Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

A l’heure ou les recherches pour retrouver Maëlys battent leur plein (voir article précédent), il n’est pas inutile de rappeler que le nombre de disparitions augmente partout dans le monde. C'est le cri d'alarme que lancent des experts indépendants des Nations Unies en cette Journée internationale des victimes de disparitions forcées.

Ils exhortent les Etats qui ne l'ont pas encore fait à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. A ce jour, seuls 57 des 196 pays l'ont fait dont la France le 23 septembre 2008. En cette journée, l'ONU lance une campagne dont l'objectif est d'obtenir le double de ratifications dans les cinq prochaines années.

Dans un rapport intitulé: « Personnes portées disparues - une tragédie oubliée », l'organisation attire l'attention sur le drame trop souvent ignoré que vivent des dizaines de milliers de familles partout dans le monde.

Les victimes de disparition forcée, dont on ignore où elles se trouvent et quel est leur sort, ne devraient pas être rappelées à notre souvenir seulement une fois par an. Chaque jour devrait être une Journée des personnes disparues.

JCC

(Source : ONU)

Maelys, une fillette de 9 ans a disparu dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Elle a disparu vers trois heures du matin.

Après de vaines recherches, un appel à témoins a été lancé par le Procureur de la République de Bourgoin-Jallieu (Isère) pour retrouver la petite fille.

Elle mesure 1m30, pèse 28 kg, a la peau mate, les yeux marrons et les cheveux châtains. L’enfant, qui est originaire du Jura, était habillée au mariage d'une robe sans manches et de nu-pieds de couleur blanche.

Les personnes l'ayant vue ou ayant des informations sur sa disparition sont invitées à contacter la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin au 04 76 37 00 17
 

En Iran, Alireza Tajiki a été exécuté par pendaison jeudi 10 août à l’aube, alors qu’il n’avait que 15 ans au moment du viol et du meurtre dont il était accusé. Le jeune homme avait été arrêté dans la province de Fars et ses aveux auraient été extorqués sous la torture selon l’ONG « Amnesty international ». 

Il s’était rétracté au cours de chacune des audiences de son procès et aucune preuve matérielle n’avait été présentée.  L’Iran est le pays qui exécute le plus grand nombre de personnes, y compris des mineurs.

Et les défenseurs des droits de l’Homme qui se battent pour l’abolition de la peine capitale sont eux aussi poursuivis.

Entre 2005 et 2015, 73 condamnations à mort de mineurs ont été enregistrées. L’année dernière, ils étaient quatre à avoir perdu la vie.

Selon des chiffres de l'ONU publiés en 2015, au moins 160 personnes âgées de moins de 18 ans, au moment des faits qu'on leur reproche, encourent la peine de mort en Iran. Mais pour Amnesty International, « ce chiffre est sans doute bien en-deçà de la réalité, car les informations relatives sur la peine de mort en Iran sont souvent entourées de secret. »

A ce jour, seuls sept pays continuent d’exécuter des mineurs : l'Arabie Saoudite, l'Iran, les Maldives, le Nigeria, le Pakistan, le Sri Lanka et le Yémen. Les Etats-Unis l'ont abolie en 2005, les Maldives l’ont remise en place en 2014 pour les enfants de plus de 7 ans.

JCC

(Sources : RFI, ONU, Amnesty International)

Ce n’est pas la première fois que j’évoque la situation dramatique de cette minorité qui est l’une des plus persécutée au monde. Les « Rohingyas » font en effet  l’objet des pires exactions de l’armée birmane. Depuis quelques mois, 50 000 d’entre eux  ont fui vers le Bangladesh par voies terrestres ou en bateau pour rejoindre des pays voisins musulmans comme la Malaisie ou l’Indonésie.
 
Environ 1,3 million d’entre eux vivent en Birmanie, principalement dans l’ouest de l’État de Rakhine, mais le pays leur refuse la citoyenneté. Depuis 2012, leur statut d’apatride conduit plus de 100 000 d’entre eux à vivre cloîtrés dans des camps. Et les enfants sont une fois de plus les premières victimes de cette situation.
 
Un récent rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) évalue à 80 500 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition. Ils  sont affamés et ont besoin de traitement pour combattre la malnutrition aiguë.
 
Le rapport ajoute que dans certaines régions, la pénurie de nourriture est si grave que les familles ne trouvent pas de quoi manger, toute une journée. Il confirme l’aggravation de la situation alimentaire dans des zones déjà très vulnérables suite aux incidents sécuritaires et aux violences survenus fin 2016.
 
