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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #enfance en danger

Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de défense et de promotion des droits de l’enfant . dans le même temps nous  fêtons le 28ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Elle a été adoptée à l’unanimité par l’Organisation des nations unies (ONU) le 20 novembre 1989. Elle garantit aux enfants du monde entier des droits. Mais, si ce texte est le traité ratifié par le plus grand nombre de pays (seuls les États-Unis manquent à l’appel), son application laisse encore à désirer en France et dans de nombreuses régions du monde.
Vingt-huit ans après, où en est-on ?
 
Santé, des progrès mais peut mieux faire
Les progrès les plus significatifs depuis 1989 ont été réalisés dans le domaine de la santé. Pour autant, ils restent relatifs : en 2015, 8,9 millions enfants (au lieu de 14 millions en 1989) mouraient encore avant leurs 15 ans. Si nombre de maladies virales comme la rougeole, le tétanos ou bien encore la polio ont pratiquement été éradiquées, puisque le taux de mortalité des enfants pour ces épidémies a baissé de presque 90 % en vingt-cinq ans, il n’en est pas de même pour le SIDA. 2 millions d’enfants de par le monde l’on contracté et 35 % d’entre eux en meurent avant leurs 10 ans. Près de 90% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne où les médicaments, pourtant de plus en plus efficaces, tardent à arriver.

Malnutrition et accès à l’eau potable : une situation dramatique
Le bilan, quoique meilleur qu’il y a vingt-huit ans, reste dramatique : 2,9 millions d’enfants meurent avant 5 ans parce qu’ils sont mal nourris. Dans les pays en voie de développement, plus d'un milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau salubre et près de 3 milliards de personnes (plus de la moitié de l'humanité) ne sont pas équipées de systèmes d'assainissement. Près de 3 millions d'enfants meurent chaque année de maladies dues au manque d'hygiène et douze millions d’entre eux meurent victimes de pneumonie, de diarrhée et autres maladies évitables. Pourtant de simples mesures d'hygiène, d’accès à l’eau potable, aux médicaments, d’alimentation suffisante ou d’allaitement maternel pourraient sauver de nombreuses vies.
 
Les enfants au travail
Un rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) montre que la lutte contre le travail des enfants est en bonne voie, même si l’objectif d’en éliminer les pires formes cette année ne sera pas atteint. Les dernières estimations, publiées en 2015, montrent que l’essentiel des progrès a été accompli entre 2008 et 2014, quand le chiffre mondial a reculé de 215 à 168 millions. Cela reste un chiffre énorme. Plus de la moitié de ces 168 millions d’enfants qui travaillent dans le monde sont engagés dans des activités dangereuses, activités qui mettent directement en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral. Actuellement, le nombre d’enfants qui effectuent des travaux dangereux s’élève à 115 millions, contre 171 millions en 2000.

La région d'Asie-Pacifique continue à enregistrer les plus grands nombre d'enfants (presque 78 millions ou 9,3% de toute la population d'enfants), mais l'Afrique sub-saharienne continue à être la région avec la plus forte incidence de travail des enfants (59 millions, plus de 21%).

Il y a 13 millions (8,8%) d'enfants astreints au travail des enfants en Amérique latine et les Caraïbes, tandis qu'ils sont 9,2 millions (8,4%) dans la région du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
 
L'agriculture continue à être de loin le secteur avec le plus grand nombre d'enfants astreints au travail (98 millions, ou 59%), mais le nombre d'enfants dans les services (54 millions) et l'industrie (12 millions) n'est nullement négligeable – principalement dans l'économie informelle.
Le travail des enfants chez les filles a diminué de 40% depuis 2000, alors que chez les garçons la diminution est de 25%.
 
 
Les enfants soldats
En 2016, la plupart des Etats ont signé les textes contre l’utilisation des enfants dans les conflits armés. Pourtant, il y aurait quelque 250 000 jeunes âgés de 6 à 18 ans mêlés à une trentaine de conflits dans le monde. Alors que depuis 2002, selon le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, la participation de ces derniers aux conflits armés est interdite, les enfants continuent d’être utilisés dans les guerres.

Consommant moins de nourriture que les adultes, dociles et influençables, ils sont combattants, poseurs de mines, voire porteurs, messagers, espions, cuisiniers, esclaves sexuels, etc. Si la majorité d’entre eux s’enrôlent pour fuir la maltraitance ou la pauvreté, beaucoup sont recrutés de force ou kidnappés. Les garçons forment le gros des troupes, mais ils ne sont pas les seules victimes. Les filles se battent comme eux et représenteraient presque la moitié des enfants soldats dans le monde.

