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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #enfants face a la guerre

Liban : plus de 250 000 enfants syriens non scolarisés

Un rapport, publié par l’ONG « Human Rights Watch » (HRW) et intitulé « ‘Growing Up Without an Education’: Barriers to Education for Syrian Refugee Children in Lebanon » (“Grandir sans éducation” : Obstacles à la scolarisation des enfants réfugiés syriens au Liban), montre que plus de la moitié des près de 500 000 enfants syriens en âge scolaire enregistrés au Liban ne reçoivent pas d’enseignement formel.

Ce rapport fait cependant état des importantes mesures prises par le Liban pour permettre aux enfants syriens d’avoir accès aux écoles publiques. Toutefois, HRW a constaté que certaines écoles n’ont pas respecté les politiques de scolarisation, et que les familles syriennes ainsi que le système scolaire public débordé du Liban ont besoin de davantage de soutien de la part des donateurs.

En outre, le Liban est en train de saper sa politique de scolarisation positive en imposant de sévères exigences en matière de droit de séjour qui restreignent la liberté de mouvement des réfugiés et exacerbent leur pauvreté, limitant la capacité des parents à envoyer leurs enfants à l’école et contribuant au travail des enfants.

Les enfants en âge d’aller à l’école secondaire ainsi que les enfants handicapés font face à des obstacles particulièrement difficiles.

Car d’autres facteurs découragent les syriens d’inscrire leurs enfants dans les écoles et aboutissent à l’abandon des études : la violence scolaire, y compris les châtiments corporels de la part du personnel de l’établissement et le harcèlement et l’intimidation par d’autres élèves ; des craintes en rapport avec la sécurité, avec beaucoup d’enfants rentrant à pied des cours du soirs après la tombée de la nuit ; et des matières enseignées en des langues mal connues, comme l’anglais et le français, avec un soutien linguistique insuffisant.

Ainsi, l’ONG demande au Liban de veiller à ce que sa généreuse politique d’inscription soit correctement mise en œuvre et à ce qu’il y ait une obligation de rendre des comptes en ce qui concerne la violence à l’école, y compris les châtiments corporels.

JCC

(Source : communiqué HRW)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Monde : 33 millions d’enfants réfugiés dans le monde en 2015

Le chiffre est effarant. Pourtant, c’est la triste réalité, révélée hier à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés.

Selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux Réfugiés (HCR), un nouveau « record » a été battu dans le monde en 2015 : 65,3 millions de personnes déracinées ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

51 % de ces réfugiés sont des enfants. Ainsi, parmi les 21,3 millions de personnes qui ont fui leur pays, la moitié a moins de 18 ans. Ils n’étaient que 41 % en 2009. Par ailleurs, de plus en plus d’enfants arrivent seuls, coupés de leur famille : le HCR a compté 98 400 enfants isolés dans les différents camps de réfugiés qu’il gère.

Par ailleurs, 3,2 millions de personnes ont demandé asile dans un pays européens. Ce chiffre précis est aussi en augmentation, notamment parce que la plupart des pays industrialisés ont durci leur législation, en matière de droit d’asile. Le HCR pointe en effet « les obstacles législatifs qui se dressent partout, y compris dans des pays qui ont longtemps été en pointe de la défense des droits fondamentaux. ».

En revanche, en 2015, 201 400 réfugiés ont regagné leur pays. La plupart étaient des Afghans (61 400), des Soudanais (39 500), des Somaliens (32 300) et des Centrafricains (21 600).

Avec 183 réfugiés pour 1 000 habitants, le Liban est le pays qui accueille le plus de réfugiés par rapport à sa population. Il est suivi par la Jordanie (87) et par la petite île de Nauru, vers laquelle l’Australie déporte les migrants qu’elle ne veut pas voir sur son sol. La France quand a elle s’est engagée à accueillir 30 000 réfugiés…

Le rapport du HCR indique également que 5,2 millions de réfugiés Palestiniens ont été enregistrés auprès de l’Office des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. Ils sont les héritiers des 700 000 déplacés de la guerre israélo-arabe de 1948.

Enfin, a l’occasion de cette journée, le Haut-commissariat a annoncé, une réunion historique de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les mouvements massifs de réfugiés et de migrants le 19 septembre. Pour le HCR, « 2016 doit être l’année d’une prise de responsabilité collective et d’actions conjointes pour mettre fin aux conflits forçant les personnes à fuir et pour aider ces millions de gens dont la vie a été détruite par la violence. ».

Souhaitons qu'à l'issue de cette réunion, de véritables mesures soient mises en place pour commencer à endiguer ce véritable drame humain.

