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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #enfants refugies

Pour faire suite au billet d’hier consacré au sort des enfants des familles migrantes aux Etats-Unis la France est-elle irréprochable sur la question des mineurs étrangers ?

Contrairement aux Etats-Unis, les enfants restent avec leur famille en France. Cependant, en 2017, la France a enfermé, dans des centres de rétention, 275 enfants dont de nombreux nourrissons. Dans son dernier rapport, le Défenseur des droits, Jacques Toubon a dénoncé cette situation.

Dans ces centres, les familles sont dans un quartier réservé mais entourés de hautes grilles. Dans le cas de mineurs arrivés seuls en France, le placement en zone d'attente pour personnes en instance peut aussi être décidé.

Le nombre des placements en rétention a

fortement augmenté  en 2015, année du début de la crise « migratoire ». Dans son rapport, Jacques Toubon déplore « la nette augmentation du recours à la rétention des familles avec enfants ».

Pour rappel, en 2016, la France a été condamnée à cinq reprises par la Cour européenne des droits de l'homme, accusée d'avoir violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme selon lequel « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».

Actuellement, le parlement examine le projet de loi « asile et immigration »  et malgré les mesures dénoncées par les associations ou le défenseur des droits, le Sénat  entend durcir un texte qui, selon la majorité de droite, « ne comprend aucune mesure significative ni sur l'éloignement des immigrants irréguliers, ni sur l'intégration de l'immigration régulière, ni sur la lutte contre le communautarisme ».

Selon l’ONG « Amnesty International », ce texte met en péril les droits des réfugiés et migrants en France.

Si ce texte fixe la durée maximale de rétention à 90 jours au lieu de 135 jours comme initialement prévue cela représente toujours un doublement de la durée de détention actuelle. Par ailleurs, il n’interdit pas l’enfermement des enfants.

JCC

(Sources : Parlement –Amnesty International).

Les mois passent et l’horreur subie par les Rohingyas en Birmanie se poursuit. L’ONG, « Médecins sans frontières » (MSF) à dresser un premier bilan du nombre de morts depuis le début de l’opération militaire birmane contre cette minorité musulmane. Au moins 6 700 Rohingyas, dont 730 enfants de moins de cinq ans, ont été tués uniquement lors du premier mois, entre le 25 août et le 25 septembre.

Plus de 640 000 Rohingyas ont depuis trouvé refuge au Bangladesh pour fuir ce que les Nations unies ont qualifié d'« épuration ethnique ».

L’armée birmane a déclenché une vaste opération fin août contre les Rohingyas après l’attaque de dizaines de postes de police par les rebelles de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre cette minorité. Les civils ont été persécutés dans ces violences de l’armée et des centaines de milliers de personnes ont dû fuir au Bangladesh.

« L’ampleur et la nature des violences mises au jour sont effroyables », insiste MSF expliquant que l’exode des Rohingyas se poursuit et que des témoins rapportent encore « des violences subies ces dernières semaines ». L’ONG a entendu des personnes raconter que des familles entières avaient péri après que les forces armées les ont enfermées dans leurs maisons avant d’y mettre le feu.

La communauté internationale s’émeut enfin du sort des Rohingyas mais leur dramatique situation ne cesse d’empirer. Alors ce sont les associations et des personnalités connues, comme Omar Sy ou Jérôme Jarre, qui se mobilisent à travers les réseaux sociaux.

Pour rappel, les musulmans Rohingyas représentent la plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire. On avait pensé que l’arrivée à la tête du pays d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, allait faire changer les choses. Malheureusement il n’en est rien et ils continuent d’être victimes de discriminations. Ils n’ont pas de papiers d’identité, ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation et ils n’ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et hôpitaux.

JCC

(Source : MSF)

Meurtres, mutilations et recrutements d'enfants ont augmenté significativement en 2016 en Syrie dans un contexte d'escalade de la violence. Selon l’UNICEF, au moins 652 enfants ont été tués l'an dernier soit 20% de plus qu’en 2015.  255 d’entre eux ont été tués dans ou à proximité d'une école.

