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Actualités des droits de l'enfant

ecole_en_bateau.jpgIl s’agit d’une affaire de viols sur mineurs, la première plainte a été déposée il y a 17 ans en 1994. C’est en effet à cette époque, que démarre l’affaire de « l’Ecole en bateau », une association proposant des croisières éducatives et dirigée par Léonid Kamentieff.

 

Les faits se sont déroulés entre 1979 et 1999, on compte 11 plaignants au total, mais une trentaine d’enfants auraient été victimes de ce pédophile qui, à 72 ans, est soupçonné de viols sur mineurs. Plus d'une centaine de jeunes, ayant navigué sur le bateau-école, a  été entendue par les enquêteurs. L'homme aurait encouragé les adolescents qui naviguaient sur son bateau à vivre nu et à avoir des relations sexuelles entre eux ou avec des adultes

La 1ère plainte est déposée à Avesnes-sur-Helpe, lieu de résidence de la victime, mais a été renvoyée au tribunal de Fort-de-France (Martinique), dernier domicile connu de Kamentieff.

C’est cette délocalisation suivi d’un dessaisissement du juge qui, selon, le parquet de Paris où le dossier a atterri, expliquerait ce délai très, très long. Par ailleurs, le Parquet indique que les plaintes des victimes sont arrivées séparément et étalées entre 1994 et 2006 et certaines  victimes avaient déclaré ne pas vouloir porter plainte pour finalement changer d’avis.
 

Le juge parisien a clôt son enquête en mars 2010 mais il faudra attendre mai 2011 pour que le parquet prenne ses réquisitions. A l’heure actuelle, la tenue du procès est soumise à une décision de la Cour de cassation saisie par Léonid Kamentieff qui conteste son renvoi devant les assises.

Il faut savoir que dans d’autres affaires, l’Etat a été condamné pour des délais de procédure trop long. En mars 2011, il a du verser 12 000 euros à la victime d’un braquage. Récemment, la victime d’un viol a touché 15 500 euros. Si les victimes de l’affaire de l’Ecole en bateau gagnent leur procès, l’Etat devra sortir un chèque de 605 000 euros. Peut-être que cela évitera que d’autres affaires  s’enlisent.

Pour l’heure, 17 ans après la première plainte, la date du procès n’est toujours pas connue.  Le temps presse vu que Kamentieff va fêter ses 75 ans, le risque étant qu’il décède avant la tenue de son procès.

JCC

(Source : Marianne2)
 

commentaires

Jéronimo 03/02/2012 15:57


C'est affligeant. dans cette affaire, comme dans d'autres d'ailleurs, on a l'impression que certains doivent être protégés à tout prix !
Quid par exemple, du ministre qui "sétait fait poisser"  au Maroc !

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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