Certaines s’engagent volontairement pour échapper à un esclavage domestique ou un mariage forcé. Enfants soldats, elles sont souvent victimes de viol, de traite, d’exploitation et de mutilations sexuelles, avec des risques de grossesses non désirées, des conditions d’accouchement tragiques et une exposition aux MST (maladies sexuellement transmissibles) dont le Sida.

Surtout destinés aux adultes, les programmes DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration) des Nations unies, visant à reconstruire la paix et la stabilité, ainsi que le développement à long terme des sociétés après les conflits, ont tout de même permis de démobiliser plus de 100 000 enfants dans plus de 15 pays.

Les enfants face à la guerre et au terrorisme
Les conflits armés qui ensanglantent le monde ces dernières décennies n’ont jamais fait autant de victimes civiles puisqu’elles représenteraient actuellement 90 % des tués. Et parmi elles, la moitié serait des enfants. Enfants soldats ou pas, l’impact des guerres sur les plus petits est dès lors considérable. En une décennie, plus de deux millions d’enfants ont été tués, au moins six millions ont été blessés dont une grande partie souffre d’invalidité permanente.

Les impacts psychologiques sont également dramatiques. Les petits qui se retrouvent face à la décomposition de leur vie sociale, au stress, à la guerre, à la mort de leurs parents, aux viols de leurs sœurs ou de leur mère, demeurent psychologiquement traumatisés à vie.

Pour les enfants parvenant à échapper à la guerre, leur sort reste malgré tout peu enviable. Ils seraient quelque vingt millions réfugiés dans les Etats voisins ou déplacés dans leur propre pays. Pire, sur les dix dernières années, plus d’un million sont devenus orphelins ou ont été séparés de leur famille.

En Syrie, les violences à l'encontre des enfants ont atteint leur pire niveau au cours de l'année 2016. Dans le pays, où la guerre sévit depuis six ans, plus de 650 enfants ont été tués au cours de la dernière écoulée. Cela représente une augmentation de 20 % par rapport à l'année 2015. Parmi ces enfants tués, 255 l'ont été dans ou à proximité d'une école, ce qui prouve qu'ils sont délibérément visés.

Enfin, des milliers d’enfants sont victimes des attentats terroristes qui frappent partout dans le monde.  Ils en sont directement victimes, tués ou blessés, ou bien ils se retrouvent orphelins ou enfin sont embrigadés pour commettre eux-mêmes ces attentats.
 
 
L’exploitation sexuelle des enfants
Pour le bon plaisir d'adultes sans scrupules plusieurs millions d'enfants et d'adolescents sont prostitués ou exploités sexuellement à travers le monde. C'est avant tout un drame de pauvres. Même si l'on rencontre sur tous les continents des pédophiles, la très grande majorité des enfants prostitués et exploités sexuellement se trouvent dans les pays du tiers monde ou dans les catégories sociales très défavorisées des pays riches.

La majorité de ces jeunes a entre 12 et 18 ans, mais certains ont à peine 8 ans et même des bébés sont parfois impliqués. Là aussi, de réels progrès ont été réalisés grâce notamment à un renforcement de l’arsenal répressif, d’une réelle prise de conscience des populations et des campagnes d’information en direction des enfants.

L’Education,  un levier majeur
Entre tous, l’éducation joue un rôle crucial. Car, même au milieu du chaos, elle peut restaurer un certain degré de stabilité et de normalité pour les enfants. Une amélioration sensible a été opérée depuis 20 ans et le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 115 millions à 93 millions.

L’écart entre le nombre de filles scolarisées et les garçons s’est considérablement réduit. Une amélioration qu’il faut cependant relativiser par le taux d’achèvement des études qui reste très insuffisant. L’éducation offre une occasion unique de transmettre aux enfants des messages de survie sur des questions aussi vitales que la prévention du sida et la sensibilisation aux dangers qui les menacent. L’éducation peut aussi permettre de semer la paix et la justice partout dans le monde.

