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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #cinema

« Spotlight », film américain, est en salle depuis mercredi dernier. Adapté de faits réels, il retrace la fascinante enquête journalistique du « Boston Globe » qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Les journalistes ont obtenu le prix Pulitzer (*) pour cette enquête. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston.

Le thème de la pédophilie au sein de l'Eglise est un sujet très difficile à mettre en scène et à exploiter. Le réalisateur livre un film convaincant, sans cliché, intense et fascinant. Le film est nommé 4 fois pour les prochains Oscars.

A voir absolument pour mieux comprendre cette terrible tragédie et les conséquences de ces révélations qui ont conduit l’Eglise Catholique à mieux prendre en compte cette problématique.

JCC

« Spotlight » réalisé par Tom McCarthy avec Michael Keaton, Mark Ruffalo, Rachel McAdams. En salle depuis le 27 janvier.

(*) : Le prix Pulitzer est un prix américain remis dans différents domaines allant du journalisme à la musique. En journalisme, il est considéré parmi les plus prestigieux du monde.

 

France : « Les Chevaliers Blancs », un film dérangeant sur « l’Arche de Zoé »

Le réalisateur belge Joachim Lafosse signe un film dérangeant sur le post-colonialisme, inspiré par « l'affaire de l'Arche de Zoé « , cette association humanitaire française qui avait proposé à l'adoption des enfants africains sans avoir les autorisations nécessaires (voir article précédent).

C’est la guerre dans ce pays d’Afrique qui pourrait être le Tchad (le film a été tourné au Maroc). La guerre aussi dans le cerveau de Jacques Arnault et dans celui des bénévoles qu’il a embarqués dans une aventure pour laquelle des familles françaises en mal d’adoption lui ont permis de réunir quelque 600.000 euros. Pour trouver les 300 orphelins qu’il ramènera en France, il paie les chefs de village de la région. Il a un mois pour réussir dans son entreprise, dont il déguise les desseins aux yeux des autorités locales en leur laissant croire qu’il veut créer un orphelinat sur place. Arnault se rêve en chevalier blanc…

Mais le film n’établit pas de vraie distance avec les comportements qu’il décrit évitant ainsi au spectateur de porter tout jugement sur ces « pieds nickelés humanitaires ». Raison, sans doute, du trouble que porte « les Chevaliers blancs ».

Un film à voir cependant, pour mieux comprendre les dérives colonialistes de certains humanitaires.

JCC

« Les Chevaliers blancs », par Joachim Lafosse. Drame franco-belge, avec Vincent Lindon, Louise Bourgoin, Valérie Donzelli, Reda Kateb (1h52).
Film sorti en salle depuis mercredi dernier.

France : un film sur la protection judiciaire de la jeunesse en ouverture du Festival de Cannes

Voilà une petite bombe salutaire qui va exploser ce soir sur la croisette, plus habituée au strass et aux paillettes qu’à être confrontée à la réalité de la vie.

En effet, contrairement aux deux précédentes années, qui s'ouvraient sur des productions clinquantes (Gatsby, Grace de Monaco), la 68e édition du Festival de Cannes démarre aujourd’hui avec un film bien plus sombre : « La Tête haute », d'Emmanuelle Bercot. On y suit le parcours chaotique de Malony, un adolescent que juge et éducateur tentent tant bien que mal de sauver. Une histoire intense qui suit le parcours de cet enfant issu d’une famille dysfonctionnelle. Dès la première scène le film plonge dans la réalité de ses personnages. Malony, un gosse sans repères. Séverine, une mère larguée et en tout marginalisée. La juge, qui en a vu beaucoup d’autres semble néanmoins croire encore en l’utilité de sa mission.

« La Tête haute » ne lâchera plus d’une semelle ces trois personnages. Auquel s’adjoint bientôt un quatrième protagoniste capital : Yann, l’éducateur, qui va devoir s’occuper du cas problématique de Malony.

