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Actualités des droits de l'enfant

sigle_homo.jpg« Bonjour, je suis un garçon de 16 ans et je sors avec un garçon de 13 ans depuis un mois. Comme on a commencé à se montrer en public, la direction de l’école nous a convoqués en disant que, comme on est deux garçons, on ne peut plus se montrer sinon on est renvoyés. Pour moi, c’est de l’homophobie. » . Des témoignages comme celui-ci, Bernard Devos, délégué aux droits de l’enfant, dit en recevoir beaucoup… et la plupart vont dans le même sens, témoignant de la rigidité d’une école encore accrochée à des stéréotypes sexuels.

 

 

Niés dans leur identité, de nombreux élèves choisissent alors de cacher leurs préférences.

Selon Bernard Devos, c’est dès la maternelle que la sensibilisation devrait avoir lieu. Pas question, bien sûr, de parler de sexualité aux enfants de trois ans. Mais le simple fait de diversifier les modèles et les représentations proposés aux élèves serait déjà un pas en avant. Ne serait-ce que pour répondre à une réalité statistique : on évalue entre 5 et 10% le pourcentage d’homosexuels (gays et lesbiens) dans une population donnée.

 

La lutte contre l’homophobie ne sera une réalité que si les enseignants veillent à permettre aux jeunes de découvrir leur sexualité dans les meilleures conditions et intervenir en cas d’insultes homophobes.

 

Mais parler de l’homosexualité, n’est-ce pas faire du prosélytisme? Non selon Bernard Devos. C’est au contraire s’assurer que chaque enfant se sente reconnu et valorisé dans sa « différence ». Une attention essentielle quand on sait que la prévalence du suicide est 5 à 6 fois supérieure chez les gays de moins de 25 ans et 8 à 10 fois supérieure chez les lesbiennes du même âge.

 

Qu’on ne se méprenne pas. Si la situation n’est pas toujours rose, les mentalités évoluent bel et bien. Et heureusement. De plus en plus d’écoles – et d’enseignants – essaient de s’ouvrir à l’homosexualité. Et – profitons-en pour balayer un nouveau cliché – ce ne sont pas les écoles du réseau officiel qui se montrent les plus motivées.

 

Les mentalités ont évolué en partie grâce à l’impact de certains « coming out » (révéler son homosexualité) de vedettes comme le chanteur Ricky Martin, auxquels les jeunes s’identifient. Ce n’est pas étranger au fait qu’ils font leur coming out dès 14, 15 ans contre 24 ou 25 auparavant.

 

Au « gouvernement belge », on dit agir à la fois de manière ponctuelle et sur le long terme. Un guide pour combattre l’homophobie est déjà disponible sur le portail de la Communauté française. Des formations sur l’éducation aux genres et la diversité sexuelle existent également. On annonce la mise en place prochaine de cellules « bien-être » composées des acteurs de première ligne au sein des écoles et qui devront notamment pouvoir aborder cette thématique.

 

Voilà une question qui méritait d’être abordée. Et c’est par la  voix du délégué belge aux droits de l’enfant qu’elle est posée. Souhaitons que l’exemple donné par nos voisins permette d’engager  un débat et des actions dans notre pays pour aider ces adolescents, filles et garçons, qui souffrent parfois jusqu’au suicide.

 

JCC

 

(source : Délégué aux droits de l'enfant belge) 

commentaires

Jéronimo 26/01/2011 14:27



On pourrait se demander ce que ce sujet vient faire sur ce blog ! Mais en fait la question de l'homosexualité touche pas mal d'adolescents qui s'y trouvent confrontés. Aussi, il est important,
quà l'instar des belges, que notre défenseure s'attache aussi à cette question. Bravo pour ce blog que je lit régulièrement et qui nous tient bien informé des questions relatives à l'enfance et à
la jeunesse.



Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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