La situation en France
La France est un des pays au monde qui respecte le mieux la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (le Canada et la Suède font figure de meilleurs « élèves »). Il existe toutefois de graves problèmes : la pauvreté, qui touche 3 millions d’enfants, avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement ; la discrimination qui pénalise les jeunes des banlieues issus de l’immigration ou d’Outre-mer ; la situation des mineurs étrangers isolés qui sont retenus dans les zones d’attente des aéroports ou qui errent dans les rues et dans des camps de fortune sans bénéficier d’assistance ; le recours excessif aux mesures répressives, par défaut de structures alternatives à l’incarcération des mineurs ; la situation dramatique des enfants Roms et des gens du voyage qui perdure ; la difficulté d’intégration scolaire des élèves handicapés, le harcèlement et le racket à l’école, le suicide des enfants et des jeunes ; la discrimination dans les cantines scolaires, les 30 000 enfants qui sont sans domicile fixe, les dérives sectaires de certains mineurs perdus dans le « djihad », le droit aux origines des enfants nés sous X, les difficultés de prise en charge des enfants par l’aide sociale à l’enfance, etc…

Dans son dernier rapport, publié aujourd’hui, le Défenseur des Droits, Jacques Toubon alerte sur les situations alarmantes de certains enfants vulnérables en France. Elles appellent, selon lui, « des réactions urgentes » des pouvoirs publics.

Il s’inquiète tout d’abord des récentes annonces du gouvernement sur la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA), ces jeunes migrants arrivant sans famille en France. Le gouvernement a récemment annoncé sa volonté de confier à l’Etat l’accueil d’urgence et l’évaluation de l’âge de ces jeunes « jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée », mission qui relève actuellement des départements, chargés de la protection de l’enfance. Ce « transfert de compétences » fait craindre au Défenseur que s’installe « un dispositif dérogatoire au droit commun, qui tendrait à considérer ces jeunes d’abord comme des étrangers, avant d’être des enfants à protéger ».
 
Il se préoccupe également de la situation d’enfants vivant dans des bidonvilles, notamment ceux issus de la minorité Roms, dont les familles font fréquemment l’objet de procédures d’expulsion.

Concernant les familles en situation de précarité, le Défenseur des droits regrette le recours croissant à l’hébergement à l’hôtel, solution « inadaptée à l’accueil d’enfants ». Deux ans après son lancement, un plan gouvernemental de réduction des nuitées hôtelières n’est « pas suffisamment développé ».

Le Défenseur des droits se montre prudent concernant le projet du gouvernement de fixer un âge au-dessous duquel un mineur ne pourra être considéré comme consentant à un acte sexuel. Soulignant la « complexité » de cette question, il recommande de réaliser une étude afin d’évaluer « les impacts sur l’ensemble des droits de l’enfant ». Il s’interroge notamment sur les conséquences pour le mineur de l’ouverture d’une procédure criminelle pour viol. (voir article précédent).
 
Le rapport souligne enfin le rôle de l’école pour lutter contre les comportements sexistes, regrettant que les séances d’éducation à la sexualité prévues par la loi ne soient pas systématiquement organisées
 
 
Les droits de l'enfant, une ardente obligation pour l'avenir de nos sociétés
24 % des jeunes de 13 à 18 ans, à peine un sur quatre, ont déjà entendu parler de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Ainsi, on parle de moins en moins de droits de l’enfant, sauf quand l’actualité les ramène sur le devant de la scène (pédophilie, maltraitance…), et parfois à tort et à travers (mariage pour tous, « Djihad »).
 
En permanence de nouvelles tentatives ont lieu visant à lier droits des enfants avec ses devoirs avec l’idée que « l’enfant aura des droits lorsqu’il respectera ses devoirs ». Pourtant la convention internationale des droits de l’enfant dit exactement le contraire et a reconnu l’enfant comme un être humain à part entière qui n’appartient à personne que la société doit protéger.
En effet, comment un enfant peut-il respecter une règle, une loi venant d’un groupe, d’un Etat qui ne le respecte pas voire qu’il le dénie totalement ou qui l’exploite honteusement ? C’est pourquoi, en ces temps compliqués, il est plus que jamais nécessaire de mieux promouvoir les droits de l’enfant et la Convention Internationale auprès des enfants eux-mêmes.
 
Ce n’est pas une question mineure, car garantir à l’enfant le droit à la santé, à un nom, à une nationalité, à l’éducation, aux loisirs, à la culture, passe par le fait que ces droits soient aussi accordés à leurs parents.

JCC
France : des enfants manipulent des fusils d'assaut lors d’un atelier scolaire

C’est une photo parue dans la presse locale qui a déclenché la polémique. On y voit un groupe d’enfant d’une dizaine d’années, en position de tir, des fusils d’assaut en main. Cela s’est passé lors d’un « atelier découverte » dans une école de Flastroff (Moselle). L’atelier était animé par des réservistes du 40e Régiment de Transmission de Thionville.

