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Actualités des droits de l'enfant

bizutage.jpgContrairement aux idées reçues, le bizutage n'a pas seulement lieu dans les grandes écoles ou les établissements prestigieux. Les enfants des collèges et des lycées sont également touchés. Ce sont d’ailleurs les sections «sport-études» qui font partie des filières les plus concernées par le problème avec les lycées professionnels.

 

C’est ce que révèle une étude publiée cette semaine par le Comité national contre le bizutage (CNCB). Ainsi on y apprend que 92% des parents d'élèves estiment que le bizutage  entraîne des « traumatismes psychologiques graves », tandis que 78% considèrent que c'est une « épreuve humiliante » et que 86,5 % assimile cet acte à « l'alcoolisation massive », au « coma éthylique » et au « décès ». Ils sont par ailleurs près de 39% à déclarer que c'est « une atteinte aux droits de l'homme ». Il sint cependant 27,6% da considérer que le bizutage demeure « une tradition ».

 

Ce qui est rassurant, c’est que les parents semblent avoir pris conscience que les pratiques de bizutage sont très graves et peuvent entraîner des conséquences incalculables pour leurs enfants. Ainsi, les parents sont déterminés à briser la loi du silence. Ils sont en effet, 86%  à dire qu’ils avertiraient le chef d’établissement et 55% qu’ils porteraient plainte.

 

De son côté, le gouvernement français reconnaît que ces rituels d’un autre temps, même s’ils ont beaucoup baissé ces dernières années, subsistent toujours aujourd’hui. Une circulaire a été récemment adressée aux recteurs d’académie et aux responsables d’établissement afin de leur demander d’être très « vigilants » sur cette question. Malheureusement cette circulaire n’a été envoyée qu’aux établissements d’enseignements supérieurs.


Pourtant, le bizutage est formellement interdit. C’est la loi n° 98-468 du 17 juin 1998, relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs qui a fait du bizutage un délit. Leurs auteurs sont passibles de six mois d’emprisonnement et de 7 500 ,00 € d’amende.

Cette peine peut être portée à un an d’emprisonnement et à 15 000,00 € d’amende lorsqu’elle est commise sur une personne vulnérable due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse apparente ou connue de son auteur.


JCC


(source : Comité national contre le bizutage)

commentaires

Jéronimo 14/09/2011 15:50



Le problème est que tout le monde pense que ce n'est pas grave, qu'il s'agirait de quelques traditions potaches sans importance. Pourtant, certains jeunes se sont suicidés après avoir subit un
bizutage en règle. Nous sommes en 2011, il est temps que ces pratiques d'un autre âge cessent enfin !



Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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