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Actualités des droits de l'enfant

Articles avec #bioethique

Etats-Unis : plus de 2 parents biologiques pour un seul enfant bientôt légalisé ?

Trois parents biologiques pour un enfant : c’est possible… et ce n’est pas nouveau ! En effet, au début des années 2000, 117 enfants sont nés grâce à la technique du « transfert cytoplasmique ». En mélangeant l'ADN de deux femmes et un homme dans un seul bébé, elle permet d'éviter la transmission de « maladies mitochondriales » (myopathie, neuropathie..), qui sont rares (9 à 12 cas pour 100 000 personnes), mais incurables et parfois très graves.

En 2001, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a stoppé cette procédure, déclarant qu'elle « franchit une ligne éthique tracée par de nombreux scientifiques et bio-éthiciens concernant la modification du profil génétique des enfants à naître. »

Aujourd'hui, malgré certaines incertitudes, les scientifiques américains et britanniques demandent la légalisation d'une version du transfert cytoplasmique plus avancé. Le débat est donc relancé.

Les critiques estiment que la technique n'a pas été suffisamment étudiée et qu'elle dépasse les limites éthiques de la génétique. Les experts, qui sont favorablesà la légalisation, affirment qu'elle est « non seulement prometteuse, mais aussi préférable car elle donne une chance aux femmes qui n'avaient pas la possibilité d'avoir un enfant en bonne santé ».

Les chercheurs pro-transfert cytoplasmique essayent donc de prouver l'innocuité de cette technique, née des recherches du spécialiste de la fertilité au Centre Médical Saint-Barnabas de Livingston, Jacques Cohen, il y a environ 13 ans.

JCC

(Source : Top santé)

don spermeDans une décision rendue hier, la Cour supérieure de Colombie-Britannique (Canada) a reconnu à une femme, conçue par insémination artificielle, le droit de connaître l’identité du donneur de sperme, son père biologique, ce qui constitue une première en Amérique du Nord.

 

Cette femme, conçue artificiellement en 1981, avait déposé une requête parce que, contrairement aux enfants adoptés, la législation actuelle du Canada ne lui donnait pas le droit de savoir qui était le donneur, son père biologique.

 

La juge a estimé que la Loi sur l’adoption de 1996, en Colombie-Britannique, était inconstitutionnelle, et que les droits de l’enfant né à la suite d’une insémination artificielle doivent être protégés autant que ceux de l’enfant adopté.

 

La juge a donc accordé une injonction permanente qui interdit la destruction des dossiers des donneurs en Colombie-Britannique, ce qui inclut les donneurs de sperme, d’ovules et d’embryons.

 

Pour rappel, en France, lors des discussions parlementaires sur la loi de bioéthique,  le 7 avril dernier, le Sénat a finalement décidé, après un long débat, de maintenir l'anonymat pour les donneurs de gamètes, pourtant souhaité par le Gouvernement.

 

JCC

femme enceinteLa Cour de cassation a statué la semaine dernière contre l'inscription à l'état-civil français des enfants nés de mère porteuse étrangère demandé par un couple français.

 

Malgré la position favorable affichée par le parquet général, la Cour rejette ainsi la demande d'un couple qui souhaitait obtenir l'inscription à l'état civil français de deux enfants jumeaux nés d'une mère porteuse aux Etats-Unis en octobre 2000.

 

La plus haute juridiction française estime que cet acte n'est pas possible puisque la France n'autorise pas la «gestation pour autrui», pratique consistant à faire porter par une autre femme, moyennant rémunération, un embryon conçu in vitro. La Cour souligne par ailleurs qu'en droit français, la mère d'un enfant est celle qui en accouche. Cette dernière étape d'une procédure judiciaire longue de dix ans confirme que les magistrats français refusent d'introduire eux-mêmes une avancée qui n'est possible que par une modification de la législation.

 

L'embryon a été conçu avec le sperme du conjoint français, et l'ovule d'une amie du couple. Dans un premier temps, des juridictions inférieures avaient accepté une forme de reconnaissance de cette pratique en transcrivant les actes d'état civil. Les époux concernés conservent cependant une reconnaissance officielle de la filiation biologique sur leur enfant grâce aux documents officiels délivrés aux Etats-Unis. En pratique, ils seront reconnus comme les parents des deux filles.

 

La légalisation de la gestation pour autrui a été écartée l'an dernier par le gouvernement dans une révision des lois sur la bioéthique.

 

JCC

 

(source : 20minutes.fr)

bebeLundi, tous les médias faisaient écho de la naissance du premier «bébé médicament». Tout d’abord, une telle expérimentation est la version modernisée de ce qui existait déjà, quand les parents d’un enfant malade concevaient un autre enfant en espérant qu’il soit compatible et qu’il puisse alors aider son aîné. Ce qui est nouveau c’est que cette pratique gagne en perfectionnement puisque, les services du Professeur Frydman (Hôpital Antoine Béclère à Clamart en région parisienne) ont eu recours à la fécondation in vitro pour choisir un embryon sain et compatible.

En effet, les deux aînés de ce bébé sont atteints d’une maladie génétique rare du sang qui peut être soignée en utilisant les cellules souches du cordon ombilical et/ou du placenta et en les greffant sur les enfants malades. Le terme de « bébé médicament » est donc impropre puisque l'enfant qui vient de naître n'a été altéré ni dans son psychisme, ni dans son physique.

Le professeur Frydman, souligne que « les parents souhaitaient avant tout agrandir leur famille et que tant qu’à avoir un enfant, il n’était pas illégitime d’essayer d’en avoir un qui pourrait contribuer à sauver ses aînés ».


C’est l’église catholique qui, par la voix de  Mgr André Vingt-Trois, a critiqué cette démarche, évoquant « une instrumentalisation de l'être humain au service des autres » ou encore une philosophie « eugéniste » (*). Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien Démocrate, surenchéri sur le même thème en indiquant que « nous sommes arrivés au pied du mur. Notre société doit choisir ce qu'elle veut devenir : protectrice de la dignité humaine dans la tradition humaniste de la France, ou eugéniste par l'instrumentalisation du corps et de la personne ».


La fécondation in vitro, la congélation des ovules, les banques de sperme et aujourd’hui les cellules souches embryonnaires ont révolutionné la médecine moderne.  A chaque fois, l’Eglise catholique est montée au créneau pour dénoncer ces pratiques. Au moyen-âge, déjà, elle interdisait les dissections. Où en serions-nous aujourd’hui si des savants n’avaient pas outrepassé les limites fixées par une morale religieuse omniprésente, qui présentait les maladies comme une « punition de Dieu » ?


JCC


(*) L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques  visant à transformer   le patrimoine génétique de l'espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé.

 

femme_enceinte.jpgLa gestation pour autrui, (mères porteuses) fait l’objet actuellement d’un vif débat au sein de la société française. Pour rappel, les mères porteuses sont interdites en France et le projet de loi de bioéthique, dont la discussion débutera en février 2011 au Parlement, ne comporte pas de mesures spécifiques sur ce point.

 

En écho  à une tribune, contre la légalisation des mères porteuses, publiée le 22 novembre et signée par plusieurs personnalités, parmi lesquelles les ex-Premiers ministres socialistes Michel Rocard et Lionel Jospin et le porte-parole du PS Benoît Hamon, une soixantaine de personnalités, dont la philosophe Elisabeth Badinter et plusieurs autres élus socialistes, ont signé une tribune en faveur d'un encadrement de la gestation pour autrui publiée dans le Monde en début de semaine.

 

« Oui, sans encadrement, la société peut dériver vers une instrumentalisation des femmes, une réification de leur corps, une marchandisation de l'enfant », admet le texte. « C'est la raison pour laquelle nous proposons de fixer le cadre qui permettra aux femmes de porter un enfant pour d'autres parents sans voir leurs droits menacés », ajoutent ses signataires.

 

« Pour éviter toute forme de dérive », le texte propose « de ne pas autoriser les femmes sans enfant à porter un enfant pour autrui, de limiter le nombre de gestations pour autrui par femme, et de fixer une limite d'âge tout en excluant une quelconque relation financière entre les parents et la femme qui porte leur enfant ».

 

Cette tribune, soutenue par l'association Homosexualité et Socialisme, est signée par plusieurs élus socialistes : les sénateurs Michèle André et François Rebsamen, les députés Gérard Bapt, Jean-Michel Boucheron, Jean-Marie Le Guen, Catherine Lemorton....

 

L'ont également signée le couple Mennesson, qui a eu recours à une mère porteuse, la philosophe Elisabeth Badinter, les gynécologues obstétriciens Joëlle Belaisch-Allart, Israël Nisand, François Olivennes, et les psychanalystes Geneviève Delaisi de Parseval, Elisabeth Roudinesco, Serge Hefez et Serge Tisseron.

 

JCC

 

Voir le texte sur le Monde.fr

 

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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