tandis que le Nigeria, avec 23 millions d'enfants mariées, est le pays où elles sont les plus nombreuses.

JCC

(Sources : CRC, SCR et UNICEF)

Burkina Faso : le mariage forcé des enfants, un phénomène grandissant

Le phénomène des mariages forcés et/ou précoces reste une réelle préoccupation au Burkina Faso et particulièrement dans la région des Hauts-Bassins. Les chiffres, fournis par services de l’Action sociale, indiquent qu’en 2014, ce sont 116 cas de mariages forcés et 413 cas de conflits conjugaux qui ont été enregistrés. Les chiffres du premier semestre de 2015 sont aussi alarmants. La direction provinciale de l’Action sociale et de la solidarité nationale du Houet a déjà répertorié 48 cas de mariages forcés. Le phénomène prend donc une envergure inquiétante.

Les causes du mariage forcé/précoce sont surtout liées à la pauvreté et à des coutumes encore bien enracinées.

Aujourd'hui dans le monde, 700 millions de femmes ont été mariées avant l’âge de 18 ans et 150 millions de garçons. Un enfant sur trois vit en Inde, deuxième pays le plus peuplé de la planète. En pourcentage de la population, les cinq pays les plus touchés sont le Niger, le Tchad et la République centrafricaine, le Bangladesh et le Mali. La tendance générale est à la baisse, surtout en ce qui concerne les enfants de moins de 15 ans.

Ce n’est pas le cas du Burkina Faso. C’est pourquoi, le gouvernement Burkinabé, avec le soutien de l’UNICEF, a initié une campagne de plaidoyer et de sensibilisation afin de venir à bout du phénomène.

JCC

(Source : Le Faso.net)

Malawi : le pays interdit les mariages d'enfants

Le président du Malawi (État situé en Afrique australe, entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie) a signé une loi interdisant le mariage des jeunes de moins de 18 ans, deux mois après son adoption par les députés.

Selon les militants des droits de l'Homme, le Malawi a l'un des taux les plus élevés au monde de mariage précoce, avec des fillettes âgées de neuf ou dix ans mariées de force, même si l'âge légal du mariage était auparavant fixé à 16 ans.

La nouvelle loi prévoit une peine de dix ans d'emprisonnement en cas d'infraction à cette disposition dans ce petit pays de 15 millions d’habitants.

Cette mesure, qui fait débat depuis 2001, fait suite à une active campagne de groupes malawites et étrangers de défense des droits de l'Homme contre cette pratique qui « piège les filles, leurs familles et leurs communautés dans un cycle intergénérationnel de pauvreté ».

Les mariages précoces sont le plus souvent liés à la pauvreté, les familles préférant marier leur fille mineure afin qu'elle abandonne l'école qui est payante. La moitié des habitants du Malawi vit sous le seuil de pauvreté.

JCC

(Source : Koaci)

Bangladesh : Une fille sur cinq est mariée avant l’âge de 15 ans

Selon un récent rapport de l'Unicef, publié à l'occasion des 25 ans de la Convention sur les droits de l'enfant, beaucoup de petites filles sont mariées avant l’âge de quinze ans en Asie du sud-est. Le Bangladesh, pays de la région où ce taux est le plus élevé, a annoncé, la semaine dernière son intention de renforcer sa législation contre les mariages précoces. Une pratique en déclin mais encore très largement répandue et qui fait courir de graves dangers aux jeunes filles concernées.

Car se marier trop jeune expose les filles à des problèmes de santé, notamment liés aux grossesses précoces, et les privent d’éducation. Cela augmente aussi fortement le risque d’exploitation sexuelle, de violence domestique ou de travail forcé.

Le renforcement de la législation bangladaise prévoit désormais jusqu’à deux ans de prison, contre trois mois actuellement, pour la personne qui enregistre le mariage, les parents de la jeune fille ou le marié lui-même. Le nouveau texte doit encore être ratifié par le Parlement, et selon les autorités, il a surtout une vocation dissuasive.

Mais le rapport de l’Unicef souligne que légiférer ne suffit pas. A l’instar du Bangladesh, la plupart des pays de la région ont des lois contre le mariage précoce, mais elles ne sont pas appliquées, elles sont même souvent largement inconnues de la population.

Le rapport rappelle enfin que les deux grands facteurs de mariage précoce sont la pauvreté et la discrimination à l’égard des filles. Moins considérées que les garçons, elles ont moins accès aux études et restent souvent vues comme un poids économique pour les familles.

JCC

(Source : UNICEF)

C'est une vidéo bouleversante, sous-titrée en anglais par l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (Memri), et publiée sur « YouTube » en juillet: celle de Nada, une fillette de 11 ans, originaire du Yémen, qui s'est réfugiée chez son oncle pour ne pas être mariée de force par ses parents.

Dans cette vidéo, Nada y crie sa colère: « Ils ont menacé de me tuer si je partais chez mon oncle. Quel genre de personnes peut menacer son enfant comme ça ? », demande-t-elle. Et d'apostropher ses parents: « Mariez moi de force et je me tuerai ! »

Au Yémen, près d'une fillette sur quatre est mariée avant ses 15 ans. Et Nada le sait bien. Si elle a pu s'enfuir de chez elle, ce n'est pas le cas de bien d'autres jeunes filles. « Certaines ont décidé de se jeter dans la mer. Elles sont mortes maintenant. (…) Ma tante avait 14 ans. Elle est restée un an avec son mari, ensuite elle s’est couverte d’essence et elle s’est immolée. Elle est morte », raconte-t-elle.

Nada serait issue d'une famille modeste de huit enfants. Elle vit désormais chez son oncle, un technicien monteur pour une télévision. L'homme a également pris sous son aile un de ses neveux, malade, que ses parents ne pouvaient pas assumer financièrement.

Un témoignage similaire avait fait le tour du monde en 2009. Après avoir été mariée, battue et violée, Nojoud 10 ans avait réussi à divorcer. Une histoire qui pourrait donner une force supplémentaire à Nada dans sa lutte pour le droit des enfants.

JCC

(Source : Now)

Voir la vidéo...

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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