Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Actualités des droits de l'enfant

Monde : l’UNICEF appelle les pays à favoriser l’allaitement au travail

A l’occasion de la semaine mondiale de l’allaitement, qui s’est déroulée du 1er au 7 août 2015, qui avait pour thème « l’allaitement au travail » , l’UNICEF a souhaité interpeller la communauté internationale sur cette pratique naturelle en appelant à favoriser le droit de la femme à allaiter dans le milieu du travail.

Selon l’UNICEF, « l’allaitement au sein est une des façons les plus efficaces et économiques pour stimuler la santé des enfants ». Pour l’organisme, « la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2015 vise à soutenir les femmes pour qu’elles puissent travailler tout en allaitant et en élevant leurs enfants ».

l’UNICEF indique par ailleurs que l’allaitement maternel n’est pas encore totalement adopté puisque seulement 38% des enfants dans le monde sont allaités au sein pendant leurs six premiers mois.

Pourtant, cette pratique est particulièrement recommandée par les spécialistes qui estiment qu'elle a un impact profond sur la survie, la santé, la nutrition et le développement de l'enfant. L'allaitement maternel diminue aussi le risque de futurs problèmes chroniques comme l'obésité, le cholestérol élevé, l'hypertension artérielle, le diabète, l'asthme et les leucémies infantiles.

JCC

(Source : UNICEF)

Etats-Unis : un enfant de 11 ans inculpé pour homicide involontaire

Voici une malheureuse histoire qui illustre la folie et l’irrationalité des Etats-Unis concernant les armes à feu. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on prenne connaissance d’un drame. Dans ce pays, où le port d’arme est autorisé, les drames impliquant des enfants jouant avec une arme sont fréquents. Cette fois-ci, il s’agit d’un jeune garçon de 11 qui a tué un enfant de 3 ans en manipulant un pistolet. Et, Il a été inculpé pour homicide involontaire. Les faits se sont déroulés à Détroit, dans l’État du Michigan.

Le drame s’est produit, en début de semaine, lorsque les deux enfants jouaient dehors avec l’arme que le plus âgé avait trouvée dans le placard de la chambre de son père. Jetant l’arme par la fenêtre, il l’a récupéré à l’extérieur, avant de jouer avec et de tirer en pleine tête sur le plus jeune enfant qui se trouvait à ses côtés. Le jeune garçon de trois ans est décédé à son arrivée à l’hôpital.

Selon la procureure en charge de l’affaire, il n’y a pas eu de précédent où un enfant si jeune a été inculpé pour avoir pris une vie. Le jeune garçon de 11 ans est inculpé dans le système judiciaire juvénile du pays. Un procès aura lieu le 10 août prochain.

Le père, propriétaire de l’arme, n’a pas été inquiété…

Selon le « Center for Disease Control américain », on compterait désormais 3,69 homicides par balle aux Etats-Unis pour 100.000 habitants. Ce taux est 18 fois plus élevé qu'en France, où il atteint à peine les 0,2. Outre-Atlantique, il y aurait entre 270 et 310 millions d'armes à feu en circulation, soit près d'une par habitant !

JCC

(Sources : CDCA et Détroit News)

Monde : la pauvreté agit sur le cerveau des enfants

Les enfants qui naissent dans un milieu défavorisé ont souvent de plus importantes difficultés à réussir dans le système scolaire par rapport à ceux qui évoluent dans les autres classes sociales. Pour expliquer ce phénomène, on met souvent en avant le manque de temps ou de capacité des parents pour aider au développement de leur enfant. Mais ce que l’on sait moins, c’est que la pauvreté a aussi un impact direct sur le bon développement du cerveau.

C’est en tout cas ce que révèle une nouvelle étude américaine. Conduite par des chercheurs de l’université du Wisconsin à Madison, cette étude assure que les enfants qui vivent près ou en dessous du seuil de pauvreté aux Etats-Unis (soit 24 000 dollars par an pour une famille de quatre personnes) ont une matière grise de 7 à 10 % moins importante que des enfants issus d’autres classes sociales.

Ce sont les secteurs du cerveau qui gèrent la mémoire à long terme qui sont principalement touchées. Mais cela a aussi des conséquences sur les capacités de ces enfants à contrôler leurs émotions comme leur attention. L’apprentissage de l’alphabet et des mots est également plus difficile pour eux.

Cette étude montre ainsi que la pauvreté engendre la pauvreté, rendant encore plus improbable la réussite scolaire d’enfants eux-mêmes issus de parents ayant eu des difficultés pour réussir à l’école.

