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Actualités des droits de l'enfant

Depuis le début de l’année, les élèves des écoles de Beaucaire, (Gard), n'ont plus le droit aux repas de substitution proposés à ceux ne mangeant pas de porc. Dans le journal municipal de décembre dernier, le Maire, Julien Sanche,  indique que « les repas de substitution, repas anti-républicains … seront supprimés à Beaucaire au 1er janvier 2018 ». Mais la mairie est allée encore plus loin en instaurant tous les lundis un repas à base de porc dans son menu.

Le Maire indique par ailleurs, que « ce n'est pas une mesure d'hostilité contre l'Islam » et de poursuivre : « doit-on abolir le porc parce que certains ne veulent plus en manger? Ils pourront ne pas manger l'entrée ou le plat le lundi s'il contient du porc mais ils pourront manger le reste du repas. La cantine est un service facultatif, ce n'est pas à la carte et ce n'est pas un restaurant quatre étoiles »

150 élèves sur les 600 inscrits à la cantine sont  affectés par cette décision.

Les opposants à la mairie de Beaucaire estiment que la décision de la municipalité FN constitue  « une atteinte aux droits de l'enfant » qui « stigmatise la communauté maghrébine et ne peut en aucun cas être justifiée au nom de la laïcité ».

De son côté, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a pour sa part estimé qu'il « s'agissait d'«un exemple typique de quelqu'un qui brandit la laïcité comme une arme politique anti-musulmans, ou anti-juifs au demeurant ». Elle a souligné que dans l'école qu'elle fréquentait dans son enfance à Belleville, un quartier de Paris, les élèves « qui n'aimaient pas le porc pouvaient avoir deux œufs durs». «Je pense que ça peut être faisable sans trop de difficultés ».

Ce n'est pas la première fois qu'une mairie supprime ces menus de substitutions. En 2015, le maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire, Gilles Platret, avait déjà tenté de retirer le menu de substitution au porc. Le tribunal administratif de Dijon avait censuré cette décision fin août 2017, estimant que la municipalité « n'avait pas accordé, au sens de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, une attention primordiale à l'intérêt des enfants ».

JCC

(Source : France Info)

La Haute autorité de santé (HAS) a émis ce matin de nouvelles recommandations sur le dépistage de l'autisme, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir. La HAS préconise également un meilleur accompagnement des adultes
Selon le ministère de la santé ; les troubles du spectre de l'autisme (TSA) touchent un Français sur 100, soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600 000 adultes.

Dans un communiqué, la HAS indique que « plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l'enfant dans son développement ».

Actuellement, le diagnostic tombe généralement  en moyenne entre trois et cinq ans, or, selon la HAS, l’autisme est un est un trouble qui peut se manifester entre un et deux ans
En effet, dès l'âge d'un an et demi, voire avant, certaines difficultés doivent éveiller l'attention, si par exemple un enfant ne réagit pas à son prénom, ne pointe pas du doigt à distance, ne partage pas de sourire, ne prononce pas un mot, etc.

Pour la HAS, « les personnels des crèches et des écoles »  doivent « porter une attention particulière et continue au développement de la communication sociale de chaque enfant » Par ailleurs, « le médecin traitant est l'acteur clé pour établir un premier bilan ».

Concernant les adultes, aujourd’hui, l’offre d’accompagnement des adultes autistes est moins développée et structurée que pour l’enfant. C’est pourquoi l’Agence Nationale de l'Evaluation et de la qualité des établissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) et la Haute Autorité de Santé (HAS) publient aujourd’hui les premières recommandations spécifiques sur les interventions auprès des adultes autistes. Ces recommandations insistent sur la nécessité de construire avec l’adulte autiste un projet d’interventions personnalisé, tenant compte de son entourage et de son environnement, pour chaque domaine de sa vie quotidienne.

Les recommandations publiées aujourd’hui ont donc pour objectif d’améliorer la qualité de vie des adultes autistes, leur autonomie et leur participation sociale, et de réduire autant que possible leur situation de handicap grâce à un accompagnement et des propositions d’interventions spécifiques. Ces recommandations constituent un socle pour les professionnels, à mettre en œuvre au cas par cas selon les situations, la singularité de la personne et le lieu où elle vit (milieu ordinaire, établissement médico-social).

JCC

(Sources HAS et ANESM)

Pour en savoir plus : site de la HAS

« Je n’arrive pas à gérer avec un petit espace comme ça, pour moi c’est l’enfer tous les jours. On a un toit, mais la vie est infernale ! ». Cette dame vit dans un 13m² avec ses 3 enfants et son mari.

Comme cette famille, ils sont quatre millions de personnes qui sont touchées par la crise du logement en France. Parmi elles 800 000 enfants sont concernés par cette dramatique situation.

La Fondation Abbé Pierre a présenté cette semaine son 23ème rapport annuel sur « l'état du mal-logement en France ». Habitats chers, peu accessibles ou trop peu nombreux, trop petits, surpeuplement, bidonvilles ou personnes sans-abri, cet état des lieux montre que  le chemin qui reste à parcourir pour éradiquer ce fléau est encore long. Nous sommes en 2018 et la France compte douze millions de personnes qui sont fragilisées pour des impayés (locatifs ou accession), plus de 143 000 personnes sont sans domicile et environ 16 000 personnes vivent dans 570 bidonvilles.

Quand une famille se bat au quotidien pour se laver, ranger, stocker, manger ensemble, les enfants en sont les premières victimes et cette situation peut avoir de graves conséquences pour leur santé et leur scolarité.

Enfin, dans son rapport, la Fondation Abbé Pierre pointe les contradictions entre les objectifs affichés du gouvernement et sa politique économique et fiscale qui pénalise les plus fragiles.

JCC

(Source : Fondation Abbé Pierre)

Voir le rapport de la Fondation

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

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