En effet, en octobre dernier, les attaques militantes de Rohingya contre la police des frontières ont aggravé la situation des enfants et provoqué la violence de l'armée, les forces gouvernementales utilisant des hélicoptères pour attaquer des villages. Le chef de la Birmanie, Aung San Suu Kyi, a été largement critiqué pour les représailles militaires. Elle est même maintenant accusée de « nettoyage ethnique ». Pour rappel, la « Dame de Rangoon »  avait reçu le prix Nobel de la Paix en 1991 à l’époque où elle était dans l’opposition birmane.
 
JCC
 
(Source : PAM)

L'Association nationale des conseils d'enfants et de jeunes (ANACEJ) vient de publier son rapport d'activité 2016. Par ailleurs, l’association a fêté en 2016 ses 25 ans. 25 ans d’expérimentation pour favoriser le dialogue entre enfants, jeunes, professionnels et élus locaux. 25 ans de formation des professionnels aux outils qui favorisent la participation des enfants et des jeunes.

Le rapport, quant à lui, revient sur l'année écoulée et, en particulier, sur le congrès ayant réuni fin octobre à Strasbourg quelque 800 participants. A cette occasion, enfants, jeunes et adultes (élus et professionnels enfance/jeunesse) ont testé ensemble différentes méthodes de débats et d’échange, qui les ont conduits à formuler 25 propositions visant à renforcer la participation des enfants et des jeunes.

L'association appelle tout d'abord à « créer les conditions favorables au dialogue entre jeunes et élus », à travers huit propositions. Parmi elles : reconnaître aux enfants et aux jeunes un droit à l’interpellation, à ne pas être d’accord, à expérimenter, et à prendre des initiatives ; s’assurer que les enfants et les jeunes concertés soient informés des décisions prises par la suite par les élus, des raisons de ces choix et de leur mise en œuvre. Enfin, se donner les moyens humains et financiers.

Deuxième grande orientation pour l’ANACEJ : développer la culture de la participation partout, pour toutes et tous. Pour cela, l'association invite les collectivités à organiser la rencontre entre instances de participation et conseils municipaux, intercommunaux, départementaux, et régionaux. Autre proposition : s’assurer dans le cadre de la mise en place de politiques publiques de demander leur avis aux enfants et aux jeunes, les évaluer ensuite avec eux.

Les autres propositions de l’ANACEJ ont trait à la formation et au partage de connaissances sur la participation et à la communication.

Pour rappel, l’ANACEJ réunit 400 communes, départements et régions, ainsi que onze mouvements de jeunesse et d’éducation populaire (* voir ci-dessous).

JCC

(Source : rapport ANACEJ)

(*) L'AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville), l'APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés), l'ARML de Corse (Association régionale des missions locales de Corse), les CEMEA  (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active), le Centre de ressources de Mayotte, la CMJCF (Confédération des maisons des jeunes et de la culture de France), les ÉÉDF (Éclaireuses et éclaireurs de France), la FCPE (Fédération des conseils et parents d’élèves), les Francas, JPA (Jeunesse au plein air) et la Ligue de l’enseignement.

Voir le rapport ici
 

Le Malawi, est un petit État situé en Afrique australe, entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie. Dans ce pays, la condition des fillettes et des femmes les oblige à se plier à une culture traditionnelle dite de « purification sexuelle ».

Dès leurs premières menstruations, à la mort d’un conjoint ou pour construire une nouvelle maison, les familles malawites font appel à une « hyène », (un fisi en langue chichewa), pour « purifier » le corps de leur fille ou de la femme par une relation sexuelle non consentie ni protégée. Une « hyène » est un homme payé par les familles pour avoir des relations sexuelles. Souvent père de famille, toujours souriant, rien ne le distingue des autres hommes sinon son « métier ».

Autrefois présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, en Tanzanie et au Kenya notamment, cette tradition a peu à peu disparu. Mais, dans l’extrême sud du Malawi, région la plus pauvre de ce pays, la coutume reste très ancrée. Les  « hyènes » sont très nombreuses. Il existe même des camps d’« initiation sexuelle » pour fillettes qui sont régis par les autorités morales des communautés. Pourtant, la loi du Malawi interdit ces pratiques terribles.

Cette « tradition » a pour conséquence l’infection par le VIH de près de 10 % de la population, et la moitié sont des femmes souvent mariées avant leur majorité à l’issue d’un viol « initiatique ».
Pour rappel, le pays à ratifier la convention internationale des droits des enfants le 2 janvier 1991.

JCC

(Source : le Monde)

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

Hébergé par Overblog