Le militaire à l’origine de cette initiative n’aurait pas demandé l’autorisation pour mettre des armes entre les mains des enfants. Il se serait « laissé porter par l’enthousiasme des enfants ». Il précise que les munitions avaient été retirées des armes et que les enfants, âgés de 9 et 10 ans, n’avaient pas été exposés à une situation dangereuse.

Le commandant de la compagnie indique de son côté que des sanctions seront prises à l'encontre de l'officier en charge de cette action et de tous les responsables. De leur côté, le maire de la commune, comme le directeur de l'école, minimise la gravité des faits en « regrettant cette polémique ».

Quant à la manipulation des armes, le directeur de l'école a précisé qu'elle s'est faite sur « le parking immédiatement voisin de la cour de l’école et pas au sein de l’établissement proprement dit ».

A cette heure aucun parent n’a porté plainte.

Bref, des enfants manipulant des armes de guerre au sein d’une activité scolaire, cela n’a pas l’air de choquer les différents protagonistes. Il serait bon de leur rappeler que des photos représentant des enfants manipulant des fusils d’assaut sont généralement celles d'enfants soldats.

JCC

Laisser ou oublier un enfant dans une voiture, même quelques minutes peu avoir de graves conséquences. Il ne se passe pas un mois, en France, sans que de tels incidents soient signalés, et plusieurs enfants en meurent chaque année.

Par exemple, au début du mois de juin, un ingénieur de 35 ans a ainsi laissé son bébé de six mois à l'arrière de son véhicule pendant quatre heures, en plein soleil, à Dieppe (Seine-Maritime). Le nourrisson est mort déshydraté. Son père a été poursuivi pour « homicide involontaire ».

Dans une voiture, la température peut monter extrêmement vite. Même avec une température autour de 20°C, le mercure à l'intérieur du véhicule peut monter au-dessus de 45°C en moins d'une demi-heure.

Le problème est encore plus sensible aux Etats-Unis, où une trentaine d'enfants décèdent chaque année après déshydratation à l'arrière des voitures. Régulièrement des campagnes de prévention sont lancées et des vidéos sur Internet sont diffusées.

Une des dernières initiatives en date, aux Etats-Unis, est celle de l'association « Kars4Kids », spécialisée dans la protection des enfants (jeu de mots avec « Care for kids », prendre soin des enfants, et « Cars for kids », des voitures pour les enfants). Elle vient de lancer une application pour téléphone portable qui alerte les parents quand ils oublient leur enfant dans la voiture.

Et pour promouvoir l'initiative et sensibiliser à ce problème, l'association a réalisé une vidéo dans laquelle elle montre une expérience réalisée auprès d'adultes : contre 100 dollars, des passants étaient invités à passer 10 minutes dans une voiture en plein soleil, toutes vitres fermées.

JCC

(Source : France Soir)

France : près de 300 000 enfants bénéficient d’une mesure de protection

L’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) vient de publier son 10ème rapport annuel. L’organisme poursuit ainsi le travail d’estimation du nombre de mineurs et de jeunes majeurs concernés par une mesure de protection de l’enfance au 31 décembre 2012. À cette date, près de 300 000 jeunes faisaient l’objet d’au moins une mesure en protection de l’enfance dans la France entière.

Parmi les mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), 52 % sont placés en familles d’accueil, 39 % en établissements, 4 % sont autonomes et 5 % bénéficient d’un autre mode d’hébergement. Les mineurs font également l’objet de mesures en milieu ouvert (53 %). Pour l’ensemble des 0-20 ans, 73 % des mesures sont prononcées sur décisions judiciaires, 27 % sur décisions administratives.

Au 31 décembre 2012, des disparités perdurent dans les niveaux de prise en charge des mineurs et des jeunes majeurs entre les départements. Ainsi, le taux estimé de prise en charge des mineurs varie, fin 2012, de 10,5 pour 1 000 à 38,4 pour 1 000, avec une valeur médiane estimée à 20,8 pour 1 000. Les départements des Yvelines, de Haute-Savoie, du Val-de-Marne, de Guyane et du Val-d’Oise enregistrent les taux de prise en charge des mineurs les plus faibles. À l’inverse, des taux de prise en charge supérieurs à 30 pour 1 000 sont observés dans les départements des Hautes-Pyrénées, du Nord, de la Creuse, du Calvados, de Haute-Saône, de la Nièvre, des Ardennes et du Cantal. Dans le même temps, le taux estimé de prise en charge des jeunes majeurs varie de 1,1 pour 1 000 à 33,1 pour 1 000, avec une valeur médiane estimée à 7,8 pour 1 000. Les taux de prise en charge des jeunes majeurs les plus faibles sont observés dans les départements du Haut-Rhin, de Haute-Savoie, de Moselle et de la Guyane, alors que les départements du Loiret, des Landes et de l’Aveyron affichent des taux de prise en charge supérieurs à 20 pour 1 000. Pour mémoire, la quasi-totalité des mesures de protection de l’enfance est financée par les conseils départementaux.