Dernière chose : pendant le temps que vous avez pris pour lire ce billet, 120 personnes ont été déracinées...

JCC

(Source : HCR)

Pour en savoir plus voir le site du HCR

Monde : 16 juin, journée mondiale de l’enfant africain

Le 16 juin, les coalitions africaines de l'action mondiale contre la pauvreté organisent des actions simultanées pour la Journée de l’Enfant Africain.

Cette Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu'ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d'un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.

Le thème 2016 de la journée mondiale de l’enfant africain est : « conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants ». Le Comité Africain d'Experts sur les Droits et le Bien-être de l'Enfant (CAEDBE) a adopté ce thème lors de sa 25ème session ordinaire tenue en Avril 2015.

En 2015, le CAEDBE avait commandé une étude continentale sur l'impact des conflits armés sur les enfants en Afrique dans le cadre de ses efforts pour renforcer ses actions sur la protection de l'enfance en situation de conflits en Afrique, ainsi que la garantie de la protection et de la préservation de la vie et du bien-être être des enfants africains.

Plusieurs actions simultanées se dérouleront aujourd’hui dans différents pays africains, comme en Afrique du Sud où des enfants et des adultes viendront à Soweto pour exiger des dirigeants africains l’aide aux orphelins et aux enfants vulnérables.

En République Démocratique du Congo, un atelier regroupant des travailleurs sociaux encadreront les enfants de rue .

Au Kenya, il est prévu des manifestations impliquant près de 5.000 enfants tandis qu’au Sénégal, une réunion de lobbying avec le Président sénégalais et des célébrités telles que Youssou Ndour, Coumba Gawlo, etc… marquera cette journée à laquelle sont conviées les enfants…

JCC

(Source : CAEDBE)

Arabie saoudite : le pays ne sera pas sur la liste des pays violant les droits des enfants

Vingt organisations de défense des droits de l'homme ont appelé l'ONU à remettre la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite sur sa liste noire des pays violant les droits des enfants.

En effet, dans son rapport annuel, qui détaille le sort des enfants victimes de conflits armés en 2015 dans 14 pays, l'ONU avait accusé la coalition d'être responsable à 60 % du bilan de 785 enfants tués et 1 168 mineurs blessés en 2015 au Yémen. « Dans plusieurs situations de conflit, des opérations aériennes ont contribué à créer un environnement complexe où de nombreux enfants ont été tués et blessés » indiquait l'ONU.

Mais la pression exercée par Riyad (capitale Arabie saoudite) a eu raison de l'ONU, qui a retiré la coalition militaire pilotée par l’Arabie saoudite au Yémen de la liste noire de pays et organisations qui tuent des enfants dans les conflits.

Voici la liste des pays dans laquelle la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen a été enlevée :

Parties en Afghanistan

1. Police nationale afghane, y compris la police locale afghane

2. Réseau Haqqani,

3. Hezb-i-Islami, dirigé par Gulbuddin Hekmatyar,

4. Taliban, y compris le Front Tora Bora, la Jama’at al-Da’wa ila al-Qur’an walSunna et le réseau Latif Mansur,

Parties en République centrafricaine

1. Ex-Séléka et groupes armés associés

2. Milices de défense locale connues sous le nom d’anti-balaka

3. Armée de résistance du Seigneur

Parties en République démocratique du Congo

1. Forces démocratiques alliées,

2. Forces armées de la République démocratique du Congo,

3. Forces démocratiques de libération du Rwanda

4. Forces de résistance patriotiques en Ituri,

5. Armée de résistance du Seigneur

6. Alliance maï-maï des patriotes pour un Congo libre et souverain « Colonel

Janvier »

7. Union des patriotes congolais pour la paix (UPCP), aussi connue sous le nom de Maï Maï « Lafontaine »

8. Maï-Maï Simba,

9. Maï-Maï Kata Katangaa10. Nduma Defence of Congo/Chek,

11. Maï-Maï Nyatur

12. Raïa Mutomboki

Parties en Iraq,

État islamique d’Iraq et du Levant,

Parties au Mali

1. Mouvement national pour la libération de l’Azawad,

2. Mouvement pour l’unification et le jihad en Afrique de l’Ouest,

3. Ansar Eddine,

Parties au Myanmar (Birmanie)

