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Actualités des droits de l'enfant

hopital.jpgLes députés UMP et Nouveau Centre ont adopté hier, à l’occasion du débat parlementaire sur le budget de la sécurité sociale 2011, des mesures remettant en cause la gratuité d’accès à l'Aide médicale d'État (AME).

 

Cette aide s’adresse aux étrangers en situation irrégulière. Ainsi, aucun frais n'est avancé, que ce soit pour les dépenses de soins à l'hôpital ou en médecine libérale. En revanche, la prise en charge des prothèses dentaires, optiques et acoustiques n'est pas assurée.

 

On estime aujourd’hui, que l’AME concerne environ 215.000 personnes dont les ressources sont faibles, précisément, moins de 634 euros par personne et par mois. Parmi elles, un tiers sont des enfants. Les députés ont adopté un dispositif qui obligera les bénéficiaires de cette aide à s’acquitter d’un droit d’accès aux soins de santé, d’un montant de 30 euros sauf pour les mineurs. De plus, le statut d'ayant droits sera exclusivement appliqué à leurs conjoints et leurs enfants et non plus, élargi aux ascendants et aux collatéraux comme c'était le cas.

 

Par ailleurs, les caisses d'assurance-maladie devront s’assurer qu’une fois l’AME obtenu, que le bénéficiaire vit toujours sur le territoire français. En cas de fraude, les directeurs des caisses d’allocations, pourront récupérer les sommes indûment versées, un privilège jusqu'ici, réservé aux préfets.

 

Pour justifier ces projets, les députés de la majorité ont dénoncé la "dérive" des dépenses que l’AME occasionne, relevant par exemple, le passage de l’aide médicale de 476 millions à 540 millions de 2008 à 2009 et du nombre de bénéficiaires de 202 503 à 215 763. Une réduction de budget étant prévue en 2011, soit, 588 millions d'euros de crédits contre 535 millions pour l’année en cours.

 

L’une des premières conséquences serait que les bénéficiaires accèdent aux soins à des stades encore plus avancés de la maladie. L’association France Terre d'Asile, juge cette mesure "contre-productive pour les finances de l’Etat". Mais au-delà du coût financier, ce dispositif remet en cause un système de protection de santé, qui existe depuis 1893 pour aider les personnes en situation de grande précarité. Cette discussion "représente un véritable saccage de la politique de santé publique qui repose autant sur la prévention que le soin", regrette encore l’association.

 

JCC

commentaires

Jéronimo 03/11/2010 11:48



Encore un coup de porté aux enfants. car si les parents n'ont pas les moyens de se soigner comment vont-ils pouvoir le faire pour leur enfant ?
Encore un appel du pied au électeurs du FN....



Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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