Un autre chapitre de ce rapport est consacré à l’analyse des schémas départementaux incluant la protection de l’enfance. Il fournit un état des lieux détaillé de la mise en place de ces schémas, tout en exposant les pratiques et les travaux des départements. L’Observatoire conclut en formulant des préconisations de réformes ou d’évolutions.

La quasi-totalité des mesures de protection de l’enfance est financée par les départements.

JCC

(Source : ONED)

Voir le rapport

Et si vous croisiez une fillette perdue dans un centre commercial, comment réagiriez-vous ? Pour répondre à cette question, une chaîne de télé britannique a réalisé une expérience : faire semblant d’abandonner deux petites filles au beau milieu d’un centre commercial londonien.

Le but : tester la solidarité et la compassion des Anglais. Et le résultat fait un peu froid dans le dos. En effet, sur plus de 600 passants, seulement une personne s'est arrêtée pour demander à l'une des fillettes si elle avait besoin d'aide. Les autres sont passés devant, sans un regard, comme si elles n'existaient pas.

Il s'agit d'une grand-mère qui raconte qu'elle a longuement hésité avant d'aller au secours de la petite, pensant qu'un parent allait certainement arriver sous peu. Certains passants ont par la suite justifié leur comportement en assurant qu'ils avaient peur de passer pour un « dangereux inconnu ».

Le service national de protection de l'enfance britannique a rapidement réagi en expliquant que la sécurité et le bien-être de l'enfant passe avant tout.

En Norvège, une caméra cachée un peu similaire, destinée à interpeller sur la situation des enfants syriens, n’avait pas donné le même résultat (voir article précédent).

Voir la vidéo (en anglais)

JCC

(Source : Youtube)

otages camerounBonne nouvelle avant le week-end : les sept otages français enlevés au Cameroun, un collaborateur de GDF Suez et sa famille, dont quatre enfants, sont libres. Ils avaient été enlevés en février dans le nord du pays par le groupe islamiste nigérian Boko Haram et détenus depuis au Nigeria.


Les sept membres de la famille française rentreront demain matin en France


Les sept Français, trois adultes et quatre enfants, avaient été enlevés en février dernier lors d'une excursion dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria où, selon les autorités camerounaises, ils avaient été rapidement transférés par leurs ravisseurs (voir article précédent).


JCC

enfant afriqueSuite aux pillages et à l’insécurité qui règne en République Centrafricaine (RCA), 2 millions d’enfants restent toujours privés de services sociaux de base et sont exposés aux violences. Davantage d’enfants encore seront affectés si la situation dans le pays ne se stabilise pas rapidement.


Une semaine après la prise de contrôle du pays par la coalition « Seleka », l’UNICEF alerte sur les conditions d’insécurité qui empêchent l’aide humanitaire, cruciale, d’atteindre les enfants.


Les conséquences pourraient être fatales pour les enfants, alors qu’un grand nombre d’entre eux est déjà dans une situation de grande fragilité.


« Les enfants de RCA étaient déjà parmi les plus vulnérables d’Afrique, même avant la récente montée des combats », dénonce l’UNICEF. Pour l’organisation, il est impératif d’avoir un accès total et sûr aux communautés affectées par le conflit, car chaque jour perdu, chaque distribution empêchée, chaque fourniture humanitaire volée, davantage d’enfants pourraient mourir.


L’UNICEF appelle toutes les parties du conflit à stopper immédiatement le pillage de l’aide humanitaire, à assurer aux  acteurs humanitaires un accès libre et sûr aux populations affectées, et à assurer que les principes humanitaires, les droits de l’Homme, et les lois soient respectées par tous.


JCC


(Source : UNICEF)

otages_cameroun.jpgIl n'y a simplement pas de mot assez dur pour qualifier une telle horreur : l'enlèvement d'un père de famille avec tous ses enfants...partis visiter une région d'ordinaire très hospitalière.
 

