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Actualités des droits de l'enfant

ONU_femmes.jpgLes 193 États membres de l'ONU, l'Iran, la Libye, le Soudan et d'autres pays musulmans, à l'origine très réticents, ont surmonté leurs profondes divergences en acceptant de signer une déclaration soulignant « que la violence contre les femmes et les filles ne pouvait se justifier par aucune coutume, tradition ou considération religieuse ».


Au cours des négociations, l'Iran, le Vatican ou la Russie s'étaient ligués dans une alliance conservatrice pour tenter d'édulcorer le projet de déclaration finale soutenu par les États-Unis, le Canada et les Européens, notamment la Norvège et le Danemark. Cette impasse a menacé jusqu'à la dernière minute de faire échouer la réunion, comme cela avait été le cas en 2003. Les pays conservateurs s'opposaient aussi à ce que des relations sexuelles imposées à une femme par son mari ou son compagnon soient considérées comme un viol et contestaient des références dans le texte au droit à l'avortement.


La déclaration appelle instamment les États à condamner avec force toutes formes de violence contre les femmes et les filles, et de s'abstenir d'invoquer toute coutume, tradition ou considération religieuse pour se soustraire à leur obligation de mettre fin à cette violence. Elle ajoute que les États doivent accorder une attention particulière à l'abolition des pratiques et des lois discriminatoires envers les femmes et les filles, ou qui perpétuent ou considèrent comme acceptable la violence exercée à leur égard.  Les pays doivent en outre traiter et éradiquer en priorité les violences domestiques..


La conférence s'est tenue dans un contexte de forte mobilisation après l'attaque des talibans en octobre contre une adolescente pakistanaise, Malala Yousafzai, qui luttait pour promouvoir l'éducation des filles dans son pays, et le viol collectif d'une jeune Indienne en décembre dernier. Selon un rapport de la Banque mondiale évoqué à la conférence, les filles et les femmes âgées de 15 à 44 ans sont plus nombreuses à décéder de mort violente que du paludisme, du sida ou du cancer réunis. Il faut rappeler que 140 millions de femmes et de filles ont souffert de mutilations génitales et des millions d’autres ont été victimes de trafic d’êtres humains dans les dernières années.


Ces chiffres se passent de tout commentaire tant ils font froid dans le dos.


Espérons maintenant que le ferme engagement pour mener à bien l’effort global de lutte contre la violence soit réellement pris en compte par les Etats membres  qui ont désormais la responsabilité de faire en sorte que le droit des femmes à vivre sans violence devienne une réalité.


JCC


(Source : ONU Femmes)

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Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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