1. Democratic Karen Benevolent Army,

2. Armée de l’indépendance kachin,

3. Armée de libération nationale karen,

4. Conseil pour la paix de l’Armée de libération nationale karen,

5. Armée karenni,

6. Armée du Sud de l’État Shan,

7. Tatmadaw Kyi, notamment les unités intégrées de gardes-frontière,

8. Armée unifiée de l’État wa,

Parties en Somalie

1. Chabab,

2. Ahl al-Sunna wal-Jama’a (ASWJ),

3. Armée nationale somalienne,

Parties au Soudan du Sud

1. Armée populaire de libération du Soudan,

2. Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan dans l’opposition,

3. Armée blanche,

Parties au Soudan

1. Forces de sécurité gouvernementales, y compris les Forces armées soudanaises, les Forces de défense populaires et les Forces de police soudanaises,

2. Mouvement pour la justice et l’égalité,

3. Milices progouvernementales,

4. Armée de libération du Soudan – faction Abdul Wahid,

5. Armée de libération du Soudan – faction Minni Minawi,

6. Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord,

Parties en République arabe syrienne

1. Ahrar el-Cham,

2. Armée syrienne libre et groupes affiliés,

3. Forces gouvernementales, y compris les forces de défense nationale et les milices chabbih,

4. État islamique d’Iraq et du Levant,

5. Front el-Nosra,

6. Unités de protection populaire,

Parties au Yémen

1. Mouvement houthiste Ansar Allah,

2. Al-Qaida dans la péninsule arabique/Ansar el-Charia,

3. Forces gouvernementales, y compris les Forces armées yéménites, la première division blindée, la police militaire, les forces de sécurité spéciales et la Garde républicaine,

4. Milices progouvernementales, y compris les salafistes et les comités populaires,

Parties en Colombie

1. Armée nationale de libération

2. Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée populaire

Parties au Nigéria

1. Force spéciale mixte civile

2. Jamaatou Ahl es-Sunna lid-Daawaati wal-Jihad également connu sous le nom

de Boko Haram,

Parties aux Philippines

1. Groupe Abu Sayyaf,

2. Combattants islamiques pour la liberté des Bangsamoro,

3. Front de libération islamique Moro,

4. Nouvelle armée populaire.

JCC

(Source : ONU et HRW)

Voir le rapport initial

Tchad, Nigéria : Les enfants sont de plus en plus impliqués dans les attentats-suicides

Dans un rapport intitulé « Au-delà de Chibok » et publié près de deux ans jour pour jour après l’enlèvement de 276 lycéennes par l’organisation terroriste « Boko Haram », l’UNICEF pointe la situation dramatique de milliers d’enfants parfois très jeunes, victimes d’enlèvements, de sévices sexuels et de mariages forcés et utilisés, par cette organisation terroriste, comme bombes humaines ou pour transporter des explosifs.

De l’enlèvement pur et simple aux alliances forcées avec les villages sous leur contrôle, tous les moyens sont bons pour « Boko Haram » afin d’enrôler ces enfants contre leur gré. Les combattants du groupe terroriste profitent entre autres des déplacements de populations importants ( 1,3 million d’enfants déplacés depuis 2014) qu’ils ont eux-mêmes provoqués.

Ils privilégient notamment les attaques-surprises sur les villages, des occasions idéales pour disperser les groupes et enlever les enfants. Ils représentent une ressource pour les terroristes, qui les emploient par la suite comme des armes de guerre.

Le fait que des enfants soient impliqués dans des conflits en Afrique n’est pas nouveau, indique l’UNICEF dans ce rapport, mais leur utilisation systématique dans des attentats à la bombe est quelque chose d’assez récent. Ainsi, entre 2014 et 2015, le nombre d’enfants utilisés dans des attentats-suicides a été multiplié par 10 passant de 4 à 44.

JCC

(Source : UNICEF)

Voir le rapport (en langue anglaise)

Monde : recrudescence inquiétante des mines antipersonnel

Après des décennies d'amélioration, la situation s'est brusquement dégradée l'an passé sur le front des mines antipersonnel, dont l'utilisation est en forte recrudescence selon l'ONG Handicap international.

L'utilisation des mines antipersonnel était en baisse continue depuis des années. Le monde était passé de 20.000 victimes en 1998 à environ 3.250 sur la période juillet 2013 à juillet 2014. Mais le phénomène s'est inversé en 2015.

Le nombre de morts et blessés a grimpé à 3.700, ce qui représente une augmentation de 12%.

En cause la recrudescence des conflits en Syrie, Irak, Libye, Afghanistan ou bien encore en Ukraine.

Ce sont principalement des groupes armés, qui utilisent les mines antipersonnel. Par exemple, en Libye, ces groupes utilisent des stocks de mines de fabrication industrielle, qu'il ont retrouvés dans l'arsenal de l’ancien dictateur Kadhafi. Mais il y a aussi les mines artisanales, qui sont très utilisées en Irak et en Syrie.

