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Actualités des droits de l'enfant

cherif_delay.jpgComme je l’avais déjà évoqué dans de précédents articles, Cherif Delay, un des douze enfants reconnus comme victimes de viols dans l'affaire d'Outreau, fait le récit des sévices subis, de sa révolte devant les décisions judiciaires et de sa nouvelle vie, dans le livre « Je suis debout » qu’ont publié hier les Editions du Cherche Midi.

 

Co-écrit par le journaliste Serge Garde, l'ouvrage de Cherif Delay, maintenant âgé de 21 ans, veut faire jour à la « vérité » de l'enfant aîné des victimes après celle, différente, des acquittés des deux procès de l'affaire d'Outreau.

 

Le jeune homme maintient ses accusations dont une bonne partie avaient été remises en cause au cours du procès en appel de novembre 2005 à Paris. A l'issue de l'ensemble de la procédure, sur 18 personnes mises en examen, quatre - dont sa mère et son père adoptif - avaient finalement été condamnées.

 

Il insiste sur sa culpabilité de ne pas avoir su protéger ses autres frères des sévices et ne pas avoir été le premier à les dénoncer.

 

Même si son statut de victime a été reconnu officiellement, Cherif Delay raconte comment il s'était estimé trahi par l'institution judiciaire et qu'il s'était préparé à une vengeance.

 

Devenu SDF, après des séjours en foyers, auteur de délits et d'une tentative de suicide, sa dégringolade personnelle a été enrayée grâce à un psychologue et à une association d'entraide sociale de Boulogne-sur-mer, la Maison des enfants de la Marine. Celle-ci l'a fait participer à un projet en Afrique où il s'est refait une santé physique et morale.

 

Sur quelques pages, dans ce livre, on lit l'insoutenable description d'une litanie de tortures infligées à un enfant perdu, ballotté, humilié. Le récit est poignant. Si ce garçon a subi tout ce qu'il raconte - Delay en a avoué une bonne partie, lors du procès de Saint-Omer -, on comprend qu'il soit fracassé par la vie.

 

On prend bien garde cependant, de ne pas remettre en cause la vérité judiciaire,car c'est interdit, et passible de poursuites. Mais on fait remarquer que Chérif, au temps où on l'appelait Kevin, a toujours dit les mêmes choses. Toujours accusé les mêmes gens. Et qu'il persiste aujourd'hui.

 

Du coup le livre suggère que quatre condamnés c'est trop peu. Et que ces enfants n'ont jamais été écoutés, parce que, comme pour Chérif, certains s'évertueraient à confisquer leur parole.

 

JCC

 

(source : communiqué de presse)

commentaires

Hubert 13/05/2011 09:18



Il ne faut en effet pas oublier que 12 enfants ont été reconnus victimes de violences sexuelles dans cette affaire. Même si la chose a été jugée, il se pourrait bien que cette affaire
rebondisse... Ceci étant, j'ai vu la vidéo de Chérif Delay sur internet, elle assez dérangeante, même si je comprends que le fait de parler est une sorte de thérapie.



Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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