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Actualités des droits de l'enfant

France : un bébé vendu pour 8 000 € et une voiture

Deux informations judiciaires ont été ouvertes à Marseille et Ajaccio pour trafic présumé de bébés portant sur la vente, jusqu'à 10 000 euros, de plusieurs nourrissons venant de Roumanie.

Il s’agit d'un « trafic » d'être humain, en l'occurrence un bébé né le 21 juillet. La mère a déclaré l'enfant sous son nom. Mais c'est le « faux père » qui est parti avec l'enfant. Au dernier moment, la mère du bébé aurait eu plus de mal que prévu à se séparer de son enfant, ce qui a alerté le personnel de la maternité de l’hôpital Nord de Marseille. Finalement, elle « a touché 8000 euros et une BMW » à sa sortie de la maternité le 24 juillet. Elle est alors repartie directement en Roumanie.

Les « adoptants », un homme et une femme, encourent deux ans de prison. Les deux autres, « les principaux auteurs présumés du trafic », le compagnon et le frère de la femme qui a accouché, sont mis en examen pour « délit de traite d'être humain avec circonstance aggravante sur mineur ». Ils encourent dix ans d'emprisonnement. Enfin, un juge des enfants a été saisi pour s'occuper du sort du bébé.

A Ajaccio, où l'information judiciaire a été ouverte en juin sur des faits remontant au printemps, deux ou trois ventes de bébés auraient eu lieu. Des femmes enceintes, venues également de Roumanie, auraient accouché à Ajaccio, sous une fausse identité.

Les nourrissons auraient été vendus de 8 à 10 000 euros.

Deux autres affaires similaires ont été recensées en France ces dernières années. La plus retentissante concerne celle dite des « bébés bulgares », lorsqu'en 1993, et surtout entre 2001 et 2005, des mères bulgares avaient été acheminées en France afin d'y abandonner 23 nourrissons pour des sommes de 3 000 à 7 500 euros.

En novembre 2007, deux couples de Roumains soupçonnés d'avoir proposé deux nourrissons à la vente pour 5 000 euros chacun à des gens du voyage avaient également été interpellés à Denain (Nord).

Plus récemment, en juin dernier, un couple de gens du voyage de Seine-et-Marne qui ne pouvait a priori pas avoir d'enfant avait également acheté pour 15 000 euros un nourrisson de trois semaines auprès d'une mère rom. L'enfant avait été retrouvé sain et sauf chez ses acheteurs.

La vente de bébés en France est très marginale. C’est la pauvreté qui est une des causes principales de ce trafic. Les familles pauvres n’ont parfois pas d’autres choix que de vendre leurs enfants à des trafiquants sans scrupules ou à des parents en mal d’enfant. D’où la nécessité d’aider et de soutenir ces familles Roms qui vivent en France dans des conditions de pauvreté extrême.

JCC

(Source : France Info)

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Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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