« La Tête haute », génialement interprété par ses acteurs (Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Sara Forestier et le sidérant débutant Rod Paradot), rend hommage à celles et ceux qui, dans leur boulot, au plus près des mineurs, tentent avec les moyens du bord de contrecarrer la logique accablante du déterminisme social.

Aux antipodes des innombrables fictions lénifiantes sur les « ados difficiles » vues sur le grand et le petit écran, le film, au plus près de son anti-héros, donne à voir sous toutes les coutures ambivalentes le réel d’un ado en rupture et la conviction de quelques personnages de bonne volonté, qui, avec leurs faibles moyens, refusent d’abandonner leurs convictions éducatives.

Le film sort également aujourd’hui en salle.

Plus que salutaire ! A voir absolument.

JCC

(Source et photo : les Films du Kiosque)

Il y a quelques jours, j’écrivais un billet sur la situation des enfants albinos en Tanzanie (voir article précédent). Et voilà que déboule en France un film coup de poing, récompensé par le Lion d'or du meilleur premier film à la Mostra de Venise, Ce film intense « White shadow » (l’ombre blanche) réalisé par Noaz Deshe et coproduit par Ryan Gosling raconte la vie d’Alias, un enfant albinos, dans un pays où ces enfants sont des «ombres blanches» qui ne meurent pas mais disparaissent, tuées et revendues à des sorciers qui se servent de leurs organes pour leurs potions magiques.

Après avoir perdu son père, il trouve refuge en ville auprès de son oncle Kosmos, Pour survivre, il vend des lunettes, des DVD et des téléphones portables. Il ne tarde pas à se confronter à la violence et à l'intolérance de la société.

Le film suit le calvaire de ce gamin à la peau claire dont les bras et les jambes sont convoités pour être vendus très cher au marché noir.

A voir absolument pour mieux comprendre cette terrible réalité dans ce pays où, entre 2008 et 2010, deux cents assassinats liés à ces pratiques ont été commis.

JCC

France : « Bébé Tigre » un film qui dénonce l’exploitation des enfants indiens en France

Un collège de Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne. Many, le personnage principal de Bébé Tigre, est en apparence un adolescent comme les autres. Le jeune Indien de 17 ans a été pris en charge par l’Etat français à son arrivée en France il y a deux ans. Ses parents, restés au pays, se sont lourdement endettés pour le faire venir dans l’Hexagone, via un réseau plus ou moins légal. La mission du jeune homme ? Travailler et envoyer le maximum d’argent à sa famille au Penjab.

La caméra suit Many, qui partage sa vie entre l’école, ses copains et sa petite amie, tout en restant en contact permanent avec sa communauté sikh. Accueilli par une famille, il est suivi par un éducateur. Nombre de ses compatriotes n’ont pas eu cette « chance ». Car la plupart des garçons se retrouvent soit exploités, soit sans travail. Et comme si cela ne suffisait pas, pour se débarrasser de quelques-uns d’entre eux, les passeurs n’hésitent pas à les abandonner devant des organismes sociaux, surtout lorsqu’ils ne sont plus « rentables », ou quand ils commencent à leur poser problème.

D’autres passeurs encore, une fois l’argent du voyage empoché, ne vont même pas récupérer les nouveaux arrivants à l’aéroport. Pour chaque enfant, les parents ont dû verser à des gens sans scrupule entre 13 000 et 17 000 euros, avec la garantie d’un logement et d’un emploi, voire de brillantes études. On leur a promis l’eldorado, il n’en est rien.

Une fois en France, on leur confisque leur passeport afin que la police ne puisse pas les identifier ni remonter jusqu’aux passeurs. Entre les cours, Many travaille au noir dans le secteur du bâtiment pour le compte d’un truand de sa communauté. Mais bientôt, la pression s’accroît. D’abord, de la part de ses parents qui, au téléphone, lui rappellent ce en quoi consiste sa « mission » et réclament toujours plus de sous pour rembourser la dette contractée pour son voyage.