Mais les auteurs de cette étude se montrent aussi optimistes, assurant qu’il est possible de remédier à ces lacunes physiques de départ en travaillant fortement dans le cadre du périscolaire. C’est en effet un moment où le cerveau des enfants est encore très malléable.

Cette thèse fait écho à de nombreuses études canadiennes qui assurent que la clef du problème se trouve dans la gestion et l’importance donnée aux premières années de préscolarisation et de scolarisation des jeunes enfants. Un suivi plus important des familles défavorisées est aussi un remède à cette situation.

JCC

(Source : Planète FMagazine)

Japon : 6 août 1945, un jour effroyable pour les enfants d’Hiroshima

Il y a soixante-dix ans, la bombe à l’uranium larguée par les Américains sur Hiroshima (Japon) a fait des centaines de milliers de morts. A 8h16, «Little Boy» (nom donné par les américains à la bombe nucléaire) a été larguée sur Hiroshima. La bombe à l’uranium enrichi a explosé à 580 mètres au-dessus de la ville. Ce jour-là, des milliers de personnes ont trouvé la mort à la suite de l’explosion, de l’onde de choc, des radiations et des incendies. A la fin de l’année 1945, leur nombre atteindra 150 000. Des milliers ont survécu mais sont restés à jamais marqués par cette terrible journée.

La puissance dissipée par la bombe a été estimée à 14 000 t de TNT. Cette énergie est transformée en chaleur et en souffle pour 85% et en radiations pour 15%. Chacun de ces trois effets est dévastateur.

Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est libérée dans l’atmosphère et transforme l’air en une boule de feu qui atteint un kilomètre de diamètre en quelques secondes au-dessus d’Hiroshima.

Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures au 3° degré.

Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc de tout dévaster: engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1.000 km/h, semblable à un mur d’air solide.

Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont entièrement détruits.

Le troisième effet, encore très méconnu en 1945, et spécifique à cet arme est celui des rayonnements.

Il entraîne des cancers, des leucémies… Il est d’autant plus terrifiant que ces effets n’apparaissent que des mois, voire des années après l’explosion.

Les femmes enceintes au moment de l'explosion donnent naissance à des bébés atteints de malformations, en particulier de microcéphalie.

Le nombre de tués sur le coup est estimé à 80 000, dans les semaines qui suivirent, plus de 50 000 blessés succombent.

A la fin de 1945, le total des morts est de 150 000.

Le mémorial de la paix, situé à Hiroshima, comporte 221 000 noms de morts des conséquences directes ou indirectes de l'explosion.

L'estimation « finale » du nombre de morts se situe autour de 260 000 dont des centaines de milliers d’enfants.

Le pire, c’est que des études universitaires approfondies réalisées aux États-Unis, utilisant des documents de l'époque, montrent que c’était inutile de frapper le Japon avec cette terrible bombe. En effet, au moment où l’engin de mort a été utilisé, le Japon était disposé à se rendre.

Tous les historiens s’accordent aujourd’hui pour dire que les États-Unis voulaient faire une démonstration de leur puissance militaire afin d'obtenir quelques avantages politiques et diplomatiques aux dépens de l'Union Soviétique qui montait alors en puissance.

JCC

Mali : les petits forçats  exploités dans les carrières

Des centaines d’enfants, filles et garçons, sont soumis à l’une des pires formes du travail des enfants : être exploités dans les carrières du pays.

Ils sont employés à diverses tâches : concasser les pierres ou les ramasser ou encore les transporter en brouette. Outre le caractère physiquement harassant de ce travail, les enfants sont exposés à des risques de surdité du fait des explosions de mines. Sans oublier le risque très élevé d’accidents occasionnés par les fréquentes chutes de pierres auquel il faut ajouter les conséquences de l’ingestion à fortes doses de poussière.

La majorité des enfants employés dans ces carrières ne vont plus à l’école. Ils travaillent pour le compte de leurs parents soit pour des exploitants contre rémunération. Payés à la journée, nombreux sont les enfants qui perçoivent un salaire mensuel. Leurs employeurs leur garantissent leurs trois repas quotidiens et un salaire mensuel de 20.000 à 22.500 francs CFA (entre 30 et 34 €).

Dans les carrières, les filles sont souvent utilisées comme vendeuses ambulantes. Elles sillonnent la carrière et proposent de l’eau fraiche, des jus de « bissap » (boisson faite à partir de fleurs d’hibiscus séchées) et de « gingembre », etc. Elles sont en effet nombreuses à être soutien de famille aujourd’hui. A peine sorties de l’enfance, elles effectuent des travaux pénibles au lieu d’aller à l’école.

