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Actualités des droits de l'enfant

enfant_maroc.jpgMalgré les efforts de l’administration, la création en 1994 d’une police touristique, le jugement depuis 2001 dans des affaires de pédophilie et de prostitution de plus d’une centaine de vacanciers ou de retraités occidentaux ayant élu domicile au Maroc, le pays a encore un long chemin a faire pour pouvoir éradiquer ce fléau.

 

Au Maroc, comme dans d’autres pays touristiques en voie de développement, la prostitution et notamment celle des enfants, s’appuie sur la misère et sur l’exclusion sociale. Le niveau de vie de la majorité de la population est si bas, la législation si laxiste, qu’un Européen peut abuser d’un mineur presque en toute impunité.

 

D’autres raisons ont amplifié le phénomène : la violation des droits socioéconomiques de l’enfant, l’absence d’éducation sexuelle et des droits de l’homme à l’école, l’éclatement de la cellule familiale et la maltraitance domestique, sans oublier le travail précoce des mineurs, le manque d’un plan d’action national pour l’enfance garantissant la non-violence à l’égard des enfants, et le manque de sévérité de la loi concernant le viol de mineurs.

 

La sortie du philosophe français Luc Ferry sur un plateau télévisé de Canal+ dénonçant l'implication d'un «ancien ministre» dans une supposée affaire de pédophilie à Marrakech rappelle que les touristes sexuels ont fait du royaume l'un de leurs terrains de chasse privilégiés (voir l’article d’hier).

 

C’est l'association marocaine « Touche pas à mon enfant », créée en juillet 2004, qui a beaucoup joué dans la prise de conscience tardive de la pédocriminilaté, qui a mis l’affaire sur la place publique. L’association constitue partie civile dans chaque affaire portée devant la justice et elle organise des campagnes de sensibilisation dans un pays où la tradition est permissive sur les abus sexuels contre les mineurs.

 

A la suite des déclarations de Luc Ferry, Najat Anwar, la présidente de « Touche pas à mon enfant », a déclaré à Rue89 qu'elle avait l'intention de saisir la justice : « Nous avions déjà entendu parler de cette affaire mais nous n'avions aucune preuve. On ne peut donc pas donner de nom. Mais nous n'allons pas laisser faire, ce n'est pas une situation normale. C'est un crime. Il faut enquêter ».

 

JCC

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Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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