Selon Handicap international, le nettoyage des zones contaminés par des mines est un travail de fourmi qui prendra énormément de temps et demandera beaucoup d'argent. En Syrie, même si la paix se faisait demain, les gens ne pourraient pas rentrer chez eux.

Les Etats doivent dénoncer fermement, sans frilosité, cette situation. Quand des pays sont pointés du doigt, ils se sentent stigmatisés et réduisent leur usage. Suite à la mobilisation internationale, au Népal ou en Amérique latine, certains groupes armés se sont engagés à ne plus utiliser de mines antipersonnel.

Les mines ont pour particularité de causer des blessures graves, notamment l’amputation d’un ou de plusieurs membres, et de toucher, la plupart du temps, les populations civiles et surtout les enfants. Handicapés à vie, les survivants de ces engins ont besoin d’une assistance à long terme.

Et comme toujours, les enfants sont les premières victimes de ces mines. Ils sont attirés par ces objets brillants, qui ont des formes bizarres, et jouent avec.

Aujourd'hui, selon les sources disponibles, de 60 à 100 millions de mines antipersonnel actives resteraient enfouies dans le sol d'environ soixante pays.

JCC

(Sources : Handicap International & droitsenfant.fr)

Israël : la prison pour les enfants de moins de 14 ans ?

La Knesset israélienne (parlement) a approuvé début avril un projet de loi qui permettrait aux tribunaux israéliens d’imposer des peines de prison aux mineurs de moins de 14 ans.

Si elle était adoptée en seconde lecture, cette loi serait applicable aux résidents d’Israël et de Jérusalem-Est occupée. C’est pourquoi, les détracteurs de cette loi pensent qu’elle est spécialement destinée aux enfants palestiniens. En effet, les Palestiniens de la Cisjordanie occupée peuvent être jugés par les tribunaux militaires d’Israël.

Selon les défenseurs des droits des prisonniers, au moins 108 mineurs palestiniens âgés de moins de 16 ans seraient actuellement détenus actuellement par Israël.

Une récente augmentation de la violence dans les territoires palestiniens occupés et Israël a conduit aux meurtres de plus de 200 Palestiniens et de près de 30 Israéliens depuis octobre, avec une vague d’attaques et de tentatives d’attaques avec des armes légères ou rudimentaires. La majorité de ces attaques ont été menées par de jeunes Palestiniens, et contre l’armée israélienne. C’est ce qui expliquerait l’attitude des députés israéliens.

Pourtant, le pays est signataire de la Convention internationale sur les droits de l’enfant. La convention stipule que « l’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi et utilisée uniquement comme une mesure de dernier ressort et pour la plus courte période de temps appropriée. »

Malheureusement, dans le contexte actuel dans cette partie du monde, il y a un gros risque que le projet de loi soit adopté.

JCC

(Source : Jérusalem Post)

Nigéria : ne pas oublier les 219 jeunes filles enlevées par Boko Haram

Le 14 avril 2014, Boko Haram enlevait 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria. Certaines ont réussi à s’enfuir mais 219 sont restées aux mains de ce groupe terroriste. Deux ans plus tard, où sont les lycéennes enlevées en 2014 par Boko Haram ?

Le pire est à craindre : sûrement converties sous la contrainte, dispersées, « mariées » de force, violées, peut-être vendues comme esclaves, prostituées ou même envoyées se faire exploser pour commettre de nouveaux attentats.

Boko Haram devenu « Etat Islamique en Afrique de l’Ouest » poursuit en effet ses exactions, enlèvements, attentats souvent commis en utilisant des femmes et des enfants comme bombes humaines, semant la terreur et la mort au Nigeria mais aussi au Cameroun, au Tchad et au Niger.

A chaque libération d’otages par l’armée nigériane, des rumeurs circulent sur la libération de lycéennes de Chibok mais elles se sont toujours avérées fausses.

Les mères de Chibok ont mené une mobilisation exemplaire, popularisée par le réseau « Bring back our girls » et relayée dans le monde entier. Elles réaffirment aujourd’hui leur détermination à poursuivre le combat jusqu’à la libération de leurs filles.