Un nouvel enregistrement sonore de Tanguy Moulin-Fournier, enlevé avec son frère, sa femme, et leurs quatre enfants, au Cameroun il y a un mois vient d’être diffusé.


On y entend un homme qui dit s’appeler Tanguy Moulin-Fournier. Il lit un communiqué en français puis en anglais où il évoque les « conditions de vie très dures » des sept  otages, dont ses quatre enfants de 12 à 5 ans, depuis leur capture. Il dit être détenu par « Jamaatu Ahlisunnah Lidda’awatiwal Djihad », nom arabe par lequel le groupe islamiste nigérian « Boko Haram » se fait appeler.


 « Nous perdons nos forces chaque jour et commençons à être malades, nous ne tiendrons pas longtemps (…) eau, chaleur, nourritures, sommeil, d’autant plus pour nous qui sommes des Blancs, non habitués aux chaleurs africaines, et pour les enfants ». S’adressant d’abord à l’ambassadeur de France au Nigeria, puis au président camerounais Paul Biya, il transmet une requête déjà formulée par Boko Haram : libérer des prisonniers du groupe islamiste au Nigeria et au Cameroun.


Alors qu’avec ces sept personnes enlevées au Cameroun, quinze  otages  français sont détenus en Afrique, l’inquiétude monde parmi leurs familles. Ils redoutent les conséquences du durcissement de la position française, qui, depuis le début de la guerre au Mali envoie des messages de fermeté aux preneurs d’otages et se déclare désormais réticente à verser des rançons jugées inefficaces.


En attendant, on peut imaginer aisément quel traumatisme est subit par ces enfants.

 


JCC


(Source : 20minutes.fr)

minimissLa Sénatrice UDI, Chantal Jouanno, a déposé hier une proposition de loi prévoyant l'interdiction des concours de mini-miss aux moins de 16 ans.


Le texte propose également d'interdire aux marques de faire des mineures leurs égéries. La Sénatrice de Paris a choisi de déposer une proposition de loi pour ériger des principes légaux de protection des enfants contre  « l’hypersexualisation » des petites filles,


Chantal Jouanno avait écrit en 2002 un rapport sur ce sujet et a interpellé depuis « à plusieurs reprises le gouvernement sur les risques de ce phénomène, tant du point de vue psycho-affectif pour le développement des enfants que sociétal, du point de vue de l'apprentissage de l'égalité entre les sexes ». Selon elle, le gouvernement ne s'est toujours pas emparé de ce sujet d'intérêt supérieur de l'enfant.


Le phénomène de l'hypersexualisation rencontre régulièrement tous les excès lors de l'organisation des concours de mini-miss, Une des principales dérives constatées est l'utilisation d'enfants mineurs dans des activités de mannequinat qui ne seraient pas destinées à promouvoir des produits ou services dédiés à leurs besoins.

 

Elle propose donc l'interdiction des concours de mini-miss et, sur le modèle québécois, de faire des mineurs de moins de seize ans des égéries de marques.


JCC


(Source : Sénat)

BokoHaram.jpgC’est toute une famille française qui a été enlevée mardi au nord du Cameroun. Pour l’instant, même si les soupçons se portent sur la secte islamiste de Boko Haram, aucun groupe n’a revendiqué le kidnapping.
 

 

Parmi les victimes, quatre jeunes garçons, âgés de 5, 8, 10 et 12 ans. Les quatre enfants étaient accompagnés de leurs parents et de leur oncle, enlevés eux aussi.


Il est probable qu'ils aient été emmenés au Nigeria. Les quatre enfants auraient été séparés de leurs parents, sans doute pour déplacer les groupes plus discrètement.


Contrairement aux idées reçues, les enlèvements d'enfants ne sont pas rares. Mais la plupart du temps, il s'agit d'enlèvements criminels, réalisés par des délinquants, ou des pères en détresse par exemple. En revanche, il est rare qu'un groupe terroriste enlève des enfants, car pour eux, c'est plus compliqué logistiquement parce que l’enfant nécessite une prise en charge particulière.


Les plus jeunes ont toujours fait les frais des règlements de comptes d’adultes. Comme toujours dans ces cas-là, ceux qui s’en prennent à eux oublient l’enfant et ne voient plus que l’otage capable de les mener à leurs objectifs. Dans le sinistre registre de ces brûlures de l’histoire, le kidnapping  de ces quatre enfants résonne comme une nouveauté en la matière, puisque c’est bien la première fois que des enfants français sont enlevés dans un tel contexte.


Quelle cause peut justifier un acte aussi cruel ?


JCC

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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