Les conventions internationales contre le travail des enfants peinent pour le moment à empêcher ce phénomène qui commencent à interpeller les pouvoirs publics et les parents grâce notamment aux actions des ONG sur place (UNICEF par exemple). Selon la dernière enquête nationale sur le travail des enfants réalisée en 2005, environ deux enfants sur trois âgés de 5 à 17 ans sont économiquement actifs, soit environ 3 millions de mômes, dont 93% sont des enfants économiquement actifs et âgés de 5 à 14 ans. Ils exercent un travail pénible et 40% de la même tranche d’âge effectuent un travail dangereux.

Face à cet état de fait, le gouvernement malien a décidé d’intensifier la sensibilisation du public sur la question, de renforcer la prévention et la répression des infractions au regard du Code de travail et d’intégrer la lutte contre le travail des enfants dans le Cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté.

Mais la pauvreté n’explique pas tout, car la terrible situation de ces enfants est également due, à l’analphabétisme, à la persistance de pratiques coutumières et au manque de moyens de l’État et des collectivités territoriales. Ainsi, en dehors du problème du travail, la situation des enfants maliens reste aussi difficile pour l’accès à la santé et à l’éducation.

JCC

(Source : l’Essor)

Monde : un plan pour éradiquer l’extrême pauvreté

Le constat est effrayant : un milliard de personnes, dont des millions d’enfants, vivent avec moins d'un euro par jour. Dans les 15 ans à venir, l'ONU veut mettre fin à l'extrême pauvreté dans le monde. Ainsi, ce dimanche, les Etats membres de l'ONU se sont mis d'accord sur un éventail de 17 propositions à mettre en place d'ici 2030 pour venir à bout de l'extrême pauvreté dans le monde. Plusieurs pistes centrées autour du climat, de l'eau et de la santé.

Ce serait là un moyen pour l'ONU d'accomplir un des huit objectifs du millénaire pour le développement qu'elle s'était fixée en 2000. En effet, en 2.000, les Nations unies lancent les « Objectifs du Millénaire pour le développement ». Mais 15 ans plus tard, les résultats sont mitigés même si des progrès ont été réalisés.

A l'issue d'une semaine de négociations intenses au siège de l'ONU à New York, experts et diplomates des 193 pays ont adopté un projet d'une trentaine de pages intitulé « Transformer notre monde, programme de développement durable d'ici 2030 ».

Ce programme sera soumis pour adoption formelle aux chefs d'Etat et de gouvernements de la planète les 26 et 27 septembre à New York, en marge de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU. Il comprend 17 objectifs de développement durable déclinés en 169 « cibles ». Le principal objectif étant « d'éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde ».

L’ONU souhaite également permettre à tous de vivre en bonne santé , assurer l'accès de tous à une éducation de qualité et parvenir à l'égalité des sexes en éliminant toute forme de discrimination et de violence envers les femmes.

D'autres objectifs concernent la réduction des inégalités, un travail décent pour tous, des modes de production et de consommation durables et des sociétés pacifiques et ouvertes à tous.

En principe, chaque pays riche devrait consacrer au moins 0,7% de son produit intérieur brut à aider les pays pauvres, mais bien peu le font. La France, par exemple, ne consacre que 0,36% de son PIB à l'aide publique au développement. La France plaide d'ailleurs pour un mode de calcul plus large que ce pourcentage et demande à ce que la lutte contre « Ebola » et que les interventions militaires, au Mali ou en Centrafrique soient comptabilisées comme de l'aide au développement.

L'ONU estime qu'il faudra dépenser au moins 3500 milliards de dollars par an sur 15 ans pour éradiquer l'extrême pauvreté tout en maîtrisant le réchauffement climatique.

Autant dire que si les intentions sont ambitieuses et généreuses, leurs mises en œuvre risque d’être beaucoup plus compliquées.

JCC

(Source : communiqué ONU)

France : 19 août, journée mondiale des oubliés des vacances

Il y a des anniversaires que l’on aimerait ne jamais avoir à fêter. Créé en 1945, le Secours Populaire, qui lutte contre la précarité, célèbre cette année ses 70 ans.