Ensuite, de la part de son « employeur », de plus en plus exigeant, et aussi de son éducateur et de ses professeurs, inquiets de ses absences répétées en classe. Une pression externe, mais également interne. Dans sa tête, le jeune homme se dit qu’il ne peut pas faillir à sa tâche. Retourner en Inde serait synonyme d’échec. De plus, ceux qui rentrent sont reniés par leurs parents. D’aucuns finissent par craquer et sombrent dans la dépression. Ce ne sera pas le cas de Many, que le réalisateur compare à un bébé tigre, puisque l’adolescent saura sortir ses griffes à temps.

Tourné en sept semaines avec un budget de seulement 1,7 million d’euros (alors que le budget moyen pour un long métrage réalisé en France varie de 6 à 25 millions d’euros), « Bébé Tigre » dénonce avec efficacité la traite d’enfants indiens et tente de convaincre les familles que l’envoi de jeunes en Europe ne doit pas devenir une fin en soi, car la vie sur place est loin d’être facile.

Chaleureusement applaudi par le public du 29ème Festival international du film francophone de Namur (Belgique), le film doit sortir sur les écrans français le 28 janvier 2015.

JCC

(Source : Haut et Court)

« Bébé Tigre », un film de Cyprien Vial avec Harmandeep Palminder , Elisabeth Lando , Vikram Sharma

France : un film qui apporte un éclairage sur les enlèvements d’enfants en Inde

« À New Delhi, Mahendra met son fils de 12 ans, Siddharth, dans un train. Il l'envoie travailler illégalement à Mumbai (Bombay) pour aider sa famille. Mahendra, lui, est réparateur ambulant de fermetures Éclair; il signale sa présence dans les rues à l'aide d'un mégaphone. Il rafistole des sacs à main ou des valises. Quand Siddhart ne rentre pas comme prévu pour les fêtes, Mahendra s'inquiète. On lui dit qu'il s'est enfui. Il va signaler la disparition de son fils au commissariat qui ne réagit pas. Mahendra va alors partir à la recherche de son fils à travers le pays ».

Tel est le « pitch » de « Siddharth », un film présenté l’an dernier en sélection officielle à Venise, réalisé par le canadien Richie Mehta.

C'est un subjuguant thriller sociologique, servi par des acteurs formidables et un scénario ciselé sans concessions ni clichés où la réalité de la pauvreté en Inde, et particulièrement la problématique des enlèvements d’enfants dans ce pays, est montrée dans sa plus cruelle réalité.

Indispensable. A voir absolument.

JCC

J’avais déjà évoqué sur ce blog « La Cour de Babel », c’est le nouveau documentaire de Julie Bertuccelli. Il se passe à Paris, en 2013. Dans une classe d'accueil du collège de la Grange-aux-Belles, dans le 10e arrondissement , il y a des adolescents venus de partout, de Pologne, du Mali, de Croatie, de Roumanie, de Biélorussie, de Guinée, du Brésil, du Chili, d'Irlande du Nord, d'Angleterre, de Serbie, de Libye, du Venezuela, du Sri Lanka, d'Ukraine, de Côte d'Ivoire, de Mauritanie, de Chine, du Maroc. Ils suivent les cours de français de leur professeur. Allez les voir, allez les écouter.

Une classe, 24 histoires. Un élève dont les parents sont diplomates, un autre qui vient étudier le violoncelle, une troisième qui vient en France pour retrouver sa mère, une autre en attente de droit d'asile. Le cinquième élève, un Serbe, chassé de son pays par des groupes néonazis juste parce qu'il est juif. Etc. Les uns s'expriment correctement en français, d'autres le baragouinent à peine. Peu importe. L'important est d'être là. De ne plus être triste d'avoir dû quitter son pays. D'essayer d'être heureux. Si possible.

Au bout d'une heure et demie de ce documentaire, vous aurez moins envie de désespérer de l'avenir car il se situe à des années-lumière de ce que l'on raconte sur la France d'aujourd'hui, sa déprime, son pessimisme forcené, ses pulsions xénophobes.

Indispensable.

Voir la bande annonce

JCC

Sous ce titre mystérieux « Les enfants valises », se cachent des jeunes arrivés en France dans le cadre du regroupement familial, et qui doivent s’initier, à l’âge compliqué de l’adolescence, à un nouveau cadre scolaire, de nouveaux codes, de nouveaux rapports familiaux.

Ils s’appellent Dalel, Aboubacar, Hamza, Khalifa, Tako, Thierno ou encore Cholly. Ils sont originaires de différents pays du Maghreb et de l'Afrique noire francophone. Âgés entre 14 et 16 ans, ces adolescents ballottés d’un continent à l’autre font leurs premiers pas à l’école de la République.

Car, en France, l’école a pour obligation d’accueillir tous les mineurs de moins de 16 ans, français ou étrangers, en situation légale ou non. Pour ces jeunes migrants, elle incarne un espoir de stabilisation et d’intégration. Mais ce nouvel environnement qu'ils découvrent au fil des jours est très différent de celui dans lequel ils ont grandi…

Xavier de Lauzanne a posé sa caméra pendant un an dans une de ces classes d’accueil en région parisienne, et nous fait vivre les joies et les peines, les douleurs et les espoirs, les drames aussi, de ce groupe d’adolescents qui n’aspirent qu’à une chose : une vie « normale ». Ce qui n’est pas simple.

A l’instar du documentaire « sur le Chemin de l’Ecole » (voir article précédent), ce film indispensable devrait être vu par tous les écoliers et devrait être diffusé à la télévision.

Malheureusement aucune chaîne de télé n’a voulu acheter ce documentaire, en particulier aucune chaîne publique dont on aimerait penser qu’elles auraient à cœur de montrer une tranche de vie de notre société, émouvante, stimulante.

Quant à l’Education nationale, elle devrait elle aussi s’emparer de ce film et le montrer à tous, élèves, enseignants, parents d’élèves. Il est au carrefour de plusieurs problématiques importantes de notre société, montre le rôle crucial de l’éducation et les moyens nécessaires pour faire face à un défi humain, social et nécessairement politique.

A nous donc de faire vivre ce film pour qu’il soit vu par le plus grand nombre… Le documentaire est sorti hier en salle de cinéma.

Voir la bande annonce

JCC

(Source : enfantsvalises.com)

« Sur le chemin de l'école » suit l’extraordinaire destinée de cinq enfants aux quatre coins du globe, pour qui l’accès à l’éducation est à priori impossible.

Ce documentaire apporte la preuve que ces enfants, qui bâtiront le monde de demain, ont une conscience aigüe de l’importance de l’éducation et de l’apprentissage, et que sans école, nos sociétés n’ont pas d’avenir.

Véritable ode à la vie, « Sur le chemin de l'école » nous entraine dans les décors sublimes de la savane du Kenya, des monts de l’Atlas marocain, de la campagne indienne ou du désert australien. Nous suivons ces enfants prêts à parcourir des kilomètres chaque jour, bravant tous les dangers, pour rejoindre leur classe et accéder à l’éducation, sésame d’une vie meilleure. Leur ambition ? Apprendre, comprendre, saisir leur chance, pour devenir un jour pilote de ligne, médecin, professeur.

C'est somptueux et bouleversant. Il est indispensable que ce film de Pascal PLISSON soit projeté dans toutes les écoles ! Après avoir été présenté sur France 5 début septembre, « Sur le chemin de l'école » sort demain en salles de cinéma.

JCC

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Petite erreur de ma part : le film sort le 25 septembre. Milles excuses !

JCC

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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