En France, plusieurs personnalités, conduites par Elisabeth Badinter, se mobilisent pour elles et refusent de les oublier. Dans un communiqué, elles demandent au Conseil de Sécurité de l’ONU :

« - De prendre ses responsabilités pour combattre le terrorisme de Boko Haram et de prendre toutes les mesures pour arracher la libération de ses otages ;

- De saisir la Cour Pénale Internationale afin que cesse l’impunité des dirigeants de Boko Haram-Etat Islamique en Afrique de l’Ouest;

- De développer les dispositifs d’accueil des otages libérés, principalement femmes et enfants qu’il faut aider à se reconstruire par l’accompagnement et le soutien psychologique. »

JCC

Monde : journée mondiale de lutte contre l’utilisation des enfants-soldats

Ce 12 février est la journée internationale des enfants soldat. En 2016, la plupart des Etats ont signé les textes contre l’utilisation des enfants dans les conflits armés. Pourtant, il y a 250 000 jeunes âgés de 6 à 18 ans mêlés à une trentaine de conflits dans le monde. Alors que depuis 2002, selon le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, la participation de ces derniers aux conflits armés est interdite, les enfants continuent ainsi d’être utilisés dans les guerres.

Dociles et influençables, ils sont combattants, poseurs de mines, voire porteurs, messagers, espions, cuisiniers, esclaves sexuels. Si la majorité d’entre eux s’enrôlent pour fuir la maltraitance ou la pauvreté, beaucoup sont recrutés de force ou kidnappés. Les garçons forment le gros des troupes, mais ils ne sont pas les seules victimes. Les filles se battent comme eux et représenteraient presque la moitié des enfants soldats dans le monde.

L'ONU a recensé de graves violations commises à l'encontre d'enfants dans 20 pays : en Afghanistan, au Burundi, en Colombie, en Côte d'Ivoire, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, en Géorgie, en Haïti, en Iraq, au Liban, au Myanmar, au Népal, en Ouganda aux Philippines, en Somalie, au Soudan, au Sri Lanka, au Tchad, en Thaïlande et dans le Territoire palestinien occupé par Israël. En outre, 56 parties, États et autres, se sont rendus coupables d'abus graves contre des enfants.

Aujourd'hui, dans 20 situations préoccupantes dans le monde, des enfants sont brutalisés et utilisés de manière cynique. On évalue à plus de 2 millions le nombre d'enfants tués dans des situations de conflit armé; à plus de 6 millions les enfants rendus handicapés à vie. Plus de 250 000 d'entre eux continuent d'être exploités en tant qu'enfants soldats. La guerre fait de plus en plus de victimes parmi les femmes et les enfants et la disproportion du nombre de décès parmi des civils n'a jamais été aussi élevé.

Ainsi, les impacts psychologiques sont dramatiques. Les petits qui se retrouvent face à la décomposition de leur vie sociale, au stress, à la guerre, à la mort de leurs parents, aux viols de leurs sœurs ou de leur mère, demeurent psychologiquement traumatisés à vie.

Pour les enfants parvenant à échapper à la guerre, leur sort reste malgré tout peu enviable. Ils seraient quelque vingt millions réfugiés dans les Etats voisins ou déplacés dans leur propre pays. Pire, sur les dix dernières années, plus d’un million sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille.

En revanche, des progrès ont été enregistrés en ce qui concerne le développement de plans d'action pour libérer des enfants soldats au Burundi, en République centrafricaine, en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo et en Ouganda.

Cependant trop d'enfants souffrent encore dans le monde.

JCC

Voir la page consacrée à ce sujet sur www.droitsenfant.fr

Yémen : 1,3 millions d’enfants en danger de mort

C’est un conflit dont on ne parle pas ou peu. Pourtant il fait des dizaines de milliers de victimes dont de nombreux enfants.

Selon l’’UNICEF, 1,3 millions d’enfants de moins de 5 ans risquent la malnutrition. Cela peut provoquer des troubles physiques et mentaux, ou la mort.

Ces derniers mois, 192 centres dédiés au traitement de la malnutrition ont fermé à cause du manque d’essence ou parce que les hôpitaux ont été frappés par des raids aériens.

Depuis l'implication directe, en mars 2015, d'une coalition arabe sous commandement saoudien dans le conflit entre les rebelles « houthis » et le gouvernement du président Abd Rabo Mansour Hadi, la crise yéménite a fait quelque 6 000 victimes, dont 747 enfants. Cette guerre dévastatrice s’enlise loin de l’attention de la communauté internationale, alors même que la crise ne cesse de s’aggraver.

L’ONU et plusieurs ONG (UNICEF, Human Rights Watch, Médecins sans frontières) ont récemment tiré le signal d'alarme sur la situation alarmante des populations civiles de ce pays, en proie à une guerre sans fin, à la montée en puissance des groupes jihadistes et à une crise humanitaire d'envergure.

JCC

(Source : UNICEF)

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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