Comme chaque année, il organise, pour tous les enfants privés de vacances, partout en France, une journée au bord de la mer, à la montagne ou dans un parc d'attractions : c'est la « Journée des oubliés des vacances ». Cette année, pour son anniversaire, la « Journée des oubliés des vacances » sera mondiale ! Le mercredi 19 août, 70.000 enfants vont se réunir, à Paris, sur le Champ-de-Mars.

Baptisée « le Pari(s) des solidarités », cette journée de fête en plus d'une journée de vacances, sera un véritable temps de partage, porteur d'espoir et de solidarité.

Des enfants d’Europe et de plus de 70 pays où le Secours populaire est présent seront aussi invités. Le millier de participants des 18 villages « Copain du Monde » organisés cette année assisteront également à cette belle fête. D’ores et déjà, celle-ci se prépare dans les antennes, comités et fédérations et les premières inscriptions démarrent. Cela, pour mobiliser tous les bénévoles qui sont largement conquis par le projet, mais aussi pour réussir au mieux le déroulement de la journée. Un tel événement nécessite une organisation un peu différente des autres Journées des oubliés des vacances.

Ainsi, il est prévu que 70 000 enfants découvrent Paris, puis qu’elles assistent à une grande fête au Champ-de-Mars (pied de la Tour Eiffel). Plusieurs temps forts, des animations ludiques, sportives et de belles surprises sont prévus pour rendre cette journée inoubliable. Un temps fort qui restera gravé dans les mémoires.

En France, sur 11 millions, ce sont près de 4 millions d'enfants et d'adolescents de tous milieux qui restent à la maison en prise au désœuvrement, sans autre horizon que leur environnement quotidien.

JCC

(Source : Secours Populaire)

Pour en savoir plus : le site du Secours Populaire

Afrique : des millions de réfugiés oubliés par la communauté internationale

A l’heure où l’on parle beaucoup des « migrants de Calais » dans les médias, un rapport publié par Amnesty International en juin dernier est passé pratiquement inaperçu. Et pourtant, il montre une situation explosive en Afrique qui explique en partie ce qu’il se passe à quelques encablures de l’Angleterre. Ce rapport pointe du doigt les dirigeants du monde et les accuse d’être responsables de la situation des millions de réfugiés condamnés à la misère et des milliers à la mort.

Intitulé « l’indifférence des dirigeants du monde condamne des millions de réfugiés à une vie de misère et des milliers à la mort », le rapport évoque les crises oubliées en Afrique. Il dénombre sept millions de réfugiés » des centaines de milliers d’enfants. Selon l’organisation, ces derniers fuient souvent la violence et les conflits armés comme au Soudan du Sud, en République centrafricaine, en Érythrée, en Éthiopie, au Soudan et en Somalie.

« C’est la crise des réfugiés la plus terrible depuis la Seconde Guerre mondiale (...). L’Afrique subsaharienne a toute sa place à cause de la guerre et des conflits armés », dénonce l’organisation. Selon elle, les fuites forcées des populations, la xénophobie et autres formes de violences ne sont pas étrangères à cette situation des réfugiés africains. Le rapport révèle que sur les 10 principaux pays dans le monde où fuient les populations qui cherchent à trouver refuge, 5 pays sont africains. Il y a des pays ravagés par des conflits qui accueillent à leur tour d’autres réfugiés.

Pour Amnesty, les crises des réfugiés ne sont pas inscrites dans les agendas internationaux comme questions prioritaires. « Les crises des réfugiés en Afrique ne retiennent guère l’attention des forums ».

Selon l’ONG, en 2013, peu de réfugiés originaires d’Afrique ont été réinstallés et l’ONU peine à mobiliser des fonds humanitaires. « Au 3 juin 2015, le plan d’action régional de l’ONU pour les réfugiés du Soudan du Sud n’était financé qu’à hauteur de 11% ».

Amnesty International demande aux États africains de ratifier la convention de Genève de 1951 relative à la protection des réfugiés, sa mise en application et la réforme du système du Droit d’asile Par ailleurs, l’ONG exhorte la communauté internationale a organiser rapidement un sommet parrainé par les Nations Unies pour la levée des fonds nécessaires.

On ne peut qu’être d’accord. Il vaut mieux traiter le problème à la source plutôt que d’envoyer des chiens renifleurs à Calais.

JCC

(Source : Amnesty International – photo : Rocco Nuri/UNHCR)

Voir le rapport : site d'Amnesty International

Actualités des droits de l'enfant

Actualités des droits de l'enfant en France et dans le monde. Blog complémentaire du site internet www.droitsenfant.fr. Citation : A. de Saint-Exupéry

Hébergé par Overblog