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Actualités des droits de l'enfant

Et si la tuerie du lycée de « Marjory Stoneman Douglas » de Parkland, en Floride était le massacre de trop ? Vu de France, écrire une telle phrase fait froid dans le dos mais aux Etats-Unis chaque tuerie de masse ne déclenche pas de réactions massives pour interdire la vente libre des armes à feu.

Ce sont les lycéens, rescapés de la tuerie, qui ont lancé une incroyable campagne pour un contrôle des armes plus strict. Son efficacité est telle que même le Président Donald Trump, pourtant pro-armes, envisage de légiférer pour interdire les ventes d’armes aux jeunes de moins de 21 ans. le Président, devant des américains médusés, a en outre préconisé des vérifications étendues pour tout nouvel achat d’arme dans une foire ou en ligne et une interdiction de posséder une arme pour les personnes souffrant de troubles mentaux. Dans le même temps, il a proposé d’armer les enseignants…

Et c’est surtout en ligne que  la mobilisation a été organisée dès le début. Certains lycéens se sont servis des réseaux sociaux pour documenter la tragédie qui a touché leur établissement scolaire, à la manière de véritables journalistes. D’autres ont transformé « Twitter « et « Facebook » en porte-voix nationaux pour réclamer un contrôle plus strict des armes à feu.

Depuis, plusieurs importantes chaines de magasin ont annoncé leur décision d’arrêter immédiatement la vente des fusils d’assaut. Ces décisions ont beau paraître limitées, elles n’en sont pas moins rarissimes. Alors que, généralement, l’opinion publique se détourne des scènes de fusillades après le départ des équipes de télévision, l’attention autour du drame de Parkland reste entière grâce à ces lycéens courageux. Ces derniers jours, une douzaine d’entreprises ont rompu leurs liens commerciaux avec la « National Rifle Association » (NRA), le puissant lobby des armes.

Mais, le véritable test pour la réussite de la mobilisation des lycéens sera la réponse politique. Personne ne sait si les surprenantes annonces de Donald Trump seront suivies d’effets tant l'homme est imprévisible.

En tout cas, pour maintenir la pression, des mouvements lycéens et étudiants de tout le pays travaillent à une démonstration de force : la tenue, le 24 mars prochain, d’une grande manifestation à Washington et dans les villes américaines les plus importantes, pour demander aux politiques de prendre enfin leurs responsabilités.

Souhaitons qu’ils soient enfin entendus.

JCC

(Source : Télérama.fr)

Au Japon, des dizaines d'hommes mûrs applaudissent les fillettes qui se produisent sur scène. Elles sont ce qu'on appelle les chanteuses « idoles ». Ce phénomène est très répandu dans ce pays, où des organisations de défense des droits de l'Homme mettent en garde contre les dangers pour les mineurs d'une certaine complaisance vis-à-vis de la sexualisation des fillettes.

Les hommes qui assistent à ces spectacles vouent un véritable culte à ces chanteuses et certains recherchent à rencontrer des jeunes filles qu'ils ne pourraient pas voir ailleurs.

Le fait que des hommes idolâtrent des fillettes est relativement accepté au Japon car ce n'est qu'en 2015 qu'est entrée en vigueur une loi faisant de la possession de pornographie infantile un délit.

Pour les associations de défense des droits des mineurs, le problème n'est pas juridique mais social. De nombreux Japonais pensent que réduire des jeunes filles à des objets sexuels n'est pas tabou.

Les défenseurs des mineurs s'interrogent également sur les répercussions sur une enfant quand elle aura compris que son corps, sa sexualité, peut avoir une valeur marchande.

Le Japon est loin d'être le seul pays où existe un problème de sexualisation des enfants. Le sujet est récurrent aux Etats-Unis, où des dizaines de milliers d'enfants participent à des concours de beauté chaque année. En France, depuis une loi de 2014, les concours de « mini-miss » sont interdits aux moins de 13 ans sous peine d'amende pour les contrevenants.
Malheureusement,  au Japon, la prise de conscience sur ce phénomène est loin d’être acquise.

JCC

(Source : le Point)

Depuis le début de l’année, les élèves des écoles de Beaucaire, (Gard), n'ont plus le droit aux repas de substitution proposés à ceux ne mangeant pas de porc. Dans le journal municipal de décembre dernier, le Maire, Julien Sanche,  indique que « les repas de substitution, repas anti-républicains … seront supprimés à Beaucaire au 1er janvier 2018 ». Mais la mairie est allée encore plus loin en instaurant tous les lundis un repas à base de porc dans son menu.

Le Maire indique par ailleurs, que « ce n'est pas une mesure d'hostilité contre l'Islam » et de poursuivre : « doit-on abolir le porc parce que certains ne veulent plus en manger? Ils pourront ne pas manger l'entrée ou le plat le lundi s'il contient du porc mais ils pourront manger le reste du repas. La cantine est un service facultatif, ce n'est pas à la carte et ce n'est pas un restaurant quatre étoiles »

150 élèves sur les 600 inscrits à la cantine sont  affectés par cette décision.

