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Actualités des droits de l'enfant

luc_ferry-copie-2.jpgHier, le parquet a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire à la suite des propos du philosophe, qui a accusé lundi sur Canal+ un ancien ministre d'actes pédophiles au Maroc. Cette enquête a été confiée à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne, qui devra procéder à l'audition de Luc Ferry, lui-même ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Raffarin, entre 2002 et 2004.

 

Lundi soir sur Canal+, Luc Ferry avait affirmé, sans fournir de nom, qu'un «ancien ministre» s'était «fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons», assurant tenir cela des «plus hautes autorités de l'État» et notamment d'un premier ministre. Des déclarations allant dans le sens d'un article publié samedi dans le Figaro Magazine. Dans son article, l’hebdomadaire rapporte qu'il y a « quelques années » , des policiers de Marrakech ont effectué une descente nocturne « dans une villa de palmeraie où une fête bien spéciale battait son plein. Les participants, des Français ont été surpris alors qu'ils s'amusaient avec de jeunes garçons ». Comme il se doit, la police embarque les adultes pris en flagrant délit. Parmi eux, un personnage proteste avec véhémence. Au commissariat, son identité est confirmée : il s'agit d'un ancien ministre français. Le consul de France local est aussitôt avisé, qui informe à son tour l'ambassade à Rabat. L'affaire est rapidement arrangée et « l'excellence » libérée sur le champ.

 

Le Figaro Magazine cite une source marocaine qui « craint pour sa carrière », l'affaire ayant été étouffée. Quand à Luc Ferry, il conclut son intervention : «Si je sors le nom maintenant, c'est moi qui serai mis en examen et à coup sûr condamné, même si je sais que l'histoire est vraie».

 

Depuis, les propos de Luc Ferry suscitent de vives réactions à gauche comme à droite. La plupart somment l'ex-ministre de l'Education de donner à la justice un nom et des faits précis.

 

Mais quand est-il de la loi ? C’est l’article 434-3 du Code Pénal, modifié par l’ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 –(art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) qui  fait obligation de signaler des mauvais traitements envers les enfants. Il dit en substance que « le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende».

 

Autrement dit, Luc Ferry, et tous ceux qui étaient au courant de ces faits sans les dénoncer, pourraient être passibles de poursuites. Mais au delà des aspects juridiques de l’affaire, ils devront d’abord assumer leur silence devant l’opinion si les accusations sont avérées et que le ministre en question a continué d’abuser d’enfants au delà de cet épisode marocain.

 

JCC

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Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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