Par ailleurs, plus de 850 enfants ont été recrutés pour combattre dans le conflit, soit plus du double du nombre enregistré en 2015. Les enfants sont utilisés et recrutés pour se battre directement sur les lignes de front et assument des rôles de plus en plus liés aux combats, y compris, dans des cas extrêmes, ceux de bourreaux, kamikazes ou gardiens de prisons.

2,8 millions d'enfants vivent dans ces zones peu accessibles, dont 280.000 en zone assiégée, pratiquement coupés de l'aide humanitaire. Un tel contexte empêche de fournir rapidement une assistance humanitaire aux enfants. En plus des bombes, des balles et des explosions, des enfants meurent chaque jour de maladies qui pourraient être facilement évitées.

Après six ans de guerre, près de 6 millions d'enfants dépendent de l'aide humanitaire. Plus de 2,3 millions sont réfugiés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Égypte et en Irak.

Ainsi, le degré de souffrance est sans précédent dans cette région du monde. La vie des enfants est complètement bouleversée et totalement sacrifiée dans un silence assourdissant.

JCC

(Source : UNICEF)

L’ONG « Amnesty international France » a conduit une mission d’observation à la frontière franco-italienne dans les Alpes-Maritimes, du 19 janvier au 26 janvier 2017 dernier. Cette dernière a montré que la France était loin d’être exemplaire en matière de droits humains et de droits de l’enfant.

En effet, les personnes contrôlées à la frontière se retrouvent en majorité privées de toute possibilité de faire valoir leurs droits, notamment celui de solliciter l’asile. Les enfants sont traités comme les adultes malgré leur situation de vulnérabilité, ce qui est contraire à la législation française en matière de protection de l’enfance et contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant que la France a pourtant ratifiée.

Par ailleurs, aucune identification des enfants n’est réalisée et les enfants sont renvoyés au même titre que les adultes, de façon expéditive et sans possibilité d’exercer leurs droits ni même d’être accompagnés.

Cette mission a également mis en évidence le fait que ce sont précisément ces violations des droits humains commises par les autorités françaises qui ont contraint des citoyens à se mobiliser pour venir en aide aux personnes réfugiées et migrantes ; des citoyens qui, de façon paradoxale, se retrouvent, pour certains, poursuivis par l’État français.

Pour Amnesty International France et les défenseurs des droits des enfants, il revient donc aux autorités françaises de respecter l’ensemble des règles applicables du fait du rétablissement des mesures de contrôles aux frontières.

JCC

(Source : Amnesty international)

Monde : 50 millions d’enfants déracinés

La crise migratoire en Europe et dans le monde sera au cœur des prochaines discussions de l'Assemblée générale de l’ONU qui doit se tient actuellement à New York. A cette occasion, l'Unicef, (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), sort un nouveau rapport qui montre que les enfants sont les premières victimes de cette crise. A eux seuls, ils représentent près de la moitié des réfugiés dans le monde.

Le chiffre est absolument effrayant. Ils seraient près de cinquante millions d'enfants à travers le monde vivent aujourd'hui « déracinés », arrachés à leur lieu de naissance par les guerres, les violences et persécutions, mais aussi l'extrême pauvreté.

Et encore, le chiffre est une estimation « prudente » pour l'Unicef qui explique que la réalité pourrait être bien plus choquante encore. Fin 2015, 31 millions d'enfants étaient considérés comme réfugiés et 17 millions déplacés dans leur propre pays.

Près de la moitié des enfants placés sous la protection de l'ONU sont par ailleurs originaires de deux pays : la Syrie et l'Afghanistan. Le plus souvent, ces très jeunes adolescents arrivent sans papier et sans statut juridique, ce qui les rend particulièrement vulnérables à des arrestations arbitraires et des abus de toutes sortes.

L'Unicef espère des engagements clairs et relève six actions spécifiques qui permettront de protéger et d’aider les enfants déplacés, réfugiés et migrants :

· Protéger les enfants réfugiés et migrants, en particulier les enfants non accompagnés, de l’exploitation et de la violence.

· Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en mettant en place une série d’alternatives pratiques.

· Ne pas séparer les familles – le meilleur moyen de protéger les enfants et de leur donner un statut juridique.

· Permettre à tous les enfants réfugiés et migrants de continuer à apprendre et d’avoir accès aux services de santé et à d’autres services de qualité.

· Insister pour que des mesures soient prises afin de combattre les causes sous-jacentes des déplacements à grande échelle de réfugiés et de migrants.

· Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation.

JCC

(Source : UNICEF)

France : enfants en rétention, le pays à nouveau au banc des accusés

En début de semaine, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France, en raison de sa politique consistant à enfermer de jeunes enfants pendant plusieurs jours dans des centres de rétention administrative (CRA), en vue de leur expulsion. Un traitement jugé inhumain ou dégradant, par les juges européens.

La CEDH a été saisie par les familles étrangères ayant subi de tels traitements. Les cas concernent tous des enfants particulièrement jeunes entre 2011 et 2014. En 2012, un jeune Arménien de 4 ans a été placé 18 jours dans un centre de rétention administrative (CRA) de Toulouse, avec ses parents. La même année, à Metz, deux fillettes de deux ans et demi et de quatre mois ont passé huit jours dans un CRA. La Cour était aussi saisie pour le cas d’un jeune Roumain de quatre ans et d’enfants Tchéchènes de 7 et 15 mois, retenus respectivement pendant 7 et 9 jours en centre de rétention administrative.

Pour la Cour européenne, « la justice française aurait notamment dû faire en sorte de trouver une mesure moins coercitive, particulièrement lorsqu’il s’agit de jeunes enfants ». La France devra donc verser aux familles requérantes des sommes allant de 1 500 à 9 000 euros, au titre du dédommagement moral.

À la suite de cette condamnation, la Cimade, (ONG qui assiste les étrangers dans les centres de rétention, appelle le gouvernement français à « tirer toutes les conséquences des arrêts de la CEDH ».

L’ONG indique par ailleurs que cette situation « est traumatisante pour toutes les personnes enfermées, au seul motif de papiers pas en règle, mais ça l'est encore plus pour des enfants. C'est de la maltraitance, même pour un jour ou deux ».

Selon la Cimade, le placement des mineurs en centre de rétention, qui avait baissé ces dernières années, est reparti à la hausse en 2015, avec 105 enfants enfermés cette année-là en métropole, contre 45 en 2014. Pour l’heure, en 2016, déjà 67 enfants ont connu ce traitement.

Pourtant, en 2012 le Président de la République affirmait dans un courrier adressé à la Cimade qu’il s’engagerait à « à interdire les placements en rétention des familles avec enfants, au nom de l’intérêt supérieur des enfants … ».

C’est cette même année que la CEDH avait condamné la France, considérant que les conditions de rétention d’une famille n’étaient pas adaptées à leurs deux jeunes enfants, et contrevenaient aux principes de la Convention européenne des droits de l’homme.

Une récente loi sur le droit des étrangers, votée en mars 2016, a encadré les modalités d'enfermement des mineurs en centres de rétention. Cependant, pour la Cimade, « ce texte n'a fait que légaliser une pratique qui ne devrait pas exister ».

De son côté, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a estimé que cette loi « est contraire à la Convention européenne des droits de l'homme » et « doit être réformée sur ce point ».

JCC

(Sources : communiqués CIMADE, CEDH et défenseur des droits)

Monde : 33 millions d’enfants réfugiés dans le monde en 2015

Le chiffre est effarant. Pourtant, c’est la triste réalité, révélée hier à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés.

Selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux Réfugiés (HCR), un nouveau « record » a été battu dans le monde en 2015 : 65,3 millions de personnes déracinées ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

51 % de ces réfugiés sont des enfants. Ainsi, parmi les 21,3 millions de personnes qui ont fui leur pays, la moitié a moins de 18 ans. Ils n’étaient que 41 % en 2009. Par ailleurs, de plus en plus d’enfants arrivent seuls, coupés de leur famille : le HCR a compté 98 400 enfants isolés dans les différents camps de réfugiés qu’il gère.

Par ailleurs, 3,2 millions de personnes ont demandé asile dans un pays européens. Ce chiffre précis est aussi en augmentation, notamment parce que la plupart des pays industrialisés ont durci leur législation, en matière de droit d’asile. Le HCR pointe en effet « les obstacles législatifs qui se dressent partout, y compris dans des pays qui ont longtemps été en pointe de la défense des droits fondamentaux. ».

En revanche, en 2015, 201 400 réfugiés ont regagné leur pays. La plupart étaient des Afghans (61 400), des Soudanais (39 500), des Somaliens (32 300) et des Centrafricains (21 600).

Avec 183 réfugiés pour 1 000 habitants, le Liban est le pays qui accueille le plus de réfugiés par rapport à sa population. Il est suivi par la Jordanie (87) et par la petite île de Nauru, vers laquelle l’Australie déporte les migrants qu’elle ne veut pas voir sur son sol. La France quand a elle s’est engagée à accueillir 30 000 réfugiés…

Le rapport du HCR indique également que 5,2 millions de réfugiés Palestiniens ont été enregistrés auprès de l’Office des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. Ils sont les héritiers des 700 000 déplacés de la guerre israélo-arabe de 1948.

Enfin, a l’occasion de cette journée, le Haut-commissariat a annoncé, une réunion historique de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les mouvements massifs de réfugiés et de migrants le 19 septembre. Pour le HCR, « 2016 doit être l’année d’une prise de responsabilité collective et d’actions conjointes pour mettre fin aux conflits forçant les personnes à fuir et pour aider ces millions de gens dont la vie a été détruite par la violence. ».

Souhaitons qu'à l'issue de cette réunion, de véritables mesures soient mises en place pour commencer à endiguer ce véritable drame humain.

Dernière chose : pendant le temps que vous avez pris pour lire ce billet, 120 personnes ont été déracinées...

JCC

(Source : HCR)

Pour en savoir plus voir le site du HCR

France : « Jungle » de Calais, les enfants ont besoin d’être protégés

A quelques encablures de la décision du Tribunal administratif, relative à l'évacuation d'une partie du bidonville de Calais, Geneviève Avenard, Défenseure des enfants, s’est rendue sur les lieux lundi dernier. Elle dénonce avec force les « conditions de vie abominables » dans la « jungle », et appelle les pouvoirs publics à protéger les mineurs.

Selon le dernier décompte effectué par les associations, 3 455 personnes vivent ici, dont 445 enfants. Parmi eux, 305 sont isolés. La plupart ont plus de seize ans, mais quelques-uns sont très jeunes : les associations parlent d'un petit Afghan de dix ans, et même d'un enfant, peut-être Irakien, qui serait âgé de seulement sept ans

C’est pourquoi, la Défenseure des enfants réclame l'ouverture urgente d'un dispositif local de mise à l'abri pour les mineurs : « on ne peut souhaiter le maintien de ces conditions de vie abominables. Mais clairement le démantèlement n'est pas suffisamment préparé, et les enfants, notamment, risquent de se volatiliser si le bidonville est démantelé, et de devenir la proie de réseaux criminels. Un des premiers devoirs des pouvoirs publics est de les protéger. »

Lundi, plus de 250 personnalités et organisations ont signé une tribune dans Le Monde, indiquant que « les bulldozers ne peuvent pas tenir lieu de politique. Ce pays peut-il se satisfaire de devenir le champion du non-accueil, alors que les réfugiés y sont moins nombreux qu'ailleurs? ». Alors que les frontières se ferment dans les Balkans, que la Grande-Bretagne rêvée menace plus que jamais de sortir de l'Union européenne, et que la Belgique annonce le rétablissement des contrôles à sa frontière avec la France, la « jungle » redoute l'arrivée des pelleteuses et des CRS.

JCC

(Source : Défenseure des enfants)

France : la tragédie des enfants réfugiés, vue par les photographes

Je vous invite à vous rendre sur cette page de l’AFP (Agence France Presse) :

Blog AFP

De la Grèce à la Birmanie, du Mexique au Sahel, de Calais à la frontière turco-syrienne, on y découvre une compilation de tout ce que l’AFP a publié sur cette tragédie depuis mars 2015. L’AFP rappelle « qu’un habitant de la planète sur 122 est aujourd'hui une personne qui a été forcée de quitter son foyer, et 2015 a probablement été l'année où le nombre de déplacements forcés a dépassé 60 millions pour la première fois, selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ».

A voir absolument pour mieux comprendre le drame que vivent au quotidien les familles réfugiées.

JCC

Syrie : la crise des enfants réfugiés risque d’empirer si rien n’est fait

À défaut d'un redoublement d'efforts pour mettre un terme au conflit en Syrie et répondre aux besoins humanitaires criants des millions de personnes dont la vie est bouleversée par la violence, la crise des réfugiés en Europe ne fera qu'empirer.

C’est ce que dénonce l’UNICEF dans un communiqué. Selon son directeur régional pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord « tous les Syriens et Syriennes à qui j'ai parlé m'ont dit qu'ils seraient restés dans leur pays s'ils avaient pu y être en sécurité, y vivre en paix et être traités avec dignité. Ils risquent leur vie et celle de leurs enfants en fuyant vers l'Europe, car ils n'ont pas d'autre option et ne voient aucun avenir pour eux et leurs enfants ».

À cause du conflit en Syrie, 16 millions de personnes, dont près de la moitié sont des enfants, ont un besoin criant d'aide humanitaire et de protection. Ils ont entre autres besoin de soins de santé de base, d'un accès à de l'eau potable et à des services d'assainissements, ainsi qu'à une éducation.

En Syrie, selon l'UNICEF, deux millions d'enfants ne sont plus scolarisés et plus de cinq millions de personnes souffrent des conséquences des interruptions de l'accès à l'eau potable qui ont eu lieu au cours des derniers mois, et qui ont parfois été longues et délibérées. Par ailleurs, partout en Syrie, plus de la moitié des hôpitaux publics ne fonctionnent que partiellement ou sont totalement fermés, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

En outre, plus de quatre millions de Syriens et de Syriennes, dont la moitié sont des enfants, ont dû fuir le pays depuis le début du conflit, il y a bientôt cinq ans. Les dernières données de l'Union européenne montrent que le groupe de réfugiés le plus important en nombre, arrivant en Europe en 2015, vient de la Syrie.

Parallèlement à la mise en place d'interventions indispensables pour répondre aux besoins urgents de ceux et celles qui se lancent dans ce périlleux voyage jusqu'en Europe, un soutien drastiquement renforcé est toujours nécessaire dans les pays voisins de la Syrie.

À elle seule, la Turquie compte deux millions de réfugiés syriens, sous protection temporaire. Ce chiffre qui a triplé depuis le début de 2014, et en fait le pays qui accueille le plus de réfugiés syriens. Au Liban, pays de 4,8 millions d'habitants, 1,1 million de Syriens sont accueillis et, de son côté, la Jordanie compte 630 000 réfugiés enregistrés.

En dépit des défis immenses auxquels sont confrontées les populations affectées par le conflit, les financements pour l'aide humanitaire restent grandement insuffisants pour répondre aux besoins : l'UNICEF a reçu moins de 50 pour cent de l'appel de fonds lancé pour ses programmes en Syrie et dans les pays voisins pour l'année 2015. Cet appel de fonds s'élève à 903 millions de dollars.

JCC

(Source : UNICEF)

Pour soutenir l’UNICEF pour les enfants syriens : cliquez ici

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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