Les opposants à la mairie de Beaucaire estiment que la décision de la municipalité FN constitue  « une atteinte aux droits de l'enfant » qui « stigmatise la communauté maghrébine et ne peut en aucun cas être justifiée au nom de la laïcité ».

De son côté, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a pour sa part estimé qu'il « s'agissait d'«un exemple typique de quelqu'un qui brandit la laïcité comme une arme politique anti-musulmans, ou anti-juifs au demeurant ». Elle a souligné que dans l'école qu'elle fréquentait dans son enfance à Belleville, un quartier de Paris, les élèves « qui n'aimaient pas le porc pouvaient avoir deux œufs durs». «Je pense que ça peut être faisable sans trop de difficultés ».

Ce n'est pas la première fois qu'une mairie supprime ces menus de substitutions. En 2015, le maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire, Gilles Platret, avait déjà tenté de retirer le menu de substitution au porc. Le tribunal administratif de Dijon avait censuré cette décision fin août 2017, estimant que la municipalité « n'avait pas accordé, au sens de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, une attention primordiale à l'intérêt des enfants ».

JCC

(Source : France Info)

La Haute autorité de santé (HAS) a émis ce matin de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. La HAS préconise également un meilleur accompagnement des adultes
Selon le ministère de la santé ; les troubles du spectre de l'autisme (TSA) touchent un Français sur 100, soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes.

Dans un communiqué, la HAS indique que « plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement ».

Actuellement, le diagnostic tombe généralement  en moyenne entre trois et cinq ans, or, selon la HAS, l’autisme est un est un trouble qui peut se manifester entre un et deux ans
En effet, dès l'âge d'un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l'attention, si par exemple un enfant ne réagit pas à son prénom, ne pointe pas du doigt à distance, ne partage pas de sourire, ne prononce pas un mot, etc.

Pour la HAS, « les personnels des crèches et des écoles »  doivent « porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant » Par ailleurs, « le médecin traitant est l'acteur clé pour établir un premier bilan ».

Concernant les adultes, aujourd’hui, l’offre d’accompagnement des adultes autistes est moins développée et structurée que pour l’enfant. C’est pourquoi l’Agence Nationale de l'Evaluation et de la qualité des établissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) et la Haute Autorité de Santé (HAS) publient aujourd’hui les premières recommandations spécifiques sur les interventions auprès des adultes autistes. Ces recommandations insistent sur la nécessité de construire avec l’adulte autiste un projet d’interventions personnalisé, tenant compte de son entourage et de son environnement, pour chaque domaine de sa vie quotidienne.

Les recommandations publiées aujourd’hui ont donc pour objectif d’améliorer la qualité de vie des adultes autistes, leur autonomie et leur participation sociale, et de réduire autant que possible leur situation de handicap grâce à un accompagnement et des propositions d’interventions spécifiques. Ces recommandations constituent un socle pour les professionnels, à mettre en œuvre au cas par cas selon les situations, la singularité de la personne et le lieu où elle vit (milieu ordinaire, établissement médico-social).

JCC

(Sources HAS et ANESM)

Pour en savoir plus : site de la HAS

« Je n’arrive pas à gérer avec un petit espace comme ça, pour moi c’est l’enfer tous les jours. On a un toit, mais la vie est infernale ! ». Cette dame vit dans un 13m² avec ses 3 enfants et son mari.

Comme cette famille, ils sont quatre millions de personnes qui sont touchées par la crise du logement en France. Parmi elles 800 000 enfants sont concernés par cette dramatique situation.

La Fondation Abbé Pierre a présenté cette semaine son 23ème rapport annuel sur « l'état du mal-logement en France ». Habitats chers, peu accessibles ou trop peu nombreux, trop petits, surpeuplement, bidonvilles ou personnes sans-abri, cet état des lieux montre que  le chemin qui reste à parcourir pour éradiquer ce fléau est encore long. Nous sommes en 2018 et la France compte douze millions de personnes qui sont fragilisées pour des impayés (locatifs ou accession), plus de 143 000 personnes sont sans domicile et environ 16 000 personnes vivent dans 570 bidonvilles.

Quand une famille se bat au quotidien pour se laver, ranger, stocker, manger ensemble, les enfants en sont les premières victimes et cette situation peut avoir de graves conséquences pour leur santé et leur scolarité.

Enfin, dans son rapport, la Fondation Abbé Pierre pointe les contradictions entre les objectifs affichés du gouvernement et sa politique économique et fiscale qui pénalise les plus fragiles.

JCC

(Source : Fondation Abbé Pierre)

Voir le rapport de la Fondation

Parce que la lecture est un refuge, un collectif de 40 auteurs de BD a décidé de se mobiliser contre le cancer de l'enfant pour faire de cet adage une réalité. Avec humour et tendresse, ils distillent un message positif d’amour et de compassion dans une série d’histoires courtes et indépendantes allant de 1 à 3 pages.

Ainsi, des auteurs parmi lesquels Lewis Trondheim, Tebo, Keramidas, Olivier Supiot, David Gilson et bien d’autres ont décidé de mettre leur art au service d’une belle cause qui leur est chère.

La vente des albums « La BD qui fait du bien » est faite au profit de l’association « Imagine for Margo ».

À lire et relire pour se faire du bien tout en étant solidaire.

En vente pour 10 € dans toutes les bonnes librairies.

On s’en souvient, en novembre 2016 un marchand de poisson, Mohcine Fikri, avait été broyé par une benne à ordures en essayant de récupérer sa marchandise saisie par la police. Ce fut le point de départ d’un mouvement de contestation politique et culturel dont l’épicentre se trouve dans le Rif marocain.

La semaine dernière, onze mineurs de 10 à 14 ans ont été arrêtés par la police marocaine et devraient être déférés devant la justice pour « participation à une manifestation non autorisée ». Ils ont été relâchés dans l’attente de leurs procès. Mais selon l’ONG « Amnesty International », ces enfants portaient « des traces de coups et blessures sur le corps ».

Depuis le mois de mai, les forces de sécurité ont arrêté des centaines de manifestants, dont des mineurs, et plusieurs journalistes, en marge des manifestations majoritairement pacifiques. Au moins 410 personnes sont actuellement incarcérées. Beaucoup ont déjà été condamnées, parfois à de lourdes peines allant jusqu’à vingt ans de prison, tandis que d’autres, dont des mineurs, se trouvent en détention provisoire, depuis six mois pour certains.

De nombreux détenus rifains font état de tortures, de mauvais traitements et de menaces de viols, des allégations qui ont contraint les autorités à ouvrir, l’été dernier, des investigations sur au moins 66 cas présumés.

Pour tenter de décapiter le mouvement de protestation, le pouvoir a fait procéder ces dernières semaines à des centaines d’arrestations d’enfants pour semer la terreur et dissuader les rifains de poursuivre leur mouvement contre la pauvreté endémique dans cette région du Maroc.

JCC

(Source : Amnesty International)

En Allemagne, près de 200 écoles utilisent des vestes lestées de sable qui coûtent entre 140 et 170 euros. D’après ses défenseurs, celles-ci permettraient de changer le comportement des enfants qui les portent, les rendant plus calme. Les vestes, qui régulent physiquement l’hyperactivité des écoliers, sont considérées comme plus douces et moins intrusives que la prise de médicaments.

Mais les critiques sont virulentes contre le projet, notamment à cause de l’apparence de l’objet qui ressemble à une camisole de force, utilisé pour contrôler les patients dans les hôpitaux psychiatriques. Le risque, ici, serait de stigmatiser les enfants victimes d’un déficit d’attention.

Par ailleurs, de nombreux psychiatres doutent du bénéfice apporté par ce vêtement car à ce jour,  les effets de la veste sur le long terme ne sont pas connus.
Les troubles du déficit de l’attention touchent tout de même 6 à 7% des enfants au niveau mondial. Souvent compliqués à diagnostiquer, les symptômes sont multiples et complexes à traiter.

En France, 3,5 à 5,6% des enfants scolarisés souffrent de troubles liés à l’hyperactivité.

Plutôt que d’essayer de  changer les comportements de ces élèves pour les adapter à la classe, ne serait-ce pas plus judicieux d'adapter les méthodes pédagogiques ?

JCC

Une gifle, une fessée, des cris : autant de gestes qui pourraient bientôt être interdits, mais qui pour certains parents participent à la bonne éducation des enfants. La « Fondation pour l'Enfance » a lancé la semaine dernière une campagne de spots diffusés à la télévision et sur Internet contre les « violences éducatives ordinaires ».

Selon l’Observatoire de la violence éducative ordinaire, ces brutalités du quotidien qui se banalisent. 85% des parents français utilisent ces violences. Plus d’un Français sur deux commencent à frapper son enfant avant l’âge de 2 ans, avec des conséquences parfois dramatiques sur les tous petits.

En France, un à deux enfants meurent chaque jour  de maltraitance. 75% des maltraitances commencent par des violences éducatives ordinaires, par les châtiments corporels.

A méditer…

JCC

(Sources : Fondation pour l’Enfance et Observatoire de la violence éducative ordinaire)
 

A  l’aube de 2018, je souhaite à tous les enfants du monde la plus douce des années
et la plus riche en rêves et en émotions. Qu’elle soit meilleure que 2017 pour que des millions d’enfants vivent enfin une vraie vie d’enfant.

 

 

A toutes et tous, je vous souhaite une belle et heureuse année 2018 remplie de partage et de bonheur !


Jean-